alors quon la depasse, jme retourne dans la voiture pour la regarder encore, tellement imposante, intrigante, mysterieuse..
(cette photo nest pas de nous mais elle rend bien compte de la magie de lendroit) (c) Yves Marchand
yes!! on tient notre prochaine exploration.
Jrepere le nom de la prochaine sortie et la note au dos de mon bouquin, see you soon old factory..
Deux semaines apres, on sretrouve avec Alan dans le 14 eme, et partons pleine balle en scooter - les appareils dans les sacs- direction la porte de Pantin.
Madness, grands boulevards parisiens, les portes qui defilent et qu on depasse, faut remonter vers le nord, pause vikanov -virages, slaloms entre les caisses et les camions, un ptit caughing caugh caugh derriere une camionette qui nous balance toute sa fumee noire dans la gueule- apres une bonnes traversee de la partie sud est de Paris, on arrive a Pantin.
J apercois le pont du periph d un feu et essaie de voir un peu pres ou peut etre l'usine.
Apres un ptit tour gratuit dans un garage renault, la voila qui apparait au loin.
Tu peux pas la rater, cest trop grand, trop bon, on sgare juste a cote du canal, ptite pause pain boursin pour cette sacoche d'Alan qui a pas bouffer (shshsh) et on sasseoit les pieds au dessus de leau-
De legeres bourrasques d un vent frais nous font refermer les vestes, on discute, on trip, derriere nous une blanchisserie dou sort un epaisse fumee blanche qui s envole et s evapore dans le ciel, une enorme cheminee aussi - on sprepare a rentrer, deux jeunes croises avant qui voulaient rentrer egalement nous disent quil yavait un passage au niveau du portail, on pouvait bouger une des toles; maitenant cest refixe- ils lachent laffaire, disent quil faut faire le tour et repartent.
On va voir de l autre cote, on découvre l entree principale et le batiment en question, avec ecrit sur la passerelle qui relie les deux grands immeubles, grands moulins de Pantin, tout est en travaux, les mecs bossent, des buldozers, des camions, impossible de rentrer par la et merde putain cest pas abandonne en fait cest en travaux, tant pis faut quand meme rentrer, c est trop tentant, trop ouf pour partir sans avoir vu tout ca de linterieur.
Les Grands Moulins de Pantin-Paris, avril 1932. Au premier plan, dans la cour de l'usine, un camion de livraison ou d'expédition fabriqué par les usines Renault. Le camion, comme la passerelle reliant le moulin (à droite) et le magasin à farine (à gauche) portent l'inscription "Grands Moulins Pantin-Paris".
Pression suplementaire, on sra pas seul, on decide de prendre le risque quand meme repartons vers le petit portail metallique derriere, plus tranquile, et ou il ya moins d agitation.
Deux trous fait dans la tole permettant a une chaine de passer fermee par un cadenas-
On regarde, on guette, on attend, au loin au bout de lallee, un groupe de 5 ou 6 ouvriers avec leurs casques, putain les toss mais ils font quoi laa, tout le long de lallee sur la droite les premiers petits edifices de lusine, a gauche le canal.
Apres qq minutes il nya plus qun mec au bout de lallee, il va forcement avoir bientôt envie dpisser cest sur, il va bouger, mais trop pas un vrai tos ca pisse dans la seine mec, ou a cote dlui dans la boue ou derriere le ptit mur la!- t inquiet il va aller pisser c est suuur putaiin, allezzzzz
Cest bon il est parti, la voie est libre, jsais pas si il cest barre pisse mais ya plus personne en tout cas.
Derriere nous, sur lautre berge deux pecheurs attendent que ca morde, un mec fait son footing et une tos passe a bicyclette. (ps : bi -cy-CLETTE!)crrrr
Clak on escalade rapidement lun apres lautre, le long de l allee bordant le canal, un long grillage vert bordee de petits blocs de beton de 50 cm de haut.
On avance chacun son tour en commando en faisant un petit arret accroupis arrive a chaque bloc.
Ca yest l inflitration commence, sensation qui monte, adrenaline, prise de risque, escalade, tout est la, dun pas rapide on traverse lallee et penetrons dans le grand batiment par lune des fenetres ouvertes. Yes ! on yest !
Pour mieux comprendre cet endroit de fou, il faut aussi connaitre son histoire, alors les grands moulins de Pantin cesr quoi exactement?
"Cette zone de Seine-Saint-Denis située au nord-est de la capitale est depuis des siècles vouée à l’approvisionnement de Paris en denrées alimentaires. Les plaines maraîchères s’étendaient à Aubervilliers et La Courneuve aux xviie et xviiie siècles. On en trouve d’ailleurs des traces inattendues et émouvantes dans les centres-villes de ces communes.
À la fin du xixe siècle, l’expansion de Paris et l’explosion démographique nécessitent l’implantation des industries agroalimentaires et de toute leur chaîne dans cette région stratégique située à l’entrée de la ville. La boucherie s’installe à La Villette avec les abattoirs. La minoterie (fabrication de farine) se pose aux bords du canal de l’Ourcq, par où arrive le blé de la Brie. Un premier moulin, dit Stanislas, du nom de son fondateur Stanislas Leblanc, s’élève au début des années 1880. Le moulin de Piétremont lui fait face sur l’autre rive.La société des Grands Moulins de Strasbourg rachète la minoterie au fils de Stanislas Leblanc, l’agrandit notablement et en confie la construction à un architecte alsacien, Eugène Haug, spécialiste de l’architecture industrielle. Un moulin jumeau est d’ailleurs bâti dans la foulée à Corbeil, dans l’Essonne, pour satisfaire à une demande sans cesse croissante et à de nouveaux procédés de traitement de la farine. Même architecture, même processus de fabrication. Les Grands Moulins de Pantin, les Grands Moulins de Paris dans le 13e arrondissement, les Grands Moulins de Corbeil déroulent toute l’histoire de la boulangerie industrielle.Jusqu’à la fin des années 1950, les Grands Moulins de Pantin, partiellement incendiés pendant la guerre et soigneusement restaurés, comptent plus de quatre cents salariés. Mais la baisse de consommation du pain, la concurrence des farines étrangères et le souci de concentration changent la donne économique.
Le céréalier Soufflet rachète en 1994 les Grands Moulins de Pantin et les Grands Moulins de Corbeil, devenant ainsi numéro un en France. Il privilégie Corbeil, arrête en 2000 la production du site de Pantin où ne reste que l’ensachage jusqu’à 2003, date de l’arrêt total de l’activité. Les salariés ne furent plus que quatre-vingts, puis quarante, les derniers coltineurs, qui portaient les sacs de farine sur le dos, ont quitté Pantin l’an passé.
Soufflet a vendu discrètement, sans tambour ni trompette, l’usine désertée à Meunier, un promoteur immobilier spécialisé dans l’immobilier de bureaux. Les enjeux financiers de ces terrains en bordure de Paris sont considérables : 50 000 m2 de foncier à cet endroit, quelle aubaine ! Auparavant, le céréalier avait lancé un concours d’architectes afin d’étudier les réutilisations possibles du site. C’est le projet d’un cabinet d’architectes spécialisé dans la réhabilitation industrielle, Reichen & Robert, qui a été retenu. Malheureusement, Reichen & Robert, qui avaient déjà travaillé sur la halle de La Villette, ont été mieux inspirés sur d’autres dossiers.Le projet prévoit de détruire toute la semoulerie, vaste bâtiment très visible qui surplombe le canal, les ateliers mécaniques et ceux de la réparation, soit les trois quarts de l’usine. L’équipement restant (chaudières, élévateurs à godets, conduites), lui, est promis à la casse. Seuls seraient conservés « pour mémoire » la tour dite alsacienne et les silos. Mais gravement défigurés : en effet, les bureaux prévus nécessitent de la lumière, donc les façades en brique deviendraient… vitrées et seraient percées de fenêtres du haut en bas, dénaturant complètement le lieu et en tuant l’esprit. Que restera-t-il de la mémoire industrielle du canal de l’Ourcq, alors que le moulin de Piétremont a déjà été détruit, il y a une vingtaine d’années ? Et pourquoi les Moulins de Corbeil, eux, sont classés depuis 1987 avec une protection particulière sur les façades, justement, et les toitures de la tour élévatrice ?Les associations locales se sont émues et le bureau du Patrimoine de Seine-Saint-Denis a émis un avis très défavorable au projet. Mais, curieusement, le préfet du département a toujours refusé de saisir du dossier la Commission régionale, laissant les mains libres aux propriétaires. Le sort des Grands Moulins, véritable icône industrielle du quartier, est également lié aux projets de réhabilitation et de transformation du centre-ville de Pantin, jusqu’à présent zone industrielle. Une modification des zonages permettra désormais la reconversion tertiaire du secteur et une urbanisation croissante. Les enjeux ne sont pas seulement financiers, ils sont aussi économiques et urbains.Le préfet, appelé à d’autres fonctions, quitte le département. Les habitants espèrent fortement que ce changement de personnes améliorera l’implication des responsables et leur prise de conscience de l’importance de ces monuments, témoins de la mémoire industrielle. À ceux qui contestent la valeur esthétique de ces lieux, il faut rappeler que l’histoire des hommes est faite aussi de ce patrimoine-là."
A la place de tout ca, le nouveau siege de la BNP...

Bon revenons a lexploration!
On est a linterieur du premier batiment, de la on espere pouvoir rejoindre les autres.
Toutes les pieces sont videes, plus rien, plus de machines, par endroits, des ptits graff, des canettes de bierres, on continue a monter le long des petits escaliers en ferails jusqua arriver au dernier etages, un petit passage en haut, sur le mur et on arrive sur le toit.
Une belle vue sur Paris, la Villette au loin et sa fameuse boule, le canal, la basilique, la tour Eiffel, Alan s coupe la main en escaladant (aaaa blooding naaan), on spose un peu et on redescend.
On se retrouve dans lallee a nouveau et avancons jusquau bout du batiment de droite, pas mal de mecs sont encore la a bosser et font des manips a la grue, il va bientot etre 5 heures, on decide dattendre quils finissent leurs journees apres on aura le champ libre.
On s asseoit derriere le mur, qq temps, juste en dessous de la passerelle qui servait autrefois au dechargement et chargement des peniches, la vie aux alentours du canal suit son cours
Les bandes transporteuses se trouvant a linterieur de la passerelle acheminaient jusqu'au canal de l'Ourcq les sacs de farines provenant du magasin.
Assis, jessaie de ressentir lhistoire, le passe de tout cet endroit, une atmosphere tellement particuliere se degage de la, sur la rive den face, les photographes se succedent, ca doit etre aussi impressionnat vu de lautre cote, les gens doivent etre au courant que tout ca va bientot disparaitre alors chacun immortalise l'endroit a sa facon...
Les gars bossent encore, Alan est pose et attends(shshsh), jretourne un peu en arriere vers le premier batiment, jme dis quil doit forcement y avoir un passage qui mene aux autres vu que de lexterieur ils sont tous colles.
je rentre dans la premiere piece ou on est passe en arrivant avant de monter les escaliers, au sol des plaques metalliques assez fine, jles souleve, yes!! une trappe!
jretourne vers lui tout excite, putain jai trouve un passage mec!! trop bon, un tunnel!ahahah
il prend son sac et me rejoins rapidement, il entre dedans le premier, jle suis, on sretrouve dans un tout petit espace da peine 1 metre de haut et 2 metres de large -
vers le fond de la minuscule piece, un petit trou dans le mur, juste de quoi passe accroupi, au bord une petite balustre, 3 metres de vide et en bas des gros tas de pierre, le bruit du buldozer qui demolit tout, dla fumee, dla poussiere, une marre deau, de boue plutot, une lumiere etrange donne par des spots, une sorte de jaune fonce brumeux qui fait ressortir la fummee blanche de la destruction, cest le chaos total la dedans, mais la piece est belle comme ca, mystique, irreel, en pasant par la ya surment moyen dacceder aux autres batiments, faut tenter la descente-
jme lance face au mur et maccroche au rebord, cest assez technique, faut pas foire ton saut a larrivee au risque de tpeter la chville dans les grosses pierres qui pour certaines sont relies a de longues tiges metaliques rouillees.
Jme pends et ratteri, sous mon poids jfais rouler un paquet de roches qui va glisser directement jusqua la petite marre en bas
shshshshsh discretionnn
C est assez irrespirable ici, jenroule mon cheche autour de mon nez -trRrRR troUoUoU, le mec au buldozer un peu plus loin est en train de peter un plafond, jexplore rapidement lendroit et reviens vers le bas du point datterissage prevenir Alan que la voie est libre -
quand tu sautes tarrives en fait dans un angle, et tes legerment surreleve par rapport a la marre parseme de roches en bas, tes sur un gros tas deboulis et de plafond pete en fait.
Au moment ou jmapprete a lappeler un mec arrive avec son casque vers la mare-meerde!
jme colle le plus possible dans l angle du mur pour disparaitre de son champ de vison, putain il va mcramer cest sur il est juste a deux metres en bas, je ne bouge plus, jai envie dtousser, cest pas lmoment- il avance de plus en plus vers la gauche, il souleve des pierres quil balance un peu plus loin, ca yest il est juste devant moi a a peine 1m50 je vois son dos, il se baisse jette les pierres, avance, recule fait demi tour, regarde discretement vers lendroit ou les autres mecs bossent, jme crois dans une sorte de grotte, de plus en plus de poussieres, cest assez obscure vers le fond, il avance encore, je leve les bras et les collent le long du mur pour disparaitre le plus possible de sa vue, si il se retourne il me crame direct, cest le silence total, enfin dans ma tete, jaimerais me fondre dans le mur et disparaitre, jessaie de mimaginer cque jpourrais dire si il me crame--hiiiim bonjour excusez moi, jsuis tombe de la haut jsuis un peu perdu hiiim shshsh-
Apres lavoir bien observe, jme rends compte quil est creve, ca se voit, cest un ptit jeune africain, il guette les mecs au loin, ils ont du lenvoyer la ranger un peu le bordele ou faire jsais pas trop quoi, il en profite pour faire une pause, ca mrapelle des souvenirs--
il en peut plus cest clair, puis putain travailler toute la journee dans toute cette poussiere, ces sous sol, cest chaud, il a pas de masque, ya pas daerations-
il appuie ses mains sur ses genoux et se baisse pour cracher lentement, il a du en respirer dla merde..
il traine les pieds et se tourne dans ma direction la tete baissee a gratter le fond de leau avec ses bottes, la jme dis cest bon jsuis crame cest suur- jai les deux mains colle le long du mur, jme suis jamais senti aussi immobile, je suis le mur, je suis la roche, il releve la tete, tout en tournant et repars lentement vers le fond de la piece-
ooufff! putain cetait bon ca!! ahahah
Jattends un peu quil disparaisse completement et je gueule un "alaaaaan" tres febrile, la facon dont jlai dit est intranscriptible par ecrit, il est mort de rire, il a cale toute la scene de la haut crrrrr
"alaaaaan trouve une corde!! "
cest impossible de ratrraper le rebord, cest trop haut et faut qujmarrache de la au plus vite, jlentend plus--alaaan putain coooOOoorde--
a cmoment la jregrette de ne pas en avoir pris, on sait maitenant que cest fondamental et que ca peut toujours servir pendant une exploration, -a ne pas oublier pour la prochaine-
il a du sbarrer chercher un truc, jvais voir de mon cote si jpeux trouver qqchosse, jexplore un peu la salle, jtrouve une tige metallique assez longue mais au bout elle est encastree dans un gros bloc de beton, merde ya rien ici, jretourne contre lmur dans langle, ce bandit infiltre ne revient pas avec une corde mais avec une planche, "c est tout cque jai trouve mec! "
vas y envois!
jcale la planche en diagonale contre les deux angles du mur, je monte dessus accroupi, putain cest febrile cest trop febrile ca va peter mec!
Arrive au milieu craAAaaak ca pete et jme casse la gueule par terre, jme retrouve avec deux planches, jen remet une comme la premiere et cale la deuxieme sous lautre de facon a ce quelle repose dessus et ne glisse pas du mur- yes ca tient!
j ai un flash tom hanks dans seul au monde qui galere quand il arrive sur lile pour ouvrir les noix de coco, jusqua cque finalement daccident en accident la solution vienne toute seul-
jsuis debout sur la planche jtends les bras, Alan me shoppe la main et me hise vers le haut, cest bon jsuis remonte!
on stappe une barre de rire dans la ptite piece, cetait ouf cette scene, trop bon! ahahah
bon on ressort de la dedans, ca fait du bien de retrouver l air pure, de lautre cote ya encore des ouvriers qui trainent, faut attendre un ptit peu, qqs minutes plus tard lespace est vide, on fonce vers les grands batiments- putain, lumiere parfaite ( la lumiere de fin de journee), le plus chaud est passe, ya plus qua explorer!!
on grimpe les etages, escaliers tournants, rochers partout, hecatombe, madness, destruction, transe, photos, decouverte des lieux, excitation, plus on monte plus les escaliers sont encombres de debris, Alan glisse et se pete la gueule, murs petes, fissures, vue dpanam au loin, lsoleil qui scouche, le canal plus bas, on prend de la hauteur, on sapproche de la grande tour, jme fais cramer par une des fenetres, jme baisse dans les escaliers, jreleve la tete, 4 tos me regardent , merde, cramee naan, faut sbarrer, faut passer dans lautre batiment, on court vite, on smarre, on rdescend les escaliers -couche au niveau des fenetres- les couloirs merde au bout le vide faut descendre encore, l intense lumiere du soleil couchant eclaire tout les interieurs, on trouve un passage- escalade, clak on arrive dans l autre batiment en meilleur etat, on remonte en haut, cest clui de la grande tour, Alan penetre dans une grande salle enorme, jcontinue a monter, en bas jentends un sil vous plait, jrepond pas jbouge plus, jgueule un ptit Allaaan febrile pour lui dire de monter, il arrive pas, jregarde en bas le mec monte lentement- sil vous plaiit il recommence et grimpe vers nous-
jmonte en meme temps de deux etages, il arive a letage d Alan, il va sfaire cramer, putain le con- qq instants apres jentend des voix et jvois Alan ressortir avec le mec qui le suit-merde
jredescend avec eux un peu plus lentement, jles suis de loin, on est a lexterieur, il le raccompagne dehors, jlui fais un signe de visiere de loin qui est en train de sfaire vite fait engueuler, jmapproche deux, ah ben jsavais bien que vous etiez deux, hiiim bonjour monsieur!
Alan demande au mec si il pourra revenir faire un reportage photo, faut demander des autorisations etc, baratin quoi!! allez on scasse
Il prend encore qq tofs jmarche tout seul devant, avant dpasser le grand portail, un des ouvriers qui nettoie devant me dit
- excusez moi, vous travaillez ici?
-oui
-jpeux savoir ou est votre casque de securite?
-Jsuis desole jlai oublie, excusez moi
-vous savez que cest obligatoire?
-oui je sais, jle ramenerai demain
- ya interet
crrrrrrrr
On retourne vers le scoot, putain il faut y retourner faut aller dans la tour, explorer les autres batiments!! yaura bientot plus personne on aura ltruc pour nous tout seul mec!!
On attend un peu et cest reparti! la nuit commence a tomber, on reescalade le portail, et rentrons dans un nouveaux batiment, escaliers metaliques, lumiere bleue foncee dehors, jaune dedans avec les ampoules, putain instant de fou, cest trop bon, vikanov- clik -clik-clik- Alan enchaine, salles enormes, grosse machine, passages obscures, poussiere, rouille, tunnels sombres, longs couloirs, on monte, on sperd, on tourne en rond, entree interdite -ZONE 21- -risque dexplosion- les grandes baies vitrees, une vue sur toute lusine, les passerelles, cet endroit de nuit est trop irreel, le truc t absorbe completement, une grande echelle, je choppe une corde, on arrive sur le toit, putain le toit, trop bon, on spose qq instants, panam la nuit, lumieres qui brillent, la tour eiffel qui pete au loin, voitures qui circulent, le train qui passe, les buldozers qui levent encore leurs bras d acier en bas et qui paraissent tout petit de la ou on est-
Lexploration se termine finalement dans la grande tour, au dessus de lhorloge ou le temps cest arrette, pour nous comme pour les immenses aiguilles rouillees, dans cette charpente incroyable, des echelles en bois amenages a linterieur de la charpente te permettent de t elever dans cette foret de poutres qui partent dans tout les sens, putain mais le taff, le taff quya eu la, incroyable, jpense aux mecs qui ont tailler et lever tout ca a lepoque, cest dla folie..
de la haut on domine la ville, la pleine, les lumieres, on s eleve, on touche le ciel, les etoiles, je compte les voitures sur le periph, une vie qui passe, 2 vies, 3 vies, 4 vies, 5 vies, 6 vies, 7 vies... jmarrete a 20 ya trop de vies, ca va trop vite, mais la ou elle est la plus belle, la plus magique cest bien la haut, ici et maitenant..
(c) PePe
1 comment:
nice one guys!, have a look on our page : http://www.caveclan.org/photos/10.html
coz exploration never stops
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