voila pour bien resitue toute lhistoire de mon arrivee en Caledonie(13 mars 2007) depuis le debut, le 1er mail envoye aux potes :
salut tout lmonde!!!!
jvous donne des news rapidement les mecs c cher le cyber, alors le voyage c bien passe, grave long, jai pas mal dormis et comate sur qqs films, a travers le hublot jessaie de repere des madroads que jai pu faire qqs moi avant, mais jvois que dalle, a larrivee a noumea grosse clak de chaleur, moi completement febrile par le voyage, et putain les montagnes trop belles, trop vertes tout autour, les cocotiers, welcome to noumea tontouta, en recuperant mon bordele jrencontre un jeune qui attend un pote a lui qui c est barre ici pour les vacances et qui n ai jamais revenu!, on lattend ensemble et il me depose dans le centre de noumea, c est a 50 bornes de laeroport, sur la route, la mer qui file a droite, et le mec qui mfait une putain de presentation de lile, pas la presentation kon ferait au touriste mais la presentation de toutes les drogues, des nanas, de spots de windsurf tout ca quoi! bref bien bon larrivee, il va nous paye un pti dej juste au bord de la plage, a cote des palmiers, il mdepose ensuite a lauberge, il a 20 piges le mec, et jpasse 2 nuits la bas, la 1ere journee jdors un peu, et jvais explorer la ville, trop bon , les gens sont trop poses, ca marche lentement, tout lmonde srepose ds les parcs, grosse bande de natty, et toujours la mer bleue turquoise au loin, jvais changer mes sous, ici c des francs pacifiques jai des billets de 10 000 et 5000 francs ds les poches!, jsors de noumea, jvais voiir plus loin, je marche et jsuis tout fou, jai la tete ebloui par lsoleil et par les plages que je longe, putain jsuis ds lreve complet et tout ca me semble encore pluss irreell avec le decalage horaire ke jai pas encore recupere, jme trouve une bonne plage, jvais plonger, putain trop chaude, ensuite jmendors sur un banc sur la plage et jme reveille trois heures apres, la pluie trop chaude, ca fait du bien , la pluie ici tu lattends, elle est trop bonne, tu la vois pas venir, elle arrive par surprise et elle fait trop plaisir, ca dure pas longtemps en general c des ptits grains, et ensuite ca seche rapidement, jvais trainer ds un coin perdu vers le vieux port, la ou ya des docks, des mecs qui dechargent les marchandises, et des vieux entrepots, jvois un magasin dinformatique, je rentre, jai besoin deune clef usb pour transferer mon dossier charpente dessus pr ensuite limprime au cyber,
jrencontre le patron, on commence a discuter, tes arrive quand, ajd etc, jcherche du travail, ds quoi? en charpente, tu vas trouver facilement ici le batiment c lexplosion, on, commence a deriver sur la charpente marine, il mdit va voir au dessus la ya un escalier et un mec qui sapel olivier tu lui dis ktu viens de ma part, il costruit des bateaux, va lui parler, yes!!!!
merci!
jmonte les escaliers, cest un grand entrepot, jarrive au dernier etage, la un putain datelier, juste une grande piece, a droite une plate forme qui sort dehors et la vue sur toute la magique baie de noumea, et le soleil qui se couche, des panneaux en contreplaque, des pots de colle de resine, du bordele, des coques de bateaux , des mats des voiles, un mandala au mur, de la musique indienne en fond, une presse, un moule et un mec qui bosse au fond torsenu, un gros mask sur la tete sur la coque dun bateau a poser dla fibre, jme presente et lui explique mon histoire, il pose qqs question etc, et la il me dit ben ecoute si ca tinteresses la on va construire un voilier de 6m50 avec un pote donc si ca te dis tu peux bosser avec nous!!!
putain jy crois pas encore, je viens darriver et je trouve ce mec qui est lincarnation complete de mon reve, un atelier un peu a larrache avec mechante vue sur la mer et qui construit ces bateaux, il travaille tt seul, un putain de passionne mystique trop pose qui a debarque ici ya 15 ans en bateau apres avoir vadrouille partout ds lmonde, a 20 piges le mec est partis tt seul des antilles jusqu en guyane ou il construisait des windsurfs, enfin un putain de bon koi.
il mdit de repasser lme lendemain a 8h pr quon discute plus car la il doit bosser, le soir la nuit tombe jrencontre des jeunes locaux sur les marches qui mene a lauberge, des putains de marches sur une colline et quand tes en haut tas une vue sur toute la baie, on discute, ils mpayent de la tise, me parle de leurs tribus, ya plein de jeunes ici quii viennent des tribus de la brousse, ils viennent a noumea se ballader, vendre la beuh, rencontrer les gens tout ca, donc on tise, on tripp, ils mpresentent dautres mecs, des natty et font peter du israel de leurs portables, la les gars je tate la meilleure beuh ke jai jamais tate, spliff enorme beuh trop ffraiche berce par les alizes et lair pure des champs dans les grandes terres, putain mais trop booon!!
jsuis assez creve, on senchaine les bouteilles de vins et les pets, en partant un des mecs me file une putain de poignee enorme, au moin un 80 euros, tiens pou toi man! ,aaaaaaah putain, ils ont des champs enorme ici, c est dla folie, a peine hier les flics en ont nike encore un, mais ils sen foutent yen a trop!
ce soir la putain ils mont tellement appris sur eux, sur lile, les tribus, les expressions locales, les coutumes et putain ils sont trop bons et aussi dans les rues entre eux ils se disent tous bonjour meme si ils se connaissent pas, se sert la main, discute tout ca, les gens sont trop ouvert, cest pas chacun ds son coin a tracer sa route, putain de positiv vib ici! voila je suis en plein reve et jme dis ke ca pouvait pas mieux se passer, les rencontres, les evenements tout senchaine trop vite-
bon a partir de la tout va trop vite, le lendemain jretrourne ds latelier, jrencontre dautres mecs, des marins qui ont tourne partout, jfile un coup de main pour démouler un mat, jpasse la matinee avec eux, on bosse jles aide, de discussion en discussion, olivier me parle dun pote a lui qui a un vieux bateau sur un mouillage un peu plus loin, un mouillage ou corp mort cest en fait un gros bloc de beton coule au fond de leau avec une corde relie a une bouee qui flotte a la surface, tas les bateaux qui sont au port a la marina ou faut payer et tas ceux qui sont plus loin dans des baies recules ou pour yaller ty vas avec une annexe, un petit bateau a moteur qui temmenes sur ton bateau qu ensuite taccroches a larriere une fois arrive, donc il appelle le mec qui a c bateau- ce bateau, cest une poubelle il me dit, ya plus de mat, il a coule deux fois, les coques sont pleines deau ,mais avec du boulot tu peux lretaper et en faire un logement correct par contre nespere pas le refaire naviguer ca va te couter trop cher, donc jparle au mec du bateau il mdit quya pas de pb que jminstalle dessus que ca lui fait plaisir et quil est pret a maider pour lui donner un ptit coup de propre, il mdit quil mle donne au moin pr deux ans et quensuite si jsuis encore la il mfera payer un loyer genre rien au bout de deux ans, putainn je crois halluciner, cette rencontre avec olivier, tout les signes qui mont mene jusqua ctendroit, enfin trop dtrucs, voila il me reste plus ka trouver une annexe donc pour aller au bateau, jdemande a olivier si il en a une, lui nan mais il connait un pote qui en ptet une, il lappel, yes! son pote en a une on sdonne rdv le soir a 6h30 sur un ponton du port, olivier est trop bon, il maide trop, il mdit cest normal tinquiet on nest tous passer par la, ya une putain de solidarite, il me donne meme un portable a lui ou jai juste a acheter une carte!
, donc le soir jvais retrouve le mec qui sappelle antoine, celui qui a lannexe, sur lponton, lui il habite sur son bateau comme la plupart de ceux kjvais rencontrer apres et travail dans les greemments, les voiles, les cordages, les mats tout ca, ptit jeune de 25 piges, blond pose, qui a bouge partout aussi et qui taff dans son pti atelier comme olivier, il mammene a lannexe, une ptite barque minuscule un peu nikee, la coque pleine de coquillages colles, la corde aussi et plein deau de pluie a linterieur, voila! cest lannexe!
yes!! merci tain cest trop sympa, sur lponton, sous les etoiles, le bruit des haubans des bateaux qui clak avec le vent, le bruit de leau, la chaleur, jsuis pieds nus, en short et en chemine manche courte, on rencontre un mec qui sapelle patrick qui a bourlingue partout encore et qui se tise la geule au sky parcque dans 3 h c est la st patrick, on spose avec lui, arrive dautres gens, un mec dallemagne un charpentier dmarine, des marins, des voyageurs, un groupe de 4 jeunes francais qui ont quitte la metropole ya 3 mois et qui en arrivant ici ont achte un vieux bateau qui est la sur lponton, de lalcool arrive ramene par des nanas blondes, trop belles, toutes bronzees et les cheveux brulé par lsoleil, donc rencontres, madness, jdecouvre tout les termes de voiles, de navigation, de bateaux, jai envi de tout comprendre et pose pleins de questions des qlun deux emploi un terme que jcomprend pas, patrick commence a etre raide a storcher son wisky tt seul ,bien kje laide pas mal et il nous raconte ttes ses experiences de drogues, de prison de fight de sa vie davant jusquo jour ou il a chte son bato et c est barre sur les mers du monde, la soiree avance, des gens partent dautres arrivent, et finalment jpars en caisse avec la bande des ptits jeunes vers le centre, donc 2 nanas de sinfirmieres de 23 piges qui bossent ici, yen a une qui est arrive ya 20 jours rejoindre sa copine ki est la dpuis qq mois et les deux autres, deux gars poses, lun deux bosse ici depuis 9 mois ds linfo et la il sarrache mercredi pour 2 mois en australie, et ensuite un trip a cheval tout seul du chili jusqua a a la Patagonie et ensuite le bresil..putain ca tripp et ca voyage a fond, donc on part en caisse vers le centre et on va dans une boite sur un ponton au bord de la mer, ca s appelle la bodega, vieille musik du false touriste qui est la dedans sans trop savoir pk, jrencontre le patron du shop dinformatique qui ma présenté olivier qui me tape un gros check avec deux nanas autour de lui, lalcool monte et jembrasse une des infirmieres, jme pose au barre, puttain de musik de bof ca me soule, jdiscute a droite a gauche et decide de marracher sans prevenir personne, donc je sors, et jrencontre un rasta qui est assis sur un banc a regarder la mer, on discute, on fait connaisance et il mexplique qu il peut pas rentrer parcquil a pas de chaussures, jlui propose les miennes, il essaye mais elles sont trop ptites, on reste bien une heure ensemble a discuter de babylon de reggae ou il mraconte tout les mecs quii soint vnus ici, burning, isreal, andrew tosh, tout ca, de rastas, des tribus, dla nouvelle caledonie, il a dla beuh mais il a pas dfeuille jrerentre a linterieur ou jvais en taxer, jen profite pour foutre deux bierres discretement ds mes manches, on fume, on ecoute la mer, et la vieille lmusique qui sort de la boite, un pti bob qui arrive a limproviste nous faut dire yeah man!
le truc commence a fermer, jvais voir les autres, il mattend sur le banc, ils ont envi daller prendre un bain de minuit, ok!! pas dpb, jvais chercher nash, le man, et il nous accompagne il commence a fantasmer sur les ptites infirmieres qui sont bien petes, kan jlui dit quon va aller se baigner et a poil il veut pas, il hesite jlui assure quil fo qu il vienne, putain mais les infirmieres vont sfoutre a poil!!
on arrive a la mer, un des mecs du groupe trop bourre secroule sur la plage, avec nash le rasta, on suit les deux filles tout exite, tout lmonde commence a sfoutre a poil et on sjette tous dans la mer, jsuis une des nanas qui mplaie bien et essaie de la faire couler, javoue jen profitte pr lui toucher lcul,crrr, voila on sbaigne on tripp, ca senchaine on sort, grosse pluie, on sabrite sous lponton, on roule avec nash pensdant que linfirmiere se fait trippoter sous la douche par un vieil americain, finalement on perd les autres, il est tard on est loin du centre on decide de rentrer a pied, jvais voir a la voiture des tos ya personnes, on marche on rencontre pleins dgens sur la route et a chaque fois kon reocntre des ptits groupes de gens, abrites sous les arbres pour la pluie ou a marche tranquil, Nash me presente tout lmonde, on fait finalment du stop pr rentrer, ca nous avance un peu, on est 4 mtnt avec nous un ptit melaneysien un madman de la rencontre, il va voir tt lmonde quil croise, se debrouille pour taxer des clopes qui nous file ensuite, embrasse les meufs qui passent , danse en marchant, putain il arrive meme a piquer la meuf dun gars qui etait en train de faire sa tentative dapproche sur le banc en face de la plage ave la meuf autour de ses bras, le mec cest ramne a discute avec la meuf, et le tos restait assis a cote sans rien faire, finalement lman a pris la meuf et ils ont danse tt les deux sur la plage, avec nash on hallucinait trop, le mec sen tapait il restait assis la a rien faire jsuis alle lvoir jlui ai dis putain deconne pas mec, mais casse toi!! comment tu peux rester la, javoue elle etait trop belle, une zoreille comme on dit ici (un blanche qui est nee ici) mais soit tu tbarres soit tu va jarter le mec qui etait mtnt en train de lembrasser!!
finalemnt jvais voir la meuf, javoue elle matire trop aussi, on commence a discuter, le madman seloigne un peu elle mattrape les mains on tripop tpouit ca..bon jvais resumer cette soiree parcque jmen sors pas la finalement on est arrive vers lauberge, on cest pose par terre sur un hall dimmeuble ou on a rencontre une jolie nana et un rasta, on fume encore, les deux mans se barrent la nana aussi et jme retrouve tt seul avec le nouvo type que jviens de rencontrer, jcommence a etre naz mais la discussion avec lui est intense, cest un sculpteur, il me parle de sa tribu, dla france de la cal bref de pleins, dtrucs, la discussion nous porte vraiment trop loin, on va finalement sposer tout en haut de la colline apres lauberge ou on escalade un mur, on se retrouve sur un toit a regarde le lever du soleil , une vue a 360 dergres sur toutes les montagnes la mer, cest trop beau.. reve dalilleurs, vue magique avec ce natty au bout du monde..il ouvre une derniere bouteille de vin, il est 6 h du matin, ici ils tisent trop et lalcool est un pb, ils le tiennent mal et ca peut vite partir en couille, maintenant ke jai lannexe et le bateau jdecide de quitter lauberge qui est trop cher, seulement jai trop daffaire, jlui dmande si il peut mfiler un coup dmain pr tansporter mes 3 sacs et ma caisse a outil de 20 kilos jusqu o port, il est ok, on passe a lauberge chercher mes aaffaires et on prend la route du port, jsuis febrile putain, jai pas dormis dla nuit, jsuis encore un peu bourre et foncde g pas recupere du decalage, et la comme un con jlui file mes deux sacs les plus importants, clui ou ya tout mes papiers officiels, mon ordi portables ou ya tout dedans trop de trucs, les tofs, des ecrits, des putains de souvenirs bref vous savez quoi, le portable que ma file olivier, l appareil photo et dautres trucs encore, donc il a ses deux sacs la, je c jsuis trop con dlui avoir passé, jpose la caisse a outil sur le skate et jdecends ds la ville comme ca, on marche cote a cote, un moment je prend un peu davance, je tourne la tete derriere et la...plus personne...putain..nan c pas vrai putain, merde, et voila comment jme suis fait shourre tout ca, jdecide daller lattendre au port, jme dis que ptet il a pris un ot chemin ou jc pas, jattends au port, il me reste mon gros sac bleue de route ou ya mes fringues et la caisse mais il a le plus important dont en pluss du reste mon portefeuille avec papiers ,cb, passeport...
putain, bad tripo, le soleil mecrase la gueule, mes yeux se ferment tout seul , jmasseois sur un ponton et jattends, j explore la depite a son maximum et aussi jmen prend a moi de faire confiance a nimporte ki , putain jsuis trop con et jsuis putain de creve jai limpression kjvais mevanouir, tout seffrondre, et tout ca met fin a mon arrivee qui se deroulait comme un reve parfait..
ds la matinnee a lauberge un coup dfil du mec ki dit appele dun chinois, il dit au patron de lauberge quil a les sacs le patron lui dit de les mettre chez les flics, voila apres ca rien, il a rien mis chez les flics, et quelquun a juste rettrouver mon portefeuille vide de la thune par terre sur le port...
bon donc gros bad trip, jvais deposer mes affaaires ds le bateau des jeunes qui sont en train de prendre leur pti dej, jraconte lhistoire tout ca, jai donc plus rien, plus de thune tout ca, jvais en ville porter plainte, a lauberge voir si ya pas les sacs enfin jpasse une vieille journee somnabule depite trop creve, jmendors finalement sur le ponton en bois derriere le bateau des jeunes, sans men rendre compte jme suis endromis, c la ptite infirmiere qui me reveille pour me dire que jsuis en train de cramer, jme leve jai la tete qui tourne jsuis trop febrile jy crois pas encore qu jai plus rien, bref jpasse la journee a cherche le mec ds la ville a demander partout si les gens le connaisent, personne le connait il a surment deja du repartir loin ds sa tribu... et voila...
la nuit arrive, les ptits jeunes me payent a bouffer sur lbato, on passe la soiree ensemble et vers minuit jvide leau de la ptite barque balance mon sac dedans, et pars vers le bateau du mec que ma montre olivier la veille de la fenetre de son atelier, jlai vraiment vu de loin, de tres loin, je sais juste que cest une poubelle flottante, un trimaran jaune de 9 metres et quil est au mouillage de nouville, donc jpars a l arrache dans le noir du port sans trop savoir par ou passer, a la rame ds la ptite barque, alors que jsors la fixation dune des rames pete, le courant mentrainent dans la baie, jme laisse derive, il me pousse ds la bonne direction, jrepere latelier dolivier sur le port et me repere ma rapport a ca, jvois pas encore le trimaran jaune, apres une quinzaine de minutes, je lapercois au loin, , jai auncune idee de cque ca va etre, en fait donc le proprietaire, menad, ma dit que je pouvais le squatter jusqua a mercredi jour ou il va arriver pr maider a la retaper.
donc jarrive apres une bonne traversee a la derive sur ltrimaran, jsuis content de lavoir trouve, jaccroche la ptite annexe derriere et balance mon sac sur le ponton tout nike.
jcommence dabord a explorer lexterieur, je vois au loin toute la ville de noumea, et tout autour les grandes et immenses montagnes vertes, le spot est trop bon, le ciel assez claire et les nuages laissent apparaitre de temps a temps les etoiles par milliers, sur le ponton jdecouvree des cafards, et putain pas des petis cafards, les cafards ici ils font au moin 5 cm, putain ca va etre extrem jme dis, je balance a la flotte ce que je peux, jimagine pas cque ca va etre a linterieur, jpousse la vieille porte en bois toute nikee, jeclaire avec la lampe, putain ca pue le renferme, ca fait jc pas combien de temps quca a pas ete ouvert, des cafards par terre, des cadavres de moustiques, une vielle vaiselle degueulasse, des outils rouilles, des toiles daraignes, jpasse ds tout cette merde, putain jdors pas la dedans c mort, c trop glauque, jregarde dans les coques, elles sont remplis deau, et la colle et la resine lui donne une couleur de sang ou flotte des vieux cafards, putain cest choo, ils mavaient dit qucetait une epave mais jmattendais pas a un truc extreme comme ca, jressors de la, malgre tout jsuis trop content, jai un bateau, rien a payer comme logement, cest un mouillage de reve, jsuis en nouvelle caledonie, au bout du monde, jai rencontre un mec qui construit des bateaux et qui est pret a tout mapprendre, je souris, il c deja passe trop de trucs et ca fait a peine 3 jours ke jsuis la, tout senchaine trop vite, des les premieres journees jai passe mon temps aussi a chercher un taff avant drencontrer olivier a noter ttes les ptites annonces de logement tout ca, mais en fait le delire dhabiter sur un bateau ca mest vnu kan olivier ma dit kil habitait sur son bateau et que cetait trop bon parcque tavais pas de loyer a payer, pi habiter sur un bateau c le kiff...
voila donc maintenant mes journees se passent comme ca, jai passé la premiere nuit sur le pont dans mon, duvet, la nuit il c mis a pleuvoir, une petite plui au debut, jvoulais pas rentrer a linterieur, donc jsuis reste dehors a me faire tremper jusqu au moment ou la pluie est devenu trop extreme, fallait quje rentre le gr'ain etait enorme et en regardant le ciel netait pas pres de sarretter, jai pas voulu mallonger par terre alors jai sorti mon hamac et jlai accroche coimme jai pu au milieu dla cabine pi jai dormis comme ca, suspendu et ballote par les vagues
, jai commence a nettoyer la merde du bateau, a ranger, jai achte des insecticuides des kills cafards, des balayettes, tout ca grace a bernard un mec ki a son bateau a cote dui mien et qui ma depanne un peu dsous, il part bientot avec sa femme pour lindonesie, il construit aussi des bateaux et bosse ds lpetit atelier dolivier, il maide grave, le matin kan on sort en meme temps il tire ma ptite barque a rame avec son annexe a moteur et mammene jusqu au port,, sinon jy vais a la rame mais kan tu vas vers le port le vent arrive de face, putain jme fais les bras avec ca, pour yaller ya bien 25 minutes de rame non stop, pi si tu tarrettes tu derives rapidement alors fo pas sarreter, par moment des mecs qui vont de leurs bateaux jusqu au port avec leurs annexes a moteur sarrette et me tire, jrencontre dautres gens, il mfile des conseils tout ca, donc jai ramne des provisons a bord, de l eau, des cereales, des pates, du sucre du sel..
jai remplis dessence mon rechaud et putain les gars la vie est belle sur lbateau, jme leve le matin apres une bonne nuit berce par les vagues, ou sinon quand le ciel est pas couvert jdors sur le pont, le soir je meclaire a la bougie, et jai ramne un gros bidon deau a linterieur, le matin le soleil me reveille a 7h, jme leve tranquillemnt et jle regarde se lever derriere les montagnes au loin, jregarde la plage et les palmiers au loin, leau boue, jmet sa dans la tasse que jai trouve ds un vieux tiroir et qujai nettoye et jprepare des tarines au beurre de cacahuettes, jbois lcafe bien chaud et jme pose a larriere sur le pont a apprecier linstant et lendroit de reve...
, putain cest ouf..voila cest ca ma vie maintenant, sur lbateau, ma peau qui commence a noircir a shabituer a ici, a creer sa protection, mes mains qui
reprennent leurs cornes avec les longues traverses en rames, et
toute la decouverte du milieu des bateaux, des termes du metier, dla construction, dla vie sur lile, jhallucine encore, malgre le vol et tout jsuis trop content dans cette petite baie magique sur lbateau qjsuis en train de retaper, mais ya grave du taff alors jc pas encore si jvais rester dessus et en faire un bon logement ou si jvais acheter un ot bato doccaz ou yaura du taff aussi mais en meilleur etat, on va voir, pour linstant jarrange bien celui la, pour chier et pisser, ya un trou a larriere du bateau, ya une trappe ca cest fait par le temps, cest pas dorigine, par la kan je ragrde je vois tout les poisons tropicaux qui mregardent et qui font flop clop, ya du corail qui a pousse, ca fait comme un aquarium, alors jme baisse et je chie puis les poissons mangent tout ca, pour les douches, jles prend au port, cest les douches reserves au gens qui ont leurs bateaux sur les pontons, seulement il faut un passe, alors jy vais et a chak fois kan jarrivais devant la porte un tos sortait et je rentrais derriere, sinon jpeux ouvrir discretment avec le couteau ou sinon les jeunes du bateau avec les infirmieres me passent leurs passe, jpasse des bonnes soirres avec eux, on spose a larriere sur leur bateaux, ils ont trop du bon son, des putain de dub, ils viennet de normandie, on boit du vin trankil on parle de voyages, de bateau, de pleins dtrucs, la vie est bonne putain ici, hier jsuis monte en haut de leur mat pour fixer une girouette, putain trop bon la montee en haut du mat! ta s un ptit fauteuil et un mec en bas te hisse avec la manivelle de la grande voile, putain jetais bien la haut et jai apercu mon vieux trimaran jaune au loin.
chez olivier jai sculpte les barres en bois pour un cata que se fait construire un particulier, il a kiffe, et putain je kiff trop aussi, kan je sculpltais le manche, jregardais a ma gauche par la plate forme ou jsors fumer mes clopes parcque olivier est allergique au tabac et jvois lma mer, les iles au loin les montagnes, putain c le reve, des mecs arrivent dans latelier ils dicutent tous torse nu la gueule ride par la mer et la tempete des mats des coques, des bateaux , jme joinds au pti group et les mecs commencent a me connaitre, ils mexpliquent plein de trucs, jleur file des coups dmains, on descends des putains de coques a larrache par les fenetres quon tient averc des cordes a suer comme des porcs et qui sont a deux doigts dse casser la gueule si un de smecs lachent, mais les mecs cest des putains de marins costauds et solides qui ont vadrouille partout et qui connaisent trop de trucs, jsuis trop content detre plonge dans ce nouvo monde et cette putain de vie sur le bateau, les gens du port, jfais aussi des longues ballades en long ou jexplore chaque jour un endroit different et putain en long sur les routes qui longent la mer cest ouf..kan jpase ds la rue les gens marretent, ya pâs beaucoup de skate ici, et comme en voyage avec le derbouk ki attirait pleins de gens quand il etait accroche au sac, ici cest le long, jrencontre plein de locaux, dees clodos trop trippant ki mont emmne une fois boire le kava dans un pti endroit planque entre deux vieux immeubles ou tas genre un vieux stand illegal ou ils tservent ca ds des ptits bol taille dans les noix de coco, c dla racine de jc pas koi ca te fait un effet de stone, et ca tanestesie la bouche, ca c est un natty ki chante tt ltemps et ki sapel tchako! qui ma emmne la bas, ya aussi marilou une nana a qui jai paye un nem et qui ensuite ma paye un bedot et un verre de wisky sur l port ou ya encore eu dautres gens qui sont arrives..voila ca spasse comme ca, les rencontres, les decouverte's de pleins de trucs senchainent je kiff trop cette nouvelle vie, la jvais macheter une vieille meule ke jai repere et bientot des windsurfs, ca va etre bon, jvais aussi trouver un taff sure dans une vraie boite de charpente parcke chez olivier cest trop bon,; mais jsuis pas declare puis il a pas besoin de moi tout ltemps, jy vais jvais voir si il a des trucs a mdonner jles fais sinon jlaide a dautres trucs mais jvais aller poser des cvs ds les boites dinterim, jai rencontre qqs charpentier aussi a ki jai file mes coordonnes, enfin ici tout va vite, tout lmonde se connait et dans la rue jmarrette souvent pour dire bonjour, tain la vie est belle les gars, ca a plus rien a voir, cest pose, cest trop beau, cest lparadis, et putain venez!!!
bon ce mail est trop long, jdois yaller jvais acheter un fumigene pour enfumer le bateau et exterminer toute la vermine!! shshshhshs aaahaha anan caf caf ! caffaaarrds! crrrr vous me manquez tous, jespere quon va se revoir bientot, tenez moi au coiurant de cqui spasse pour vous, jvous donnerai dautres nouvelles des que je peux, voila jvous kiff.. et jvous attend!
ps toy pas de soucis! jtattends debarque fin, ca va etre bon mec! surtout prend kun seul jean ca sert a rien den prendre deux et prend que des shorts, des debardeurs, des chemises manches courtes une paire de tongue et d ela crme solaire surtout, jai voulu faire le chaud a pas en mettre et je douille trop la nuit a me retoruner ds tout les sens ds le hamac, alan shhshs donc comme ,tu lsais ben voila..jai perdu ttes les tofs..putain jsuis trop depite mec..MAis si jme rapel bien jtavais envoye les meilleures, keep the blog man et essaye de te ramner quand tu peux, fo kjme rechoppe une cam ya des tofs de furieux a prendre ici! keep art man, procrass ma couille ramene ton cul aussi et raconte moi la montagne allright ceciiile?, alors flo tu tees fait perce ou petit punk? ya un skate park ici et il est buen! crrrr ludo ma couille donne moi des nouvelles, passe le bjr a portuguais arthur et julie et gwen et ta famille et roxanne et ramene toi aussi, ramnez vous tous dtfacon, ps (inouk me mank) letabli marche bien? jvous aime et trop bonne derniere soiree, jsuis vnr les photos etait sur mon ordi.. alex balance tes nouvox sons, comar donne des news et ton stage, cest finis? content nan?
yannick! cest la belle vie ici man! je tripp comme un fou, ramene ton cul aussi et si tu peux ta becane!! ya des putains de routes dans les terres et putains cale toi les cheuveux ds lvent le long des routes ki longe la mer!!
elijah que onda wey! aqui hay olas de puta madre!!! y un viento de loco pendejo! viene aqui jaja, gitaaaaan edgarssss! ca va mec, la vie cest trop cool ici! and come on we dont caaare!
allez fo kjaille moccuper du bateau, a bientot les gars!!
love and travel
jean seee
Prenez le soleil.
Mettez le dans votre cœur.
Prenez la lune.Mettez la dans votre ventre.
Tirez vers vous la grande ourse.
Fusionnez avec l’étoile du Nord.
Deng Ming Dao
Ok….cest parti, jme lance, jai un bordele de choses a vous raconter je sais pas si jvais men sortir, jvais essayer d écrire en restant dans linstant, jentends par la essayer decrire en restant dans l impulsion de l ecriture sans m arretter en essayant de dire toutes les pensees qui me traversent la tete, tout ce qui arrive, et putain jvous jure ca arrive vite comme des flashs et jcrois que je sais meme pas par quoi commencer parcque putain chaque journees a elle seule, chaque rencontres contient plein de trucs que jaimerais vous ecrire tel que je les ressens mais je crois que cest en fait simplement impossible parcque ya trop de choses et ma mémoire défaille , ma mémoire est un peu roncée, jdirais meme flingué.
Flingué par la drogue hiiiim, lalcool et ptet dautres choses mais bref, jfais une lettre collectif parcque jvous kiff tous et aussi parcque sinon vous ecrire a chacun individuellement me prendrait trop de temps et ce putain de temps passe trop vite (je sais je flaire ludo mais sache que jai Inouk dans le cœur, paix a son âme dailleurs hiiim, et Fatima aussi).
Deja merci pour vos mails je sais jai pas donne beaucoup de nouvelles depuis que je suis ici, mais le truc cest que j avais pas dordi vu que je me l etais fais volé en arrivant et que javais commencé a vous ecrire des lettres, a la main je veux dire, mais je prefere le contact rugeux et caoutchouteux avec ces bonnes vieilles touches dordinateur, en pluss jecris aussi bien qu’anthony alors jpense que vous aurez legerement galeré a me lire, mais bref, la je suis a la bibliothèque Bernheim et cest une petite tosserie de bibliothéque implanté dans le centre de Noumea.
Jsuis assis a une table denviron 2 metres de long et en face de moi (jsuis au bout de la table un peu comme les tos pere de famille qui se mettent en bout de table avant le repas pour faire la prière, merci seigneur pour ce repas et celle qui la préparée, donnez a mangé a ceux qui n ont rien amen) et voila les voraces qui se goinfre de frites et de lait fraissss)
Et sur la premiere chaise a gauche se trouve Nadine, ma copine (hiiim, morvage) qui revise son bac qui ici est en decembre, donc dans presque deux mois).
Elle a la main gauche sur la joue droite (hiiim details jen peux plus) et la tete baissée sur un cours de philo dont le sujet est : pourquoi parlons nous ? Quand elle ma dit son sujet je lui ai dit ben jsais pas trop hiiiiim ptet pour passer ltemps nan ?
Jsais pas, pour soccuper, pour enrichir nos connaissances, pour tripper, pour vivre, bref la je fais du blabla et on sen fout un peu, la chose importante a souligné ici et la chose qui vous interesse cest alors putain sale tos de jean se cest quoi ta vie en nouvelle caledonie ?? Qu est s tu branles a 20 000 kms dici depuis 6 mois ? questu fous de tes journees de tes week ends vieux tos, elle est bonne la beuh au moins ?>> ?(ouiii elle est bonne les gars jdirais meme quelle est dangereuse, quelle est aussi vicieuse que le ghetto et que le ghettto cest dur, sauf quici cest moins dur que le ghetto parcque ya des plages de fou, des cocotiers partout, des oiseaux que jentends chanter toute la journee, du vent qui te fracasse la tete de puissance, de la mer dun bleue que jai jamais vu, des gens toujours souriant qui nont pas lair blazé comme dans le metro, des montagnes mystiques qui ont les sommets envelloppes dans les nuages, des tos aussi(comme celui qui se trouve a la table juste a coté de moi, je pense que ce ‘beginner tos’ vaut bien une petite description que je vais tenter de vous faire, alors le tos a ma gauche cest le genre de tos qui a les cheveux un peu long quil plaque sur son crane de tos avec un léger serre tete morveusement coulant de pento, cest donc un gel tos qui se met du gel (parcque le tos aime le gel, le pento en langage tos) et cest aussi le tos qui vient a la bibliotheque tout les vendredi (ps VENDLLEDiiii) pour preparé son expose de S.v.t pour lundi) bref ce tos embusqué a gauche a un peu une tete de cochon mais legerment et des lunettes, je viens de l embusquer discretement, il avait le doigt qui se decrassait furtivement le nez,et faisait tourné son stylo en regardant les arbres, il doit avoir 18 ans (cest donc un jeune tos en maturation, en fin de puberté) et il fait bouger sa jambe droite tel un tos impatient qui attend la recLLLéé) il essaie furtivement de se concentré mais je pense que ce tos en peux plus il a envi dune clope cest sur, ses jambes bougent dans tout les sens il est impatient, jen conclus donc que le tos qui se trouve a ma gauche est un tos legerment morveux a lunettte qui est impatient et qui perd sa concentration parcquil pense a dormir (il vient de bailler) et il a aussi un classeur remplis de feuilles qui dégueule dans tout les sens,(ps en fond resonne une sonnerie de portable de pere noel)----
Mais bref, oublions ce tos et recentrons nous sur moi perdu dans cette biblioteque assez grande), Nadine me dit :
‘les chwinggums que jai mis dans ta poche tu les a deplacés ?’
et je repond pas(cest un peu tos deja comme question), elle retourne a sa place et j écris comme un frénetique, tos droite bat encore du pied et Nadine serre les levres comme si elle disait putain il sen fout de ce que je viens de lui dire, oui jmen fous jecris a mes potes la(shshsh), ca yest elle reprend une sorte de false concentration travail et le tos droite plisse les levres comme si il se concentrait alors quen fait ce tos nen peux plus il veut peut etre juste ciré ses chaussures.
Voila pour lintro, jai fais comme jai pu.
Avant de commencer a ecrire cette tosserie de mots, jsuis sorti de la bibliotheque et jai été boire un coup de tao.
Cest quoi le tao ?
Le tao a la base cest un sirop dici, ya plusieurs parfums, menthe, fraissss, passsion, glenadine, coco, chaussette, Portugal, beton armé et noix de fecamp, mais celui la cest une petite bouteille de 75 cl ou se trouve sur lemballage un perroquet(ps peLLoqué) dessiné qui sourit et léve les ailes en lair avec ecrit tao sirop, sauf que mon tao a moi cest pas du vrai cest un melange de vodka, de tao, et deau et cest ca qui me donne cette sorte de madness dans cette écriture, et je disais donc que juste avant de commencer ce mail, jsuis sorti, armé dune roule (une roulee faite de tabac winfield rouge, je fume que ca depuis que je suis la) et cette petite bouteille a la main.
Je suppose que tout les tos studieux présuposait que cetait du vrai tao mais que jetait le seul (excepte Nadine) qui savait que dans cette bouteille se trouvait un melange détonant de madness et dinspiration.
Alors jai fumé cette roulee, jai regardé un oiseau ramassé des brindilles pour faire son nid, jai vu une petite gamine courir vers la porte d entrée et jai regardé le jardin tropical qui encercle la bibliotheque, puis j ai ecouté aussi tout les chants doiseau qui résonnaient aux alentours.
Bon a part ca, ce mail, cest pour vous donner des nouvelles, pour vous balancé des tofs donc cest cque jvais faire, jai acheté un nouvel ordinateur, et un apppareil numerik, il est 2h43 et on est le vendredi 14 aout, jai encore envi dune clope et dun coup de tao mais jvais encore continué un peu avant la seconde pause.
Nadine vient de me regardé mais jai fait mine dun concentré pris de madness qui voit rien) cest pas mine dailleurs car je sens que la madness est la, et dites vous les gars que a linstant précis ou vous lisez ce ramassis de merde vous lisez exactement mes pensées a la seconde pres. (shshshshsh cof cof)
A la bibliotheque, ya toujours des tos hagards, des tos éparses, des tos qui lisent des bds(bedéz pour les tos), des tos qui veulent travailler mais qui ny arrivent pas, des tos qui se sont dit quils allaient réviser en groupe mais qui ne revisent rien parcque ils parlent de la soirée dhier, un peu comme la bande de tos qui se trouvent un peu plus loin sur ma gauche ou jentrapercois un chinois content qui a des lunettes de soleil et qui sourit.
Je crois que je suis dans une tosserie géante mais peu importe barrons nous vers les nouvelles de cette infiltration en Caledonie.
Bon ca fait presque plus de 6 mois que je suis ici, et putain je vous jure le temps passe vite.
(ps je viens de boire une gorgee de tao, jai tourné la tete a gauche et jai vu le tos cochon qui regardait si ses ongles etaient bien coupées et re ps2 il fretille toujours des pieds et na aucune idee que je suis en train decrire sur lui. Et ps 3 jai oublié de vous preciser que il porte une chemise assez classe noir, un jean delavé et des basket blanches(des sortes de running) .
Donc je disais que six mois cest long et quen 6 mois il sen passe des choses.
Putain maintenant jai un bateau, jai un putain de bateau de fou, jen ai meme deux parcque le trimaran épave sur lequel je restais est presque a moi, enfin le mec, sen fout il me le laisse, ce mec je lai jamais vu dailleurs mais jlai appellé quand je suis partis alors que je venais dacheter le bateau de Lucas, le marin Italien, et je lui ai dit que jallais men occuper, que jallais continué a allé vidé leau des coques qui revient, parcque javais anticipé une arrivee prochaine de lun dentre vous qui nen pourrait surement plus du metro de lalcool et des soirees et qui aurait envi de rejoindre un certain tos jean sé au bout du monde pour enfin gouter de la vraie drogue, de la mer, du soleil, et avant tout de la bonne madness. Jdirais meme les gars, de la PUTAIN DE MADNESS, parcquici putain….ces trop fou, jsuis au bout du monde, bordele crrrrrrrrrr, desfois vous inquietez pas jme demande quand meme questcque jfais la.
Donc, merde, je viens de reperé un tos qui me vaut la peine dune petite description (apres je continue sur les nouvelles)
Alors ce tos se trouve peut etre a 5 metres de moi, il est tout seul a une grande table, il mache un chwing gum, (une pate a mâché) porte un polo blanc, un short (un bermuda quoi) et des lunetes de vue, cest un tos assez agé peut etre 45, 50 ans mais il a une legere tete de lapin qui cherche la concentration en regardant devant lui dun air pensif et dubitatif, cest peut etre un tos artiste ou un tos poete qui cherche linspiration mais je pense pas il observe tout ce qui ce passe autour, jen conclus donc que ce mec est un tos ALERTE, un tos qui guette, un tos qui observe, en un mot, ce mec est un observatos.
Voila ca cest fait.
Je viens de rigolé en relisant ca, (tout seul) et nadine a tourné la tete et ma sourit, ensuite elle a repris son travail,
Ca va faire 4 mois quon est ensemble (ps jai battu mon record) et je crois que maintenant elle sait que je suis dans une sorte de madness ecriture donc ca la surprend pas que je rigole tout seul.(surtout quand jai une bouteille de tao a cote de moi hiiiiim caughing caugh caugh, snorkling, morve)
Donc putain reprenons, jvais vous donner des nouvelles maintenant.(alOOOOOOrs presssiIIIOOONNN la, elles arrivent ces putains de nouoooouveeeellles) oui pression, pression 40 barres.(ps : la pression se compte sur une echelle de 100 mais quand tes en grosse pression tu peux aller jusqua 400 voir plus)
Je reviens de ma deuxieme pause clope et apres jsuis allee aux chiotes ou jen ai profité pour me mouché dans levier parcque yavait pas de papier et que la morve m assaillait de tout cotés donc bref mon esprit torturé est de nouveau avec vous.
(ps le tos cochon et le tos lapin ont lair assez concentré et un gamin anglais ou autralien braille des mummyyyy , mummyyyyyy mummmyyy et qq tos hagards etudiants rigolent de ca). (Ils procrassent leurs concentrations quoi).
Ps : la procrass, ou en vrai terme : Procrastination, cest le fait de remettre au lendemain ce que tu peux faire le jour meme. Ma procrass a moi cest plutot de me poser la question de pourquoi remettre au lendemain ce que tu peux faire le surlendemain, enfin cest une sorte de procrass assez false et assez extreme shshshshsh.)
Alors 15 mars je debarque en Nouvelle Caledonie, je suis a lepoque un tos curieux aventurier et explorateur a la recherche de la madness, alors je reste a lauberge 2 jours (lauberge de jeunesse cest assez false, ca va du false tos aventurier avec un sac quetchua au false couple aventurier aussi armé de pantalons anapurna, de chaussettes artengo et dun double bag pack, le double bagpack cest le bagpack du tos cest a dire que tu as un bon bag pack arriere, un sac quetchua ou decatlon quoi et devant un sac Anapurna ou North face mis en parachute, ca cest le sac qui contient tout les papiers importants, le passeport et largent)—tres bon tout dmeme la chaussette Artengo--, ( a prononcer A—Ltééééé-n-Go)>
(EN general quand tu es un bon tos et que tu marches dans la rue avec ton double bagpack tu tiens le bagpack avant avec les mains, tu portes un short tres court de montagnard, ta tete est ebloui, et tu trebuches vicieusement sur les gravillons avec tes chaussures de marche).
(ces deilires peuvent etres incomprehensibles pour certains veuillez men excusé)
New cal, New Cal---jme perds, jme ballade, je cherche le sens, linstant, la verite, le tao, le tout, et je sais maintenant que ce tout nest qun mais ca on ny reviendra apres.
(le tos lapin tourne les yeux vers moi mache toujours son chwing gum, je crois quil me regarde mais en fait nan, le tos cherche) le tos explore.
Alors au debut, je me perDs, je me ballade, je cherche du taff, jme demande cque jfais la, cque jvais faire, mais linstant me ratrrape et je suis la cest tout, ya bien une raison, lUnivers ma pas ammené la pour rien, maintenant je suis la alors je dois cherché pourquoi je suis venu ici, jprete attention aux signes qui arrive sur mon chemin, aux rencontres, aux messages quon menvoit, je vois ca comme si il yavait un paquet de mecs qui sont envoyés pour me guidé vers qq choses et ca ca necessite une sacre attention aux choses, un certaine sensibilite a ce qui tentoures, une bonne foi en la vie et un certain detachement, alors je cherche, je tourne, jobserve, je decouvre. (je suis alors un tos Alerte)
Toujours bon les arrivées dans de nouveaux pays, mes yeux restent bloqués grand ouvert(au debut un peu fermée avec le decallage shshshshsh), observation--jme perds dans la ville, jregarde, essaye de comprendre, de m impregné des gens, du mode de vie, créer la rencontre ou atttendre quelle arrive, mais ca quand tu commences a rentré dans le domaine de l’Univers tu sais que rien narrive par hasard et quon est tous lié alors jme tracasse pas trop, car tout arrive quand tu rentres dedans et quand tes dedans tu rentres dans la magie…et cest la que ca devient bon.
Jrencontre Olivier avec qui jcommence a bosser, faire des ptits taffs, jrencontre des marins, jdecouvre les termes de voiles, je rame, je rame dans la baie, jme prends des coups de soleil, on mjette la nuit dans le port, et un mec tente de me noyé, jme suis brulé la main au second degré, jfais traversé la baie de nuit avec la ptite annexe(j ai eu un moteur pendant deux smaines) a une bande de mec trop bons des Vanuatu(un archipel diles Anglaise a deux jours de navigation dici) qui sont venus reparé leurs bateaux en bois ici (avec lequel, la bas, ils balladent les touristes a la journée), ils mdisent : my fliiiiend ! Come to Vanuatu, Vanuatu ! velly good, i give you lots of wifes, I give you two wiifes if you want ! three !!in Vanuatu i have ten wifes !
…Man… come to Port Vila and ask for Sai Francis(il me tient lepaule avec sa main et son regard devient lumineux, extatique)----and name of the boat ---MeLidian Tchataa, et la facon dont ce mec ma dit ca.. il ressemblait a un mec dune tribu africaine, je sais pas pourquoi je lai vu comme ca, mais pour moi cetai un africain magique, et quand il ma dit ce soir la juste apres le coucher de soleil alors quon etait juste a cote de leurs gros bateaux en bois, au chantier, desertique et abandonné, ou traine qqs chiens errants la nuit et des gens qui restent dans de petites cabanes sur les montagnes qui viennent faire la vaisselle et lavé les fringues des gosses la, au robinet prevu pour les bateaux --fumée, silence, errance- il ma tenu lepaule droite et il ma dit, maaaaaan……,maaaaaaan…listen, come to Port Villa, and ask for Sai Francis, (cest son nom), and name of the boat, (donc de son bateau) et la il me dit en ouvrant les yeux plus grand et en articulant bien avec une voie magique, silencieuse, qui sortait dailleurs et un peu au ralentit, name of the boat… : Me—Liii—dian—tchaaataa en chuchotant legerment, et en accentuant pluss le tchAtaaa, putain jai cru disparaître.
Une autre fois alors que jetais encore sur le trimaran, jallais vers la plage pour chercher un tube mettalique afin de faire une rallonge pour le manche du moteur, et la plage derriere le tri elle est bien pollué parcque ya toutes les merdes du port qui y derivent, et jvois 3 grands meres assises a faire un ptit feu et des brochettes et un mec, un blanc couché sur une serviette, cetait trop bon parcquil avait juste degagé vite fait toutes les ordures autour de lui et cetait comme si une fois la tache finie il setait ecroulé la comme une merde les bras etales devant. Son dos etait rouge il etait en cramage complet mais heureux au milieu de son cercle de protection-
Et elles mont offert a mangé, mont posé des questions puis yavait des gamins aussi avec qui apres on est allé se balladé a la rame dans lannexe et tout le monde etait mort de rire, on a failli coulé ils bougeaient dans tout les sens, et en partant une des grands meres de ptet 90 ans, pleine de vie et encore en pleine forme qui narretait pas de rire, une vieille mama kanak, me file un pamplemousse, des fruits, du jus et une tete de beuh !!
On sdonne rendez vous la semaine dapres ou jleur dis que jramenerais du poisson et du vin cette fois !
Des rencontres de ce style yen a eu plein et yen a toujours plein en voyage et putain quand elles arrivent et que tes dedans cest des moments de fou, et jadore, jadore trop ca.
---instants magiques de lailleurs …
Chaque voyage me fait repartir a zero, chaque pays je redemarre, je ne connais rien de toute la culture dici, des mentalites, du mode de vie, alors petit a petit japprends, jessaie de comprendre, lhistoire aussi, car pour bien comprendre un pays il faut aussi comprendre son histoire et lhistoire dici elle est intense, dur, gravé dans les memoires et dur a oublier, colonisation, putain de colonisation…
Deja avant ca, geographie, ou suis-je ??!(hiiiiimm --au bout du monde shshsh)—je casse la magie--
Alors, la Nouvelle Caledonie(ile francaise ou la majorité des gens parlent francais mais chaque tribus en fonction de lendroit ou elle se trouve a son dialecte) fait partie de la Melaneysie, ensemble dun milliers dile reparties entre la Papouasie-nouvele Guinee, les Salomon, le Vanuatu, et les Fidji.
Ensuite pour simplifier on va dire que ya la grande terre, donc lile en elle-même qui changent completement de paysage du Nord au sud et ensuite les iles des alentours, lile des pins(…putain mais lile des pins…), Lifou, Mare, Ouvea, Belep ou la les gars, vous imaginez pas les plages putain, mais meme dans les dessins que je faisais depuis le lycee, ces plages ces plages et ces putains de plages je mimaginais pas que des trucs pareils puissent existé vraiment, mais la maintenant que je lai vu de mes propres yeux et que cest encore plus fou que ce que jimaginais, ca mfait encore plus me dire que ce tout est fou.
-peut etre je suis incomprehensible- ou peut etre je suis fou, cest trop difficle decrire, ya trop de choses cest impossible de tout expliqué il faut le vivre putain !!!Cest la seule chose, le vivre !!
Bon sinon –putain il est parti dans quel delire ce tos- hiiim je sais pas trop shshs-
Ya 9 heures de decalage avec la France, cest a dire que la pour moi il est 5h17 et que pour les tos parisiens (ou les tos thailandais infiltre a Bangkok, cf ‘thomas keultz une procrass infiltre’chez poche) il est 8h17, donc je pense que a cet heure la certains d entre vous sont dans le metro, dans une voiture un peu endormis pour allé bosser ou alors en train de dormir et de faire des ronflzironflzi swampi, clap clap clap avec la levre pateuse, tos content de dormir et detre au chaud sous la couette ), et de savoir quil a encore un peu de temps devant lui, oui, car ce matin, tos à le temps de dormir un peu plus alors forcement tos qui a le temps, tos content.
(Enfant spectre, ou enfantome doit etre quand lui en pyjama, assis en tailleur dans le salon de Monjin et regarde Tom et Jerry a la télé)
Pour ma part on est maitenant le lendemain du jour ou jai commencé a ecrire (le lendemain dhier donc shshsh) et je reprend la ou jen etais parcque hier soir la biblioheque a ferme a 17h30 et on a du evacué les lieux avec la ptite’(sshsh)---
6 mois, 6 mois questcque jfais depuis 6 mois ?
Comme vous le savez jsuis arrivé un peu a larrache ici, un peu vicieusement et fébrilement avec un sac bleue, une caisse a outil et un bon martal (marteau pour les tos), un darak quoi.
Jai passé deux jours dans une auberge de jeunesse un peu false (comme toutes les auberges) et de fil en aiguille, de slip en chaussette, je me suis retrouvé sur ce petit trimaran jaune a 5 metres de la plage sur lequel je suis reste pendant trois mois.
Pendant ce temps la je bossais pour Olivier, dans son atelier, et aussi et surtout avec Antoine.(par false jentends par la faux un truc qui pour moi ne sonne pas vrai, pas real quoi, mais ca cest a mon sens apres chacuns a ses idées)
On a pas commencé la construction de son bateau tout dsuite, il avait encore qq petits chantiers a finir avant de sy mettre completement et donc il ma emmené avec lui sur pleins de bateaux, dans touts les ports de Noumea, dans des ateliers, des voileries, des clubs nautiques et cest comme ca que petit a petit jai commencé a me familiarisé avec le monde de la mer et de la voile parcque putain la voile et les bateaux cest aussi vaste que les oceans, que ce soit le vocabulaire technique specifique a toutes les parties dun bateau, la meteo, les vents, la manipulation du bateau en lui-même, les marées aussi bien que toutes les techniques si particulieres de construction navale(ou tu rentres dans le monde de la colle, des resines, des fibres et tout ca donc bien differetnd e la charpente traditionelle).
Parcque jvous jure au debut dla construction du bateau jcaptais pas tout et bien souvent fallait qujfasse preuve dune sacrée attention pour tout saisir.
On est a latelier, au dock comme on lappelle, il est ptet 11hoo du mat,, on est en train de poncer la coque avec antoine a deux, avec des grosse cales a poncer de porcs quon manie a deux, la cale : un bout de contreplaqué de ptet un metre de long recouvert de papier de verre avec a chaque exptremite une petite calle en bois pour te permettre de bien la saisir avec ta main, et la clak cest parti en rythme et le shape(travail pour donner la forme, les mecs qui fabriquent par exemple des surfs sont les shapers, encore un bon taff de furieux) commence, FLOUSS fouuSSSH on shape, on ponce, un bordele de poussieres dans lair, torsenu, on shape la coque a fond avec du putain de dire straights que je viens de mettre juste avnt dans le lecteur cd, et on ponce en rythme, shape de la coque, soleil, tu sues, mais tu kiffes, instant bon, tu formes la coque du bateau, la clak rentre Martin Fisher dans latelier (un mec dune quarantaine danne ) dans lfond, travaille Olivier sur ses pales deoliennes, et au loin , quand je regarde vers la fenetre je vois la mer et jvois meme mon trimaran jaune qui n est qu’un petit point mais putain quand je suis a la caisse du casino johnston cest le supermarche a cote de latelier ou jallais acheter mes reserves de sifflards de pates, doignons et de fromages jle vois aussi, je donne les escudos a la tos (enfin les francs pacifiques) ils connaissent pas les echcudos ici et en meme temps je tourne la tete vers la mer et je vois mon bateau, assz fou comme sensation, jme dis putain thabites la bas maintenant tes en nouvelle caledonie mec, et la bas le point qutu vois cest ton bateau ! ca me fait sourire, un sourire de madman heureux.
Mais attendez, revenons a latelier alors Martin arrive(tos Martin Fisher cest larchitecte et le concepteur de ce bateau de course), on arrette de bosser, on se sert la main, jessuie la sueur qui ruisselle sur mon front ecarlate, jme place en arriere plan tos, torse nu plein de poussiere, et jroule une clope durment merité (shshshsh).
Martin et antoine commence a parler ca donne un peu pres ca ( accrochez toi pour comprendre, mais voila le delire) :
-ils parlent du bateau)
Martin :
- Cest bien davoir un cylindre devant letrave, quand tu vas shaper tu arrangeras ca, cest 3,5 en rod, ya pas beaucoup de force, dans les minis au près ce qui casse régulièrement cest les etais cest pas les haubans, au pres toute la force est sur les genois, cest pas le terminal, cest souvent la cadene qui se delamine.
Les deux joyeux tos saccoudent a la coque fraichement poncé, Martin prend une pause faussement naturelle a lamericaine , une main calé sur la coque en appuis, la jambe droite en extension et il se recule un peu
Antoine reprend : en 2003 en arrivant au Bresil ya trois bateaux qui sont arrivés avec une cadene eclaté, cetait du jamblate aussi cest pour ca, mais la faudrait avoir une cadene inox, ou alors une cadene composite avec un axe renforcé par un petit sanglage spectra en plus…
moi jsuis acoudé a letablie et jsors mon carnet pour commencer a noter le bordele, de temps en temps Antoine et Martin a fond dans leurs discussions me jettent des coup doeils et doivent se demandé cque jfais a ecrire mais fuck off jecris je men fous !
De toute maniere ! reprend Martin la main sur la bouche, apres une grosse concentration, il faut autant d ibier que d’U.D (allez j eclaircis un peu, l.U.D cest du tissu composite quon met sur la coque des bateaux pour les rendre bien resistants aux chocs, ensuite avec de la resine en plus on obtient une etancheite parfaite) ya autant de torsion mais je sais pas…et si on fait tout simplement un spectra ?...
Moi (morveusement) : hiiiiiim un spectra ca peut etre pas mal nan ? hiiiim shshsh---(jaurais essayé au moins)cof
Jvais pas tout vous ecrire mais ca donnai un bordele dincomprehension de ce style, alors mes cours cetait ces journees passés avec Antoine a partir sur un chantier et sur un autre(il a une renault express toute flinguee et surchargee de bordele avec laquelle on traversait Noumea a toute allure), des sessions le soir dans latelier dOlivier ou il ma appris a fabriquer des moules pour arrondir le bois, sous fond de musique mystique, tout les deux avec un bon masque sur la tete parcque toutes ces putains de resines epoxy colle et autres cest super toxique(jme suis fais un longboard de dangereux apres, un truc super long, bien vicieux, environ 1m50 que jai ensuite oublié un soir dans la ville et jmen suis rendu compte que le lendemain hiiiiiim-),
c est aussi les cours que jme faisais tout seul a la bougie, le soir, sur le tri, bercée par les vagues, aidé de livres de construction et de voiles que mont preté des marins, et le vocabulaire de voile (que vous allez devoir apprendre quand on partira vers lInde)et ca donnait un peu pres ca :(cen est qu une infime partie)
Le gréement : ensemble constitué des voiles et de la mature du voilier, balancine : cordage servant a hisser la bome ou le tangon. Ok la bome cest quoi ? Espar servant a maintenir et a regler la grande voile, espar ? Piece de bois ou de metal permettant detalir les voiles, etai : cable servant a maintenir le mat sur lavant, hale bas : dispositif permettant de tiré un espar vers le bas, bande de ris : renforts installes sur la grande voile au niveau des oeillets de ris, génois : grand foc qui recouvre le mat, foc : voile davant triangulaire, etc etc,
Antoine jle suivais partout, jetais son assistant, jportais les outils, jme glissais dans les fonds des bateaux a des endroits ou il passait pas, jlecoutais quand il donnait tout ses conseils a tout lmonde parcque bien quil soit jeune, 26 ans, il connait un bordele de choses et il adore donner des conseils et aider les gens et au debut jcaptais pas tout a cause du vocabulaire (barber, spi, baume, tengon, bare decoute, filoir, pare battage, alba, bastak…)mais apres qq temps cest venu et cest la que jai commencé a moins me sentir perdu.
Se retrouvé dans un nouveau monde comme ca du jour au lendemain cest pas evident au debut, mais quand tu rentres dedans et que tu kiff cest bon, et putain les gars travaillé tout les jours au bord de leau du bout du monde, réparé des trucs en haut de mats de plus de 20 metres et voir des putains de vues sur la mer et les montagnes, nettoyer des bateaux avec des nanas trop belles(des copines a Antoine) qui samusent a sarrrosé parcquil fait trop chaud (elles sont en short moulant et en minijupe), parcourir Noumea dans une caisse a larrache et voir la mer defilé sur lcote, me retrouvé dans des discussions de marins de fous qui te parlent de chavirage, de tempêtes, de traversees de porcs, de naufrages, de voyages et de furie putain… cest bon--
Une fois on se pointe sur un ponton a la marina, fallait remettre la baume dun bateau de 23 metres, putain cest grand, et la baume cest le truc qui se trouve vers le bas du mat qui file sur tout larriere du bateau et qui maintient la voile, cetait un putain de voilier dun couple damericain, tu pouvais en etre sur tout dsuite parcque comme tout les americains sont « proud to be american » ils avaient un immense drapeau a larriere du bateau.
Quand on est arrivé (moi et ma degaine de tos, une caisse en plastique jaune sur lepaule chargé de matos) et antoine en normal quoi, un peu dans la tosserie tout de meme de par ses chaussures bateau toute flinguée qui ressemble maintenant plus a des claquettes), jai apercu lamericaine en question en train de recuré a la brosse a dent la petite rambarde metallique arriere, et la rambarde metallique elle etait grande sur ce putain de bateau, cette toss na rien a faire jme suis dis, putain cest bien false tout ca, on a posé le matos par terre a cote du pont, elle a reconnu antoine et elle nous a dit, hello guys : come on iiinn ! avec un bon accent jovial, et jlui ai dit avec un accent du texas en mimant que je remettais mon chapeau, thanks maAAm’,
-pendant que portugais antoine parlait avec son mari, un mec tout blanc, tout pale tout frele que tas limpression que le vent peut le balayer comme une feuille, jai commencé a discuté avec elle, elle me raconte quils sont partis de San francisco, passé par jsais pas ou et jsais pas ou parcque cetait ya longtemps et que jai oublié et que un moment ils ont voulu trop pousser le bateau, ils n ont pas pris assez de ris (prendre un ris et pas un rizz, riiizzz pour les tos en accentuant sur le zzzz), cest diminuer la voilure.
Quand tes en mer par exemple et que le vent commence a forcir, tu dois diminuer les voiles, sinon tu risques de tout eclater parcque ca exerce trop de force sur le mat, cest pas bon pour le bateau, ca tire trop quoi, le tout cest de savoir quand le prendre, en general je commence a comprendre maintenant que le mieux cest danticiper quand tu sens que ca commence a monté, tu diminues mais si possible avant de rentré dans le gros vent, apres les manœuvres sont plus durs et cest la qutu casses tout.
Ces deux tos avaient un winch a moteur( un winch ou cabestan cest un treuil fixé sur le pont permettant de tendre les ecoutes et les drisses, -lecoute cest le cordage qui te permet de regler les voiles selon le vent, et les drisses cest le nom du cordage qui te permet dhisser les voiles-(jen ai pas sur mon bateau(de winch) parcque luca, le mec qui me la vendu etait un vrai et il faisait tout a la main, a lancienne).
Voila au final il sest mis a pleuvoir a fond et on en a chié avec Antoine pour remettre cette putain de bome, on etait trempé et la tos a vite lâché sa brosse a dent pour allé se réfugier a linterieur, se préparé un bon the chaud de portugaise quelle a savouré assise dans son salon mœlleux bien chauffé tout en nous regardant bosser avec un léger sourire de grosse conne que tas envies de claqué.
Bon sinon pour la description de ou je suis maintenant, jsuis plus a la bibliotheque, jsuis dans le bateau au chantier (jlai sortis de leau apres un bon coup de stress sur le recif, on cest echoué avec Nadine, cetait notre deuxieme sortie et la on est en train de le réparé) ca va bientôt faire un moi que jsuis a 5 mètres du sol calé sur deux gros bidons rouillés dessence et des cales en bois.
Mais avant den arrivé la ya eu plein de choses, jvais essayer detre un tos chronologique, surtout logique- pour continué lhistoire dans lordre des choses.
Sachez tout de meme quentre le debut de la redaction de cette lettre et maintenant il c est deja passé 9 jours.
J Interromps deux secondes— juste preciser quil fait nuit, que jentends en fond le bruit du generateur, parcquici ya pas delectricté} ya un gros generateur a qq metres du bateau sous une cabane en bois et en toles toute defoncée, et cest la qujme branche pour avoir le courant, on est le dimanche soir le 23 et jsuis dans le futur les mecs, jai reussi a voyagé dans ltemps parcque chez vous cest le matin alors oui le voyage dans le temps est possible (shshsh)madness tombe, im getting sober guys, jme fais un ptit shot de vodka, cest dla pablokov ou une connerie comme ca, la moins cher quoi et jai rien pour mixé alors je bois ça sec, jcrois que jai tellement pris lhabitude decrire en buvant que jpeux plus sans, enfin si jpeux mais jsuis encore trop febrile et pas assez éveillé (cf berger des arbres, œil de sudation) pour resté dedans tout ltemps et sans laide d aucunes drogues.
Cest quoi berger des arbres, œil de sudation ?(cherchez pas je lis dans vos pensées shshsh)
Berger des arbres œil de sudation putain encore un peu long a écrire et loin de la nouvelle caledonie et de cet instant mais pourquoi pas le raconté maintenant puisque ce souvenir est remonté dans ma tête comme ça ?-putain de mémoire et d esprit mystique-
Ps : pour les dubmans j écoute en fond Amon Tobin c est un peu electro dub avec Eric Truffaz et putain cest tres bon.
Je suis au péage de Perpignan (Perpi ou Perp’S pour les procrass), je vais de Toulouse vers Barcelone, jreviens de tout ce trip de fou qui m envoit des flash encore jusqu a aujourdhui, jetais a Toulouse parcque javais rejoint Thomas qui restait la bas, il était la bas pour un week end et étudiait déjà a Barcelone, il m avait dit : passe !
Et après de la bonne route en stop et du train depuis L Italie, d ailleurs sur la route yavait un ancien mec de 68 qui m avait pris, une sorte de vieux hippie, on roulait la nuit a fond sur l’autoroute avec du jazz a fond , du jazz trop bon et le mec me demandait de lui roulé des drogues et il c était mis a me parlé des grandes années de la route et il gueulait après que je lui ai demandé : mais… c était comment vraiment a l époque ? et il ma répondu : a lepoque c était fooou, on partait ! On partait tout l’temps, on allait en Grece ! en Turquie ! en Espagne ! yavait des files d attentes de mecs au péage , yavait des mecs qui partaient sur des coups dtete un samedi apres midi en solex vers l’Inde, on arrêtait pas, c était les barricades, les universités étaient prises d’assaut, les facs, on sbattait avec les flics, on était tous ensemble et on sen fouttait de cqui pouvait nous arrivé, on etait libre mon gars !
(jviens daller eteindre le generateur, le bruit me soulait et la batterie était pleine) jai descendu la ptite échelle, le chantier est désert ce soir je suis le seul a resté dormir ici(dhabitude on est 3), jai marché torsenu avec mes claquettes dans la nuit jusqua la cabane, un des deux chiens pleins de tiques du chantier ma sauté dessus, jlui ai dit : good dog boksy, lui ai donné une ptite caresse de good dog Boksy, il a remué la queue, avait lair content, jai eteint le bordele et reparti vers le bateau, gros silence----- la jai entendu la mer se fracassé sur les rochers ----plousshh frouuuuusshhhhhh---- jme suis dit, Putain. -- et jsuis remonté) devant moi, une bougie et plus haut la lampe a petrole.
Bref, jsuis au peage de Perpignan, jme poste un peu plus loin apres les barrieres et jtends le pouce avec une tete d ebloui-le soleil venait den face- un sac défoncé et décousu qui a tâté de la longue route turque désertique, du madness plein la tete, une ptite barbe, et une pancarte Barcelone faite a larrache sur un carton que je viens de trouvé par terre, un musicien trop bon vient de me deposer jusqu a la, un pti jeune qui a un groupe de reggae et de jazzz manouche qui a fait un detour pour me deposé parcque la conversation quon avait lui a fait oublie sa route, et qui me file ladresse des bons squatts de musiciens et de peintres de la ville, jvais pas ecrire sur lui parcque sans ca cest sans fin- et la jvois une vieille r5 niké, qui me dépasse, deux jeunes a linterieur, jleur fait un ptit sourire qui veut dire hello my friends jsuis un ptit jeune tranquil qui veut juste allé a Barcelone, prenez moi svp ! Ils me regardent, sourit, et me depasse.
Qq metres plus tard la voiture sarrette, une nana sort, trop belle, roots cheveux court avec une longue dread qui pend derriere, fringues quelle a surment faite elle-même, et un regard brillant, profond, jla kiff tout dsuite, shshsh, et premiere chose quelle me dit :
- tu vas voir Amma ?
Jlui dit quoi ?
et elle me repete en accentuant pluss : tu vas voir Amma ?
Cest qui cette tos ? (jai pas dit cette tos)
-Amma ?
-oui
-tu connais pas Amma ?
-nan
-Amma tu sais l’indienne, la femme qui sert les gens dans ses bras et qui te donne de lamour
- ah ouai jen ai entendu parlé (en fait nan mais bon faut quils me prennent)
- elle est a Barcelone la pour deux jours, on va la voir mais on cest pas ou elle est exactement
-ok..ahhh ! vous allez a Barcelone alors ?!
-oui !
-tain cool ca ! jpeux vnir avec vous ?
- ouai si tu veux
Et elle reprend : tu parles espagnol ?
-ca va jme debrouille
- ok cool comme ca tu pourras nous aider a la cherché, allez monte !
Yess !
Jme dirige vers leur caisse, jrencontre son mec un vieux barbu tranquil, Bang ! un gros bordele dans toute la caisse mais quand jdis bordele cest bordele de fou quil a fallu entassé dans un coin pendant 5 mn avant que je puisse rentré derriere, et cest quapres, derriere, que je decouvre un gosse caché derrière un autre tas de bordele, cetait leur fille sur un siège enfant.
Jmasseois, la ptite braille un peu, et apres, elle arrette, --le mec demarre, et cest parti ! madroad, rencontre de vies, jadore et on trace vers Barcelone, kiff du stop--.nouveauté, excitation.
Sur la route, ils mapprenent des chants indiens, quils chantent pour calmé la petite qui commence a repleurée, et ca marche, ils me parlent dun trip qu ils ont fait la bas, pendant 8 mois, de fois ou ils ont pris Iboga, une plante chamanique, une racine qui te fait degueulé au debut et bien voyagé en toi ensuite, et la nana alors quelle est derrière, collé a moi et quelle donne le sein a la petite (putain elle avait des gros seins et a ce moment jai souhaité me métamorphosé en gosse pour avoir ma part aussi shshshhshshs – portuguai cochon crrrrrr- ps : pous les filles qui lisent ca, vous inquietez pas jsuis pas vicieux, jsuis juste un tos quoi !
Enfin bref apres une discussion qui est parti vers plein de directions, on arrive a Barcelone, jai pas vu la route passé, elle la ptite jeune elle a une photo dAmma quelle a plastifié, ils mont pas mal parlé delle sur la route.
Grâce à ses extraordinaires actes d'amour et de sacrifice de soi, Mata Amritanandamayi ou Amma (Mère) comme on l'appelle, est devenue chère à des millions de gens dans le monde. Elle caresse avec tendresse toute personne qui vient à elle et la serre sur son cœur dans une étreinte pleine d'amour. Amma répand son amour infini sur tous, sans se préoccuper de leurs croyances, de ce qu'ils sont ni de la raison qui les a amenés à elle. Par ce moyen simple, mais puissant, Amma transforme la vie d'un nombre incalculable de personnes et aide leur cœur à s'épanouir. En 36 ans, Amma a pris dans ses bras et étreint plus de 26 millions de personnes, issues de toutes les parties du monde.
Son dévouement inlassable pour les autres est à l'origine de la création d'un vaste réseau d'activités caritatives(creations dhopitaux, dorphelinats, decoles…) grâce auquel les gens découvrent la beauté et la paix que l'on retire du service désintéressé. Amma enseigne que le Divin est présent dans tout ce qui est, animé comme inanimé. Percevoir l'Unité qui sous-tend tout ce qui existe est non seulement l'essence de la spiritualité mais aussi le moyen de mettre fin à toute souffrance.(On en revient au tout)
L'enseignement d'Amma est universel. Quand on lui demande quelle est sa religion, elle répond que c'est l'Amour. Elle ne demande à personne de croire en Dieu ni de changer de religion ; elle nous demande simplement de chercher à connaître notre nature réelle et d'avoir foi en nous-mêmes.
et la on arrive a Barcelone, jsuis en kiff sur tout cque jvois, nouveaux pays, passage de frontiere, et les deux jeunes devant a la recherche de cet Indienne mystique.
On se gare a coté dune place ou ya beaucoup de monde, pas loin de la mer, jmarche dans la rue avec la belle roots, qui tient la photo dAmma dans ses mains, on marche, j arrette qq tos espagnol en leur demandant si ils savent ou est Amma, parcque personne na lair de la connaître alors jdemande a la meuf mais tes sur quelle est la ? et elle me dit oui elle est la, je la sens de toute facon et elle commence a geuler : AAAAmmaaaaaa ! Ammaaaaa ! dans la rue, ammAAAAA ou t Eeeees, je sais qutes laaaaaaaaaaaaaaaaaa, rééééépoooond !
, et putain jvous jure quelle a gueulé fort alors jlui ai dit, putain mais elle a pas un portable ?(cette tos)
----------------la ya eu un blanc, elle ma jeté un regard qui disait : putain mais tas rien compris toi, et elle reprend avec tenacité : elle menteeend !!
et elle recommence : AmmaaaAAAAAA ou t eeeeeeeees
Enfin finalement on a trouvé deux roots trop belles encore et qui avaient lair lesbiennes (shshhshs) a un cafe qui savaient ou elle etait(elle ma dit, tu vois..elle ma entendu… et elle ma fait un clin doeil), elles nous ont indiqué une direction, on yest allé, on cest perdu et apres dla ballade dans la banlieue de Barcelone on a finalement trouvé l’endroit, une grande salle quon appelle le forum a cote de la mer et ou Amma se trouvait,.
On arrive. un grand parking, des tentes a larrache sur certaines place, des vans, des roots, des falses, des meufs habillees tout en blanc trop belles) mais trop belles, et un bordele de monde de tout ages, des gamins, des gros dread man, des rastas, des tos qui sont perdus, mon sac et eux le ptit couple qui veulent absolument que je la rencontre, parcque comme elle ma dit sur la route, si on tas croise cest quil fallait que tu rencontres Ammaaaa. Et ses yeux se sont illuminées-
Faut quelle te prennes dans ses bras, tu doix recevoir son darshan, son quoi ? son darshan, son etreinte, cest le moment ou elle va se revelé a toi…
Et elle ma expliqué ce que elle a ressenti, la premiere fois quelle la pris dans ses bras, une puissante vibration, un flux d’énergie a commencé a monté en elle, et elle reprend en parlant avec amour et en serrant ses bras autour de son corps dun regard detaché, illuminé, « elle était si rassurante…, si enveloppante… ».
Et ma raconté comment elle a gueri un lepreux en lui embrassant ses plaies..
J’ai fait la queue dehors avec eux, jai essayé dappeler tos Thomas qui repondait pas jlui ai dit ou je pensais etre sur sa messagerie et jsuis rentré dans ce grand truc enorme ou yavait un paquet de tos mystiques, de la musique indienne et une bonne energie que jai senti tout de suite en rentrant, enorme salle de conference avec une grande scène remplis de devots, et pleins de stands éparpillés (du tos éparse partout, des photos d’Amma, des stands de ventes dencens, de boufe typique, dhabits du tibet (false mais cool) et bref moi je bloquais sur toutes les roots libres et détachées que je croisais,
Ils mont pris un ticket pour letreinte avec Amma, letreinte avec Amma tas une longue file de tos et tas Amma sur la scene qui serre chaque tos dans ses bras et qui leur donne de lamour, le tos jeune qui ma emmené jusque la , cetait vraiment un tos tranquil, vraiment bon le mec, il ma dit quil avait deja vu Amma alors jlui ai demande cetait comment ? Elle tas pris dans ses bras ? Tas ressentis quoi ? Et il ma dit, rien en fait jcrois que je lui ai pas donné assez damour, je doutais trop a lepoque, mais maintenant je suis prêt et il avait lair prêt ce tos.
J m assois avec eux sur les sieges en plastiques qui font le tour de la salle immense, ou se trouve au centre une sorte de terrain de basket et tout devant : la scene, ----
en fond :chants qui te font prendre conscience que tu vis, que texistes, une photo dAmma projeté au mur en enorme et les devots qui chantent ; enfin lambiance est planante et jobserve, je rencontre toutes sortes damis que connaissent les deux jeunes, et jsuis sur la route, libre, et a Barcelone, fuck man !
Cest a cet instant la que jai rencontré le berger des arbres, cest juste le surnom quon lui a donné avec Thomas (il ma finalement rejoint apres alors que jetais perdu qq part dans toute cette foule, jai tourné la tete un moment et jai vu tos Thomas qui me cherchait avec la main en visiere et la tete du montagnanrd essouflé),--
berger des arbres, cest inspiré du peril jeune, ou un moment tas tos duris (Romain Duris et son pote aussi) qui arrivent dans un bar en plein Paris pour pécho dla bonne drogue et tas un mec qui leur fait le tour des tos qui sont a la soiree et cest la quil leur presente le berger des arbres un mec mystic au cheveux long et il dit, ‘lui cest le berger des arbres il a un contact etrange et fou avec la nature’ en lui tapant sur lepaule et la tu vois Duris et son pote qui se regarde en rigolant)
Et le berger des arbres de Barcelone cetait enfait un vieux pote des deux jeunes (jai oublié leurs prenoms alors je dois ecrire les deux jeunes et ca me stress, cest la que je vois limportance de prendre des notes en voyage—si tu veux ecrire par la suite-, enfin javais ecrit mais jai pas les carnets la) enfin pour moi il faut prendre des notes parcque je fais plus confiance a ma memoire et jaime bien me rappellé des choses exactement, la jmen rappelle de memoire et cest pas facile mais jy suis presque, surtout quand jentends ce son que jecoute la, putain de percus et flute (essayez de trouvé le son les gars cest exactement la track 09 de lalbum D’Amom tobin avec portugais Eric Truffaz)
On est assis, sur les sieges, on attend larrivée d’ Amma, la roots me parle de derniers bouquins mystques quelle a lu, jlui parle de certains trucs que jai lu, bref on fait du blabla mystique quoi.
Et la berger des arbres est arrivé mec assez frele cheveux long attaché derriere, petite barbe daventurier, long nez, yeux fins, bouche fine aussi et il est dedans le mec.
Cest la quil a commencé a me parlé de ses expériences étranges, il me dit qun moment apres avoir pris Iboga, il en pouvait plus, il a tout compris, il a su que notre vie, la vie des hommes ca tenait pratiquement a rien, il a compris quon était en équilibre sur une lame de rasoir, il a soufflé dans les airs et il a dit sooooufff et pouf, ca tient a rien avec sa main ouverte paume vers le ciel et fiooooou il a soufflé, apres il a disparu, a vu ses mains se désintègré, sa tête vibré, il a commencé a tremblé (la musique qui resonnait dans la salle était envoutante, et je voyais des groupes de jeunes femmes toutes habillées de blancs tourné en rond dans une sorte de transe extatique) et jetais la, en Espagne, face a berger des arbres qui racontait une experience mystique dans l Univers.
Jlui dit : putain, berger, mais cetait quoi ca ? cest ou que tas eu ca ? et cest la quil ma dit ca…ca….il en peut plus, il transpire---, ca ! , cetait dans loeil de sudation----,
Jlui ai dit quoi ??! Et il a repeté : la jetais dans loeil de sudation et il a continué la description du trip.
-Merci, berger, tu mas trop eclairé la
putain mais cest quoi ce truc loeil de sudation mais il etait trop a fond, il vivait ce quil disait et ca jai kiffé le mec y croyait, il savait peut etre, mais il le disait et il etait dedans, parcque il me faisait ressentir par ses paroles ses expressions et son energie a quoi pouvait ressemblé ce putain d oeil de sudation alors que je navais aucune idée de quoi il parlait.
(Voila cetait ma parenthese sudation, au final jai pas serré Amma dans mes bras parcque on est sortis dehors avec Thomas pour discuté et se dire putain mec la nouvelle saison est arrivé et ca va etre mad mec ca va etre mad, on va embusqué partout, on va sfaire des toits, du son, putain ! on va trippéé ma couuiiille ! on est rentré a linterieur salué les deux jeunes, la fille ma pris dans ses bras et ma embrassé tendrement et il mont dit passe nous voir a la maison(ils habitaient une petite maison en pierre dans les pyrennes perdus au milieu de nulle part et comme un con jai perdu qq semaines apres le carnet de notes avec ladresse alors qujme balladais sur les toits de Barcelone un peu bourré)
Putain, la sudation ca doit etre dur, meme tres dur, peut etre bien aussi dur que le ghetto, mais le plus dur pour moi en ce moment, ca reste d écrire et de vous raconté tout ce qui cest passé depuis que jsuis la.
Vous me manquez , vous me manquez trop, mais putain je perd tout la, je sais plus rien, rien nest jamais acquis vraiment en fait, je suis dans la recherche total que ce soit a travers la peinture, la photo, lecriture, le voyage, jen sais rien en fait, jme perds, cest trop vaste mais je commence a comprendre, a y voir plus clair dans tout ca, a y voir plus clair dans la vie en general, et je comprend les mecs qui en arrivent a mettre juste un point blanc sur une toile noir, parcque ca sert a rien dallé plus loin, cest suffisant, ya trop a faire, trop a dire, et apres cest la confusion) jsuis aidé par cette musique que jecoute a cet instant precis pour ecrire ca, et la cet instant, la cest l Univers, mais mettre un mot sur ca cest deja le perdre, parcque ca…, ca a pas de nom, Lao tseu dit dans le tao te king : le tao est fuyant et insaisissable.
Le tao cest quoi ? Pour moi le tao cest le tout et cest le rien, cest le yin et le yang, cest le madness, linstant, la vie, la fleur, cest moi, cest toi, cest tous, cest lunivers.(cest aussi ma petite bouteille de madness)
Sur le plan philosophique, le tao cest un principe en activite constante mysterieusement caché en toutes choses et se manifestant a travers l incessante mutations des choses, des gens, des rencontres, de la vie.—tout est lié—
Tchou Hi écrit :
‘Pour approcher le Tao, il faut creuser en nous-memes, non pas le chercher dans le monde futile des apparences ou dans des theories extravagantes. Chacun porte en soi le principe d’equité que nous appelons la voie. Et il poursuivait : « Le Tao nest pas seulement la voie, il est aussi celui qui la suit, il est le chemin eternel que parcourt etres et choses. Tout émane du Tao, se conforme au Tao et finalement se fond a nouveau dans lunité du Tao. »
Tchou Hi putain essayez de calé le mec—Tchou-Hi
Le meilleur moyen de percevoir le tao cest d ETRE, cest detre deja, etre la, vraiment present a tout ce qui tentoures a chaque instant avec tout tes sens en eveil, etre la dans cet instant, cest la seule chose qui compte mais y etre vraiment-putain mais rien nest reel-si ca lest, etre et etre, la derniere fois que jy etais je jouais de la flute au port, le soir, la nuit, sur un banc avec Nadine a cote, daniel un pote qui fait de contact(boule que tu fais roulé sur les bras et le corps et quand tu maitrises ca rend trop bien, et tas limpression que la boule vole) et Franck aussi un jeune lycéen qui est dedans et qui percois un debut de madness quand il commence a improvisé a la guitare parcque putain limpro ya que ca, ya que ca pour moi dans la musique quand tes avec une bande de tos et que tu commences a improvisé avec un instrument, ensuite si ya dautres mecs avec des instruments ils commencent a sentir que tu rentres dedans, lenergie que tu dégages est trop forte alors cest la que les conversations de bla bla commencent a sarreter, du style putain jen ai marre des cours, je sais pas quoi faire apres, etc, et cest la que tu rentres dedans, dans linstant, dans le maintenant, parcque seul compte le present, et la quand un des mecs rentre dedans, si il y croit vraiment—meme si la notion de croire ou de ne pas croire rentre plus en compte ici—lenergie arrive et tu sors du temps, de toutes notions conditionnés, de toutes pensees.
Tu rentres, tu sors, (un peu comme un diagramme de pulsation cardiaque), cest ca l’instant tu rentres tu sors, tu le perds tu le retrouves, tu perds koi< ?tu retrouves koi ?> je sais pas ?> mais tu perds le ca,(le ‘it’en jazz bibop).
Et dans sur la route de Kerouac alors quil est a un concert de Jazz, dans le sous sol dune ptite rue la nuit de San francisco, et que le public collé a la scene en transe gueule aux musiciens en impro complete, blow men ! blow ! dont loose it !! le perdez pas , le perdez pas ! parcquils savent que les mecs y sont, ils le ressentent…
En parlé est impossible, -je tourne en rond, alors peut etre que le mieux est de ne pas en parlé mais voila vous voyez mes pensées et ou jen suis dans la recherche, mais pour le tao, linstant, le vrai, la pulsion (la premiere pensée est la meilleure) pour le tao, le meilleur moyen de le percevoir cest detre « sans passion » en lacceptant tel quil est.
La par exemple jecris dans lunivers du bout du monde un truc dont je nai aucune idee et que vous essayez de comprendre, jessaie de lexpliqué mais je ny arrive pas et cest ca !!! cest ca le tao, tu ne peux pas en parlé, pas y mettre de nom.
Lao tseu disait : celui qui parle beaucoup du tao est souvent reduit au silence, il vaut mieux observé le milieu, le juste milieu.
16 : celui qui imite le tao subsiste longtemps, jusqua la fin de sa vie il nest exposé a aucun dangers...il dit aussi : lesprit agité, tantot il le perd, tantot il le garde, mais lesprit entrainé est toujours dans le tao- je dois etre lesprit agité—cof cof
Celui la aussi je kiff :
Sois paisible pour connaître l’absolu
Sois actif pour connaître l’exterieur
Les deux surgissent de la meme source
Tout ce qui fait la vie est une totalité
Une totalité…cette totalité cest l’Univers.
Ce soir la, on etait a notre petit spot du port, sur le banc a cote des pontons ou on jongle, Daniel et les autres parlaient de drogues, de cours, de musique de tout et de rien, et moi je jouais de la flute en impro totale rattrapé par l’instant, sans pensées sans reflechir sur rien, et petit a petit leurs voix ont commencé a sestompé, je les entendais de plus en plus loin, javais les yeux fermés, je me sentais partir, -javais pas fumé- et jai commencé a me sentir de plus en plus leger, la sensation etait trop bonne, trop bizarre, jai souris, plus de notions sur rien, plus de pensées, jetais la tout simplement, le vent etait fort ce soir la et a commencé a souffler de plus en plus fort, le bruit qu il faisait etait fou, jme suis vu dans une pleine desertique, seul dans un néant, je suis devenu le vent, jai ouvert les yeux, cest comme si javais disparu, jetais plus la ou alors jetais la, mais vraiment la, je sais pas encore, mais jetais tout, jetais Daniel, Nadine, les tos, la feuille, le banc, l’air, le tout.
Jai refermé les yeux et ca a duré encore 5 minutes, jetais en extase interieur, les voix de Daniel et Nadine me sont reapparus et redevenu audible et il disait :jean sé ! jean sé ! arrette, mais je savais que jy etais presque, (presque dou ? je sais pas mais jy etais presque), jai essayé de resté mais ils parlaient de plus en plus fort et la soudainement je sens que quelqu'un marrache la flute des mains, jouvre les yeux, sonné, et un vieux mec false dune quarantaine dannee dun bateau me dit : cest pas bientôt finis ce bordele la jaimerais dormir moi, je travail demain, et il a donné la flute a Nadine, jai mis mes mains sur ma tete et jai dis : Naaaaaaaan, pourquoi ?... jai presque pleuré.
Seulement je savais ce que javais vecu, jetais peut etre pas prêt, mais cest la que jai compris quil yavait autre chose, vraiment autre chose et depuis ma quete est de retrouvé ca...
Bon jvais continué sur les nouvelles, je suis maintenant au port, au bout dun des pontons, le ponton G exactement, jai, depuis que je bosse avec Antoine un adaptateur (que je lui ai carotte shshsh) qui me permet de me branché sur les petits postes electriques quil ya toutes les trois places sur un ponton, cest des prises spéciales a trois branches et sans adaptateur tu ne peux pas te branché la dessus- jsuis torsenu, il fait trop chaud, trop beau, aujourdhui cest le jour de la kanaky, la kanaky cest la nouvelle caledonie et les kanak cest le nom des habitants dici, les melaneysiens, pour les blancs cest le jour ou les colons sont arrives, ou la kanaky a ete decouverte(donc presque debut de la colonisation) et pour les kanak cest la fete, en fond dans le centre ville jentends un mechant sound system, ca part en dub et en rubbadubstyle(derange tes voisins), jaimerais bien allé voir mais il faut que jarrive a finir cette lettre.(impossible)
Tout a lheure en passant dans le centre en scooter jai vu tout le monde posé par terre par petits groupes, dans les parcs, des ptits rassemblement dans la rue, jai senti lodeur du poulet grillé et jai eu envie dacheter une brochette seulement javais pas assez de sous alors jai pris deux nems.
A ma droite se trouve mes batons du diable, jai passé la matinée a fabriquer une housse a partir dun pantalon velours que jai trouvé au bateau, comme ca maitnant jles transporte partout en bandouliere et jai limpression detre un yakuza un peu fou avec un sabre dans le dos.(jlai offert a Nadine avec dautres batons que jlui ai fait pour son anniversaire. Elle était heureuse)
Jfume une roulee, et jecoute maintenant Pablo Gad : more blood (trop bon aussi ca part en dub sur la fin)
Jviens de tourné la tete a droite en toussant glaireusement et jai vu lenorme ferry Pacific sun arrivé, les ferrys pacific sun ils sont blindés de touristes, et en general quand ils arrivent jvais joué du baton la ou ils debarquent tous depuis que une fois un mec ma filé 1000 francs comme ca, 1000 francs ca fait 8 euros.
Voila un matin je vois mon nom dans le journal et tout un article consacré a la construction du bateau, putain je suis trop content et jy crois pas encore, tout se passe bien, bien que je commence a douiller au niveau de ma santé, jai commencé a attrapé toutes une serie de furoncles (infections qui ressemblent a de bons gros boutons de pues qui font bien mal) et les furoncles ca peut allé loin surtout si ca attaque un os, ca peut allé jusqua l’ablation du bras ou de la jambe(infection a la requiem for a dream), si tu fais pas attention avec les soins.
Le premier que jai eu, jetais au tri’ la nuit, dans le hamac, jetais deja en pression moustique- yen avait trop et jetais un peu sonné de toutes les claques que je venais de me mettre pour essayer den degommé vicieusement un, et je gueulais un peu comme Alan pris dans les ronces pour aller a la cabane : mais lachezz moii putain, lachez mooooi ! crrrrrrrrrrrr
(Jdevais etre en pression 399--
Au tri jen ai chié, yen avait plein desfois, ils arrivent surtout quand ya pas dair et quand il fait bien lourd et humide.
Au tri ya de leau dans les deux coques exterieurs et ca les attiraient encore plus, cest la quils se reproduisent, et meme l encens fuma killa que javais achete ne suffisait pas a les faire partir, pourtant quand jai acheté ce truc, les serpentins fumakilla, jme suis dit putain ca doit etre de la bonne came mais en fait nan fuma killa ca kill rien.
Jlis un bouquin de construction de bateau en bois a la bougie et je regarde ma main qui commence a me brulé, sensation de fourmi qui se deplacent partout.
Je savais que javais deja un bouton la mais pour moi cetait un petit bouton de rien du tout qui allait passé, mais ce soir la le truc cest reveillé et a commencé a gonflé, ma main me demangeait, jai commencé a me sentir pas bien et jai vu un point noir apparaître sous ma peau, jme suis dit : putain ca doit etre une larve, merde, et jlai vu bougé.
Il etait deux heures du matin, jpouvais plus bougé les doigts et ma main gonflait de plus en plus, impossible de dormir, trop douloureux, jsuis allé aux urgences, heureusement a ce moment la Antoine mavait preté un petit moteur parcque sans ca jaurais jamais pu ramé.
Apres une bonne traversee de la baie, jvais au café du port ou les serveurs etaient en train de nettoyer et ranger les dernieres tables dehors.
Jleur demande ou se trouve lhopital, ils me lindiquent, jtraverse toute la ville a pied et jarrive a lhopital, la femme me dit dattendre un peu, ensuite elle me dit : cest pour quoi, et la la fievre avait monté et je transpirais et jlui dit, jcrois que jai une larve sous la peau, (jen pouvais plus), surprise, elle me repond: une larve ??
mais questcqui vous fait dire que cest une larve ??
-jlai vu bougé !!
elle me prend la main et regarde un peu en stress et en prenant une legere tete decoeurement
Bon.. asseyez vous allez remplir un dossier au guichet la bas et une infirmiere vas vous appelée
, jattends qq temps dans ma febrilité et la une grosse infirmiere pousse une porte et dis : mr de jongh sil vous plait, jme léve febrile, elle mfait mallongé, regarde, et elle me dit mais cest pas une larve, cest un furoncle, un tres gros furoncle meme.
Elle m a incisé la main et ya un bordele de pue qui en est sortis, jai douillé, et voila, ca, cetait le premier.
Petit a petit jai appris a les soigné tout seul.
Des le debut, les medecins mont dit que cetait du au fait que je venais darrivé et que mon corps n était pas habitué a ici, ainsi jallais devoir attrapé toutes les merdes qui passaient le temps que mon corps crée les anticorps specifiques au pays- tu parles dune connerie putain
mais les furoncles ca peut venir aussi dune mauvaise hygiene corporelle et dune mauvaise hygiene alimentaire, a la base le germe sapelle le staphylocoque.
Jpense que dans mon cas cetait plus un probleme dhygyene, cetait assez extreme sur le tri, jme lavais pas tout les soirs, yavait des cafards, surtout au debut, apres ca allait, je mangeais que des pates a lail, aux oignons avec de temps en temps un peu de jambon et des cocos que jallais prendre la nuit dans les cocotiers le long des pontons.
(une fois jme suis fait grillé alors que jetais en haut de larbre, les jambes encerclant le tronc et moi en pression a faire tourné la noix pour la faire tombé et le vigil qui tourne dans le neant de ses pensées me dit, excusez moi Monsieur vous faites quoi la haut ?
Je lache la noix dma main discretement, et jlui dis : bonsoir (cof cof)jregarde la vue, jattends un ami shshshshshsh
-Vous savez que cest interdit de prendre les noix de cocos ?
-Ah bon ?
Oui, alors descendez tout dsuite
Jmetais fait volé toutes mes affaires au debut, pc portable, appareil numerique, carte bleue etc et javais plus rien plus de sous, et ca le temps que je refasse une nouvelle carte ca ma pris un mois, jai vecu avec quasi rien.
Bernard un mec qui restait sur un bateau à cote mavait depanné un peu dsous mais cetait dur et la vie est cher.
Tout les matins, le soir, la nuit, je ramais, jme levais en general vers 6h et le temps de mangé je partais a 7 heures pour etre au dock ou on construisait le bateau a 7h30.
Les traversees de la baie, cetait toujours different, desfois cetait meme impossible parcque yavait trop de vent alors je faisais du surplace et fallait mettre les rames parallelles a leau sans ca elles faisaient comme une voile et je partais dans lautre sens,
Ca me prenait 10 minutes quand cetait tout plat et que jetais en forme et dautres fois ca me prenait ptet une demi heure, 40 minutes, mais jen pouvais plus, je prenais tout ca comme un entrainement pour me musclé, fallait que je le fasse cetait la seule solution, enfin pas la seule jaurais pu laisser lannexe a la plage de lautre cote mais apres fallait qujmarche pendant 30 minutes pour arrivé jusqu a latelier parcque ca me faisait faire un trop gros detour.Donc jpreferais ramé.
La mer changeait de couleur en fonction du temps, desfois grises clair, argenté pure et brillante, desfois jaune soleil, verte, bleue turquoise, le vent tourne aussi, les vagues sont plus ou moins grosses, et la nuit…putain la nuit cest bon aussi, quand tu passes la digue, souvent ya deux ou trois herons perches sur les rochers, immobile qui meditent sur une pate, figé dans leternité— semblable aux vieux maitres qui meditent, et juste derriere ya une pancarte eclairé dun faible neont blanc.
Quand j’etais vraiment claqué je ramais presque pas et me laissait derivé dans limmensite de la baie, une fois jme suis endormis allongé comme une crepe dans la barque, et coup de l’Univers jme suis retrouvé a qq metre du trimaran(chose quasi inexplicable quand on pense aux courants, et au vent).
Apres jai eu un autre furoncle sur un doigt et la jai tenté de ramé avec mon pied parcque jsentais plus ma main mais yavait rien a faire, ca marchait pas, jai attrapé la rame avec mon doigt tout gonflé jai serré de toutes mes forces, et jy ai été a fond, cetait le seul moyen, et arrivée au milieu de la baie, le truc a eclaté et tout le pue a giclée, apres ca jetais soulagé et jai desinfecté au tri’-
Donc jdisais les traversees la nuit cest celles que je preferais le plus, en ramant petit a petit je me sentais quitté Noumea, le bordele de la ville, les klaxons, la pollution, la saleté (Noumea cest asses polluée, ya des canettes de bierres dans les caniveaux, des poubelles qui debordent, des clochards qui te font chier a te demande des sous tout ltemps en te disant mon frere, mon frere ! tas pas cent francs Stp ? et certains trimballent des bouteilles de Don sergio a la main (le vin en brique de lait) et sont soul comme des cochons, ya des vieux graffs sur les murs, des papiers par terres, des poubelles qui degueulent de merde, des canalisations degouts qui se deversent dans le port, des sachets plastiques qui flottent, des canettes et des merdes et les oiseaux et poissons qui vivent malgre tout au milieu de la merde, question dhabitude je pense) voila Noumea cest un peu la babylone de la Caledonie, et les clochards normalement il ne devrait pas yen avoir, parcque ici tu ne peux pas etre clochard, tu peux pas mourir de faim, a la tribu tu as tout,(dans lile il ya encore pleins de tribus ou les gens vivent en comunaute, en harmonie avec la nature, ils cultivent, le terre, ont de grands, champs, connaissent les secrets des plantes, le pouvoir des anciens, les forces cachés de la mer, les esprits de la foret, tout le monde peut taidé, parcque a la tribu tu partages tout, cest la communaute, meme en dehors de ca la terre est riche et avec un peu de motivation tu te construis un squatt, tu cultives un peu et tu peux vivre de ton potagé, mais les clochards de Noumea, en general, jen ai rencontré pleins avec qui jai discuté, ils sont anesthesié par le kava (boisson a base de racine qui te donne un melange deffets entre petard et tise),le wisky, le vin et ont deserté la tribu ou bien la tribu ne voulait plus deux.
Mais yen a des bons et des trop trippants, comme Tchako, Marylou, Leila, Serge, avec qui jaime discuté et trippé.
Serge il est bon.
Gros rasta avec une barbe de dingue, tu ne distingues plus ses levres, et des grosses locks quil cache dans un bonnet ou quil attache en Saddhu au dessus de sa tete.
La premiere fois que je lai rencontré je marchais dans la rue, en claquette, (jmarche plus quen claquette, je ne sais plus ce quest une chaussette) et quand jsuis passe a cote de lui il sortait dune grosse sieste et il ma demandé si javais pas une clope.
Jlui ai donné et jme suis posé avec lui.
Serge jai quasiment jamais rien compris de cquil me racontait a part t as pas une clope et qqs autres trucs ou il mexpliquait que dans le telephone portable quil avait trouvé dans la poubelle il pouvait parlé avec les extraterrestres.
Il se ballade souvent avec un gilet de sauvetage jaune quil sert a fond (jpense que ca doit signifier sa resistance par rapport au systeme, il flotte dans le systeme et il sen fout completement, ou peut etre cest pour dire quil veut quon le sauve, ou juste pour le montré, ce mec est fou mais il est genial, il est subtile putain) .
Ses fringues : un ramassis de pleins de fringues entassés les uns sur les autres, vestes de cowboys, chemise classe, ficelles, pull-
Une fois on passait ltemps assis dans lherbe (jallais ecrire : on discutait, mais je lecoutais juste marmonné ses trucs incomprehensibles et apres avoit tapé qq temps sur son clavier dordinateur(quil trimablle partout) dans le vide comme si il ecrivait un roman-mais fallait voir lattention quil y mettait !! il sort un bouquin enorme dinformatique quil ouvre a une page au hasard- il prend un stylo, une feuille ou ya ecrit pleins de chiffres dessus, quil sort dune grosse pochette remplis dautres feuilles, et il commence a dessiné une sorte de masque africain, il regarde le magazine et sa tete devient de plus en plus serieuse, tres concentré, il recopie soigneusement sous son dessin un ramassis de codes html et de manipulations comme escape, enter, des series de chiffres, il tape sur son clavier, il reprend ses notes et encadre : delette all, delette all !! et il commence a tout barré frenetiquement—puis apres il me donne un bouquin anglais de yachting ou ya toutes les marinas des pays deurope, les cartes dentrees dans les ports, et des adresses utiles, il mdit tiens pour toi, ramasse toutes ses affaires et repars aussi mysterieusement que je lai croisé dun pas hors du monde vers une autre poubelle pleines de tresors a fouiller.
Une autre fois je lai recroisé, cetait pendant une periode ou il arreté pas de pleuvoir, et Serge jle kiff aussi parcque il cest mis un peu en retrait dans la ville, les autres clochards restent dans un foyer ou dans des tentes planqués dans des coins mais lui il cest construit dans des buissons a 2 metres dune toute petite plage ou personne ne va jamais un ptit abri, il ma emmené la bas une fois et jai vu que ca prenait bien leau parcque sa bache etait toute trouée alors vu que jen avais une au tri qui me servait pas jlui ai ramené en annexe, il etait pas la alors jlai laissé a cote, le lendemain jlui ai demandé si il lavait vu, il ma dit que nan…qqun a du la volé..
Tchako !Une fois j etais au marché et jentends eeehhh jean sebastiiieeeeen ! jme retourne cest Tchako, il est posé sous un cocotier, face a la mer, aux bateaux, et a tendu une petite natte par terre, ya du bons gros Jimmy cliff qui sort de son vieux poste tout niké quil a depuis trois semaines, ya son sac aussi, un sac a dos tout neuf, son ptit chien trop mignon un croisé labrador berger allemand qui a des tiques)
-ca vient dson pere ca !
Jme pose avec lui, putain trop bon, le son, la ptite palme de cocotier qui vole au dessus de notre tete et qui nous fait dlombre, les fleurs tropicales a cote et ce soleil de fou auxquel jme suis maitenant habitue.(jsuis bien bronzé depuis ltemps)
Il mtend ce qui ressemble a une roulée
Tiens petard, tu veux fumé petard ?
-yess ! merci,
putain mais tes trop posé la !
Il sourit et me repond : net !(ici ils disent tous net, cest comme pour dire : grave ou clair)
Il part au marché cherché une bouteille et de leau apres qujlui ai dit que javais une petite bouteille de pastis dans mon sac qui etait a la base prevu pour un apero chez des jeunes tos qui habitent sur un bateau au port.
-putain tu bois alcool fort toi !
On fume tranquillement, je savoure linstant, la vie, la discussion et il reprend, moi jaime bien Gin ou wisky, et il mraconte qu en ce moment il se repose, il bosse sur le mur de la boucherie da cote, il a finis a 12 heures et il reprend vers midi.
Japprends quil est sculpteur, quil a eu un diplôme, mais il me dit avec nostalgie que son reve a lui cetait la marine marchande, il voulait partir sur les mers et reparer les moteurs.
La musique sarrette, il traffique le poste avec son couteau pour mettre la radio et en meme temps quil bricole il me dit, la yavait bouton, la aussi, la yavait pour les cassettes tu sais ? cassette la, casséla cetait pour la radio, boutons, cassé, mais heureusement ya garantie ! tu sais garantie un mois ! alors cest bon, arrive un autre man qui semble trainer dans son gros sac a dos tout le poids de sa lourde existence, dos courbé, penché en avant, main qui tombe et les pieds qui trainent un peu au sol.
Tchako mle presente, lui cest Gaspard, Ouvea !mec dOuvéa ! cest la famille aussi tout ca ! Gaspard ! mais pas Gaga, et Gaspard pose son sac me demande dou je viens qui je suis comment je suis venu, et il mparle de ses plans chez lui en brousse, du bordele que cest Noumea, il mdit quil a arreté lalcool parcquapre tu deviens comme Tchako ! mais Tchako il est trop trippant, imaginez un style a la LeeScratch Perry, des colliers suspendus partout, un short dun cote et un pantalon de lautre (un peu a la Serge), un chapeau haut de forme de gentleman anglais, une vieille montre a gousset qui marche pas, enfin un paquet de bordele sans lien direct mais qui sur lui forme un tout qui lui va bien. Il a la meme tete que Wiss, dISrael.
Il mdonne du thon bien frais, mapprend comment bien le cuisiné et en meme temps il retire les tiques du cleps quil balance a coté et un moment il manque de men balancé une sur moi qui a devié dans son envol avec le vent.
On squitte un peu plus tard avec le traditionnel tcheklocal qui ici est un double paume contre paume tranquil et lent, sans trop de force suivi dun : ttalheure ! cest bon !ok mon frere, ttalheure !
Maintenant a chaque fois quon se croise il me crie des gros Sebastianoooooo(meme si on est a 50 metres de distance il me reconnaît) et il vient vers moi en courant, il me donne du petard, des jus de fruits, jlui file des bananes, des trucs que jviens dacheté, du tabac, des pieces, on discute, il me parle des traditions mystiques dici, de sorciers, de sa famille, me dit les noms des plantes et des arbres que jconnais pas, me presente dautres mecs, alors jme retrouve dans des bandes de clochards a boire du vin avec eux, et jadore parcque jaime rencontré toutlmonde, jpose des questions, ils racontent des histoires, jles ecoute parlé, jbois apres eux, (jai la foi---cf ca, la foi ca vient de mon education protestante ou au moment ou il ya la sainte scene, cest a dire le moment ou tu bois le vin et mange le pain, ben chez les protestants cest pas comme chez les catholiques ou touvres la bouche comme un tos et tu croustilles lhospice quon te tend, nan, chez les protestants, tas un petit plat argenté qui est remplis de petits morceaux de pain frais fait dune maniere traditionnelle par une personne âgée du temple, et cest un pain qui est delicieux et qui tourne aidé par des fideles dans le temple et le fidele met le plat devant toi (tout le monde est en cercle a linterieur du temple (leglise pour les tos catholique), ps jsuis plus protestant-
le vin, lui, ya deux coupes en argent aussi, et cest la meme coupe qui tourne pour chaque personnes, on est donc tous en cercle, les uns a cotes des autres, et tas cette coupe qui passe de bouche en bouche alors quen fond ya lorganiste qui joue un ‘psaume qui resonne dans toute la piece et qui te fais rentré dans un sorte de mode solannel ou tas limpression que tes en train de faire qqchose de sacré et dimportant) et en general a ce moment la la tete des gens est grave et triste-(tout lmonde naime peut etre pas vraiment lidee de mangé un corps et boire du sang)
Donc la coupe elle passe de bouche en bouche et avant toi, il peut yavoir un vieillard tout senile qui en peut plus qui est sur des bequilles et que si yavait pas sa femme a cote pour le tenir ben le mec secroulerait par terre tellement quil en peut plus et quil sait plus ce quil fait la, il tousse, il grele, il est enrhumé ou alors une jeune de 30 ans qui a la creve, ou quoi que ce soit, cest ca justement le principe, quand tas la foi, tu passes, tu nattrapes aucune maladie, et tu bois apres qui que ce soit, mes parents ca fait ptet trente ans quils font ca et ils nont jamais attrapé aucune maladie, voila ca cest Dieu, mais moi ma foi, elle est en moi, jai foi dans lfeeling, dans lintuition, foi en l’Univers.
Noumea cest assez petit et tas limpression den avoir vite fait le tour mais en fait jme rends compte que chaque jour j observe des expressions sur les gens, des sourires, des gamins qui jouent ensemble au milieu dun tas de merde mais ils sont au dessus de ca, ils sont dans lespace, dans un western, et ils passent, parcquils sont pures, ya un chat qui traverse la route avec une lumiere irreel, ya une jolie femme avec un voile sur la tete qui me fait un sourire, ya une porte rouge dans une cour secrete a coté de pleins darbres a fleurs avec une peinture blanche, ya un graff mystique ou tu vois une sorte de prophete rasta qui sourit, ya les vieux qui jouent aux boules a la place des cocotiers, ya les chinois mysterieux aux ombres d’or la nuit qui pechent sur la digue et je les vois quand je sors du port a la rame, ils sont la, tu distingues seulement leurs silhouettes et une fois jen ai vu un qui avait une barbiche et qui ma fait un signe qui voulait dire bonne route mon ami alors que jquittais lport pour traversé la baie et le mec savait que javais de la route et quil etait pure et deja loin de tout ca, la nuit jvois les lumieres de la ville qui se reflete sur la mer et leurs reflets prend des allures de pneus brules, et je rame, au milieu de ces reflets jaune qui se perdent dans linfini et qui scintille - le plancton que jeffleure avec les rames cree un tourbillon de spirales de poussieres d etoiles sous la mer et ca me donne limpression davoir deux rames magiques, Noumea cest tout ca aussi-
cest aussi la vieille tennis Brooks qui flotte au milieu dune flaque deau rouillé, petrifié, bloqué dans le temps des entrepots de dechargements des marchandises a cote du port juste en face de latelier, les femmes qui rigolent en groupe en se touchant les bras avec leurs pareos multicolores, cest les gens qui font la sieste dans les parcs, les bandes qui viennent des tribus et les jeunes de la ville qui se retrouvent tous ici, les sifflements doiseaux quils utilisent pour sappellé, ca jadore.
Deja a la place des cocotiers tentends les oiseaux naturellement- la place des cocotiers cest un pti coin tropiqual en plein centre ou ya des fleurs, un vieux kiosque a musique, des arbres immenses, des cocotiers, des ptits cafes-des tos perdus, des nanas fashions qui defilent, des chinois pressé, des hommes daffaires anxieux, des collegiens heureux, des mecs qui font du breakdance et pleins dautres trucs encore et donc cest les sifflements que tentends de bande de jeunes a une autre, ca part dans tout les sens quand ya du monde, et ils se reconnaissent comme ca—jadore--assis sur un banc, jobserve la vie, et je menchante d’etre la.
.
Cest aussi les touristes qui tournent en rond, les australiens qui defilent en groupe dans la ville avec une carte suspendu autour du cou (la carte dembarquement)pour quon les repere facilement ou alors pour quil ne perdent pas les leurs ( leurs reperes aussi)---ya un petit train qui fait le tour de la ville, et desfois quand les gros ferrys sont la tu vois les touristes passés dedans, avec leurs appareils photos, leurs lunettes de soleil, leurs chapeaux, leurs grosses glaces degoulinantes, leurs sourires, cqui savent pas cest quils sont ridicules et que les kanaks rigolent mais ils rapportent des sous alors cest bon pour lile.
Chacuns est libre dagir comme il veut, mais tu peux pas decouvrir Noumea en 2 jours ou en une apres midi, putain cest false, et jles vois aussi quand le ferry debarque se precipité dans le supermarche qui est juste a cote et t’as les gros allemands et les grosses americaines a lunettes enormes et fashions (toujours avec leurs badges) qui se precipitent pour acheter des paquets de chips, a bouffer a bouffer !!on a faim ! Jai limpression que cest tous les memes, yen a pas un qui se detache, ils ont lair anesthesié, endormis dans un doux reves de cocotiers et de vahiné. Réalité trompé…
Putain ils ont meme reconstitué un marché dans le grand hall ou ils doivent passer obligatoirement avant de sortir vers la ville.
Une fois alors que je jouais du baton a cote du ferry, juste sur la jetee a cote des grosses amarres enormes qui font la taille de ma cuisse et qui sont tendus comme des strings, je trippais avec le vigil tahitien qui surveille les alentours, je venais deja de rencontré deux grands meres, des temoins de Jeovah qui ont essayé de mendoctriné dans le delire, et jai commencé a leur parlé de ma foi en lunivers, jleur ai dit que pour moi on est tous dieux, chaque chose, chaque objet, quon etait tous lié, et que pour moi Dieu cest lunivers, cest la magie, cest toi cest moi, cest vous, cest tous. Elles mecoutait avec une expression sur leurs visages qui etait un melange de tiens cest interessant sa philosophie mais en meme temps il a lair un peu perdu ce jeune, il faudrait le recentré un peu.
Elles ont pris mon numero de telephone et mont dit que surement un jeune tos jeovah allait mappelé, qu il pourrait me donner des renseignements sur tout ca, que yavait beaucoup de jeunes a la paroisse et que ca serait surment interessant pour moi, et lautre mec le vigil jlui disais que je jouais juste pour mon plaisir parcque il a cru que jetais dans une compagnie de cirque, apres il parlait tout seul, rigolait et hurlait : je viens de rencontré babass !Babass le fou et son baton ! (babass cest le surnom que mont donne les kanaks ici, cest pour sebastien) et il rigolait tout seul, jlui avait parlé de mon voyage et il mavait dit : mais toi en fait ton delire cest laventure !! tes un aventurier un peu fou !
Voila cest ca ! un aventurier un peu fou ! jaime bien cette definition ! lui son delire cetait la marine, il comptait sengagé bientôt et paniquait un peu a lidee qu il allait se retrouvé quavec des gars pendant les longues traversees en mer.
Jlui ai demandé en fait questcquil surveillait exactement, et il ma repondu : cest les touristes, jsurveille les touristes au cas ou ils sjettent a leau! crrrrrrr jai trop rigolé ce mec etait bon, en fait une autre fois un autre ma dit quil devait en fait dire aux touristes qui saventureraient trop pres des grosses amarres de secarté un peu parcque une fois une des amarres a pete et un des tos touristes sest pris le truc en pleine gueule et vu comment ce truc est tendu et la taille quil fait tu peux timaginé que le mec cest fait decapite et ..cest cqui est arrivé.
Faut le voir ce marché ! putain ils ont reconstitué un marche false avec toutes les tahitiennes et kanak les plus belles, toutes habillées avec des colliers a fleurs et putain quand jsuis rentré la dedans avec mes batons et ma degaine dobservatos jai cru halluciné, les false tournent en rond la dedans inlassablement, et on leur donne ce quils veulent voir, certains ne quittent meme pas le bateau et braille des trucs du haut des ponts, d’autres sont dans le petit train a faire le tour de la ville, dautres aux musées et tas ceux qui tournent en rond comme des zombies entre les stands de pareos a fleurs, faux collier soi disant dartisanat local et pleins dautres conneries, americaines a gros seins, vieilles peaux tirées, familles francaises aux sacs quetchua et aux panta court, un guide perdu, une gamine qui veut une glace, des anglaises, des espagnol- false sufer, falsement barak qui se balade torse nu la dedans a roulé des epaules avec un short quicksilver et des lunettes de soleil et qui fait le fantasme secret des ptites americaines a boutons qui le regarde en admiration)
Seulement au vrai marche de Noumea, cquils savent pas et quils ne verront pas cest livrogne-
L’ ivrogne torsenu, au pantalon dechiré, qui tourne, qui tourne desesperement dans la triste vie, qui tourne, qui tourne au milieu de la foule du marché, personne ne prete attention a lui, tout le monde le croit fou, le mec ne sait plus, il tourne, il tourne…et ya aussi le clochard blanc, un vieux clochard blanc avec une longue barbe blonde qui se met juste en face dun petit kanak tranquil qui a un synthé et qui reprend des chansons locales ou des chansons de Francky Vincent, le clochard blanc ce dimanche la (jetais au marché avec mon ptit carnet de notes en train d ecrire et de dessiner) il cest mis juste en face du synthé, yavait une petite foule autour du kanak mais lui le clochard blanc il etait juste en face les mains croisés derriere le dos, et il ecoutait, il fermait les yeux, il rigolait, il vivait, il etait legerment avachie, heureux-c etait comme si la musique le maintenait en vie.
En tournant la tete, jai apercu lhomme ivre, encore, la il avait arretté de tourné en rond au milieu de la foule, il cetait allongé sur un banc, et il decuvait seul, au milieu des rires des femmes, des cris des enfants, une casquette sur la tete, les mains croisés sur les cuisses comme si il avait froid, moi jetais sur un autre banc en face de lui et toute mon attention etait fixé sur lui, sur sa vie, et je lai vu se relevé comme si il avait eu soudainement envi de faire qqchose, mais en fait, il cest juste assis, a regardé la foule avec un sourire que personne na vu, et a rebaissé la tete a nouveau, il parlait tout seul, et jouait avec les cailloux du bout de ses tongues abimes en grattant le sol.
Desfois quand la musique lui plait il fait un enorme sourire de ses grosses levres et de ses joues gonflées et il crie un truc incomprehensible qui fait peur aux petites qui passe a coté, et puis il se rallonge sur le banc abimé, la tete posé sur son vieux sac blanc qui lui sert doreiller.
Au marché ya aussi un mec que jadore et que je vois souvent un mec kanak, qui a une tete tranquil mais dune tranquilite impressionante, et je sais que ce mec est heureux de vivre, quil est libre, quil adore observé les gens vivres, lui, il fait dans la contemplation, il a un petit beret de cheminot sur la tete, une salopette, il se pose a langle dun mur, les mains calés sur les bretelles, la tete legerment courbé, un pied posé sur le mur, desfois, les mains dans les poches(pensez a la degaine de Morgan Freeman dans les évadés), et toujours ce sourire aux levres qui semble dire, jadore la vie, jadore tout, il salut des mecs, discute vite fait, regarde dautres scenes de vie, une gamine passe a cote et elle lui sourit et moi je suis la a essayer de capter ce mec et le dessine, il me jette un coup doeil, nos regards se croise, jai limpression quil est comme moi, il doit le savoir, il le sait et il me sourit en me voyant le dessiné et la passe soudaienement devant moi un ange chinois blanc, elle est arrivée comme une apparition, sucrée et delicate, femme magique, belle, vetu dune robe blanche qui lui arrive un peu au dessus des genoux et elle se ballade la au milieu de tout ca comme une ange marcherait dans la foret les paumes vers le sol.
je lai vu volé.
Ecrire sur un temps, ecrire sur un passé, ecrire sur un instant, nan ! etre la !tout simplement. Haiku de lumiere, haiku sacré, haiku perdu place a la premiere pensée. Onde sauvage qui traverse la bibliotheque, le poete est devant moi, il ecrit dans son carnet bientôt finis un univers qua peine il decrit, bras croisés, recherche de verité, la feuille tombe de larbre, cest bientôt lété. Haiku du devenir, haiku deternité, contemplation fragile, de ma vie tourmenté.
Jsuis retourné a la bibliotheque, lenergie est bonne ici et mes yeux viennent de tomber sur le mec qui ecrit a la table den face.
A la vallee du Tir, cest un peu la banlieue de Noumea, il ya un vieil indien, etrange, a la tete rouge, qui reste assis eternellement sur les trois petites marches devant le Sylvia Bar, il porte un vieux jean delave usé par le temps, et une chemise blanche. Coudes poses sur ses genoux, une roulee dans la main droite, il observe, il attend, et il attend semblable a une poupee de cire posé la.
A Ducos, dans la zone industrielle, jetais au leader price, pour acheté qqs trucs a bouffé, jetais a la caisse et jattendais mon tour perdu dans mes pensees, une vieille bonne femme etait devant moi-la caissiere lui dit : 1080 francs sil vous plait Madame et pendant ce temps, cest un petit oisillon que jai vu rentré dans le supermarché qui est venu me ramené la realité.
Cet oisillon il tenait du zen le plus pur.
Il est rentré a tatons, dun pas hesitant—petites pates fragiles sur le carrelage gelé—il a regardé a droite et a gauche puis discretement, il est passé.
Voila jai arretté de bossé avec Antoine, jme sens libre, jai plus de travail et il pleut, le recit est en fouillis complet, jviens de mexpliqué avec lui dans latelier dOliv et jlui ai dit que je pouvais plus continué comme ca que cetait trop irregulier, que javais besoin dun truc stable, etc etc ca on sen fout, Luca est encore la, il part bientôt, il sait que je vais acheté son bateau seulement jattend les sous de mon compte de France.
Voila on en arrive a Luca, il est apparu dans le recit juste apres le petit oisillon, et la je repense a Kerouac dans « le livre des Haikus » qui forme son Haiku comme ca :
« Quest cque le bouddhisme ?
Un insensé petit
Sanglot doiseau »
….
Alors avant Luca, quest qun Haiku ?( a prononcer Aie-kou, aie comme quand tu te fais mal et cou)
Le haiku est dabord une poesie, dans sa forme classique, un poeme en trois vers econome, il peut etre comique, pittoresque, cest une sorte de poesie de delassement, il est utilisé pour fixer une observation de la vie courante, ca vient du Japon du Xeme siecle, tu peux ten servir pour aussi noter un detail insolite qui tas marqué. Le haiku cest lunivers, cest prendre conscience que tout fais partie de lunivers :
‘Les cloches sonnent en ville
La chenille
Dans lherbe’
Jack Kerouac
Le haiku avant tout cest tenté de capturé linstant en mots brefs mais quand tu lis un haiku il doit pouvoit te donner tout dsuite limage, par exemple ces haiku de kerouac : (trop bon ceux la)
A 75 km de New York
Tout seul dans la nature
L’écureuil mange
Dans mon armoire a pharmacie
La mouche d’hiver
Est morte de vieillesse.
Ou celui la de Taneda Santoka :
Un corbeau croasse
Moi aussi
Je suis seul.
Et Depuis que jai decouvert lart du Haiku, sur tout mes carnets je mamuse a en faire qquns (jpense quen meme qun haiku ca devrait figuré tout seul sur une page)
« Une matinée au bateau
L’araignée au fond du tiroir.
Remous »
« le docteur : 11h30
10h40-
Jai ltemps »
« Haiku de linstant
-premiere pensée-
Viens tout dsuite ou viens pas »
‘Vendredi matin,
Assis sur le pont
Un avion—
« p760, le vieux remorqueur gris
Attend eternellement
Son proprietaire-
Derriere,
Les travailleurs sur la jetée »
« Ce matin
Je dois ramer-
Pas motivé »
« Nadine,
Beaute delicieuse,
Parfum delicat
Petit ventre doux
Sourire pure »
« J’aime le bordele
Nan, jaime pas le bordele,
Enfin..
Ca despend desfois »
« Bernard,
En string rouge-
Sur son bateau »
« Sur le pont,
Lecoute de foc entortillé
Brule au soleil »
« Assis sur le pont,
Sur le vieux tapis,
Jai la tete
Baissé sur le carnet”
« Ciel rose
Jai mal au cou, ca se raffraichit,
Jvais rentré,
Enfilé
Un bon pull over bien chaud”
Voila jen ai plein dautres mais jvais pas tous les mettre ou jcrois que jarriverais jamais a finir cette lettre
En plus aujourdhui a la biliotheque ya pas de tos qui minspire, bon peut etre un mais cest le seul, cest un tos a moustache (ps : Mou—stAAAche) qui est en clakette devant un ordinateur, il doit avoir une quarantaine dannee et il se vicieusement les levres (le cochon doit etre en train de regardé un site de fesse), derriere lui--- une femme. Divine --(Vous avez calé le mini haiku sur la fin ! shshsh)
Mis au propre ca donnerait ca :
”A la bibliotheque
Un Tos concentré.
Derriere lui, une femme,
Divine
Putain jen ai un bon la !!
Jviens de tourné la tete sur la gauche et jai reperé un chinois derriere le comptoir de lentrée, cest un mec qui bosse la, il a une chemise militaire, un peu chauve et des lunettes de vue.
En Haiku ca donnerait :
« Apres midi d’été,
Un chinois,
Un peu tos,
Derriere le comptoir,
porte--
Une chemise militaire »
Crrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Et qqs dernier :
« Bibliotheque Bernheim,
Au plafon
Les pales des ventilateurs
Tournent
Inlassablement »
‘A la bibliotheque
Certains tos travaillent
Dautres essaient’
« Une robe de poupee rose
Acroché derriere une fenetre
Au rideaux gris »
”Regarde le ciel
Reflechis…
La vie est un tout”
« Mouillage.
Une annexe passe
Les bateaux dansent »
« Sur la route
Dans la vie
Sans but »
"Recherche de liberte
Perception des instants
Vent frais sur le visage
extase du mouvement"
Bref sortons de ces Hailkus pour en revenir a la suite a savoir comment jai rencontré Luca ?
Comme je vous lecrivais auparavant, a lepoque ou je travaillais dans latelier d’Olivier jai rencontré de nombreuses personnes, pour la plupart des marins qui restaient sur leurs bateaux aux mouillages et qui venait profité de la connaissance, de la place et de latelier Dolivier.
Lun deux sappelle Jerome et il reste sur un bateau au mouillage.
On a bien sympathisé et je lui avais dis que je cherchais un bateau pas trop cher.
Jerome cest un ptit mec posé, tranquil, dune trentaine dannee qui est prof de Reiky, qui pense etre peut etre la reincarnation de Lancelot, il a les cheveux un peu long quil attache avec un ptit serre tete.
Il venait a latelier d’Olivier pour reparé son annexe, ses habits de travail cetait un vieux short qui venait dun jean coupé a larrache et quil maintient avec une corde comme guise de ceinture.
Je lui avais alors parlé de mes projets qui etaient a lepoque dacheter un bateau au stade d epave pour le retaper par la suite.
Il ma dit que bien souvent quand tu fais ca tu te retrouves avec beaucoup plus de frais que prevu et de jour en jour tu decouvres de nouvelles choses cachés comme du bois qui est pourri, dla moissisure vicieuse, étalé, mais qui ne se voit quapres coup quand tu commences a attaquer les reparations.
Alors jme suis dit bon, au final, me construire mon bateau ca va me couté trop cher, va falloir achete le bois, les outils, trouvé un dock pour le construire, et tout ca, puis jpouvais pas parcque il fallait que je bosse pour me faire des sous.
Reparé une epave, jen ai cherché, et jen ai visité pleins des epaves, mais elles etaient vraiment trop epaves alors jme suis dit qujallais attendre jusqua ce que jen trouve un pas trop cher et prêt a navigué, ya aussi qujme voyais pas resté encore tres longtemps dans le tri.
Et quand il ma appris quil connaissait un italien mystique, un peu hermite du nom de Luca qui vendait son bateau a moins de deux millions de francs cfp jai ete tout de suite interessé parcque des occasions comme celle la cest rare.
Et un jour, jetais a latelier, en train de poncer la coque du bateau dAntoine quand je recois un coup de telephone de Jerome qui me dit : salut jean sé si tu veux passer au bateau, je suis avec Luca la, on prend le petit dejeuner tranquil, alors voila passe quand tu veux, il aimerait bien te rencontré
J’ai finis le travail que m avais donné Antoine pour la matinee et jy suis allé.
Jai marché pendant 20 minutes jusquau ponton de la marina, jai decroché mon annexe et je suis partis a la rame vers le bateau de Jerome, peut etre 10 minutes de rame, il se trouve assez loin sur le mouillage.
Jerome cest lancien petit copain de Maude Fontenoy, il la rencontré ici en Nouvelle caledonie.
Il ma raconté la rencontre.
Il etait a la rame a lepoque avec son annexe et alors quil ramait un soir il a vu cette femme qui se laissait derivé dans sa petite annexe la tete en lair a regardé les etoiles, il a ramé vers elle, lui a parlé et ils ont continué la derive ensemble.
Déjà a l époque elle rêvait de grandes traversees et elle en parlait a Jerome.
Jerome lui il est skipper et fait des charters cest a dire quil emmene des gens en ballade dans les iles des alentours sur de gros catamarans.
Tout de suite quand jai vu Luca jai su que cetait un bon marin, un vrai et en dehors de ca, jai su quil etait hors du commun, quil etait dedans, quil avait une partie de ce que je cherchais, que cetait un personnage, un furieux, un dangereux, un vrai, un putain de vrai, le genre de mecs que tu croises et que toublies pas.
Une petite barbe, des yeux bleus petillants, les cheveux legerment ebouriffes,le visage marqué par la mer, la tempete.
Luca est italien et a construit son bateau a Trieste, la construction lui a pris plus de trois ans, ses moyens etaient limités et il netait pas charpentier de marine alors il lui a fallu apprendre a lire les plans de larchitecte, comprendre les principes de constructions, apprivoiser les melanges chimiques delicats des resines et autres colles a bois.
Le resultat est impressionnant, cest un vieux bateau, un vieux greement, tout est a lancienne dessus, il ya quand meme un sondeur, un g.p.s et une radio mais concernant lacastillage tout se fait avec des taquets des nœuds marins, (que je connais maintenant) et des techniques.
Avant quil parte vers Tahiti pour y recuperé un bateau de 17 metres quil doit convoyer pour un particulier jusqua Chypre, on a navigué 3 fois ensemble, 3 fois ou il ma donné un bordele dinformations, un bordele de techniques.
Jai retenu tout ce que je pouvais retenir mais la voile ne sapprend pas en 2 jours, alors jai commencé a lenregistré sur tout ce quil me racontait, que ce soit sur les reglages des voiles, son passage du cap horn, son annee quil a passé dans une petite cabane en Patagonie sans voir personne, sa recherche sur la vie, ses anecdotes de voyages, de mer, de tempetes, ses surfs dans des vagues de plus de 15 metres dans les quarantiemes (sud)---endroits ou la mer est souvent dechainé, cest le genre de coins que tout les navigateurs connaissent pour sa violence, et quand un marin dit a un autre quil a fait les 40emes, lautre sait que ca a du surement etre gros.
, la facon de faire marché le four a petrole qui est dans le bateau, les systemes des reservoirs…Il ma tout laissé dans le bateau, tout ce quil a accumulé au cours de ses douzes annees de voyage autour du monde, et ca en fait des choses.
Il a laissé tout ses outils electriques et manuels, pleins doutils specifiques au bateaux, des cassettes audio du monde entier, toutes les cartes maritimes du globe, des livres, du ble, des thes, tout cqui faut pour reparé le bateau, du tissu pour les voiles, du materiel de couture, un vieil appareil photo avec trepied, de lherbe des montagnes du Chili dans une boite, un livre de ZhuangZi, un poete chinois fou amoureux de livresse, de la lune et de la vie…
Tout linterieur du bateau est isolé, et vers la cabine avant ya un poelle..un poelle a bois putain ! Avec juste a cote une bonne grosse buche plate et une hache planté dedans pour coupé le bois..
7m30..quasiment personne ne fait un tour du monde sur un bateau de cette taille la, mais ce bateau la, il est solide, solide comme la pierre, insubmersible, renforcé de partout, prêt a faire face a nimporte quelle situation.
Luca…jcrois que je peux pas ecrire sur Luca…il voulait pas que jecrive sur lui, jarriverais jamais a vous faire retranscrire lintensité, la recherche, l energie quil avait et tout ce quon a pu partagé ensemble.
Mais bon jvais quand meme essayer
Le plus fou c est que pendant ses 12 annees de trip il navait pas de moteur (il en a acheté un qq mois avant de me le vendre mais ne sen ai jamais servi), juste une longue godille (immense rame) pour rentré et sortir des ports et bien sur les voiles pour traversé les oceans.
Pendant sa derniere traversee de lAtlantique entre lArgentine et Cape Town , son G.P.S a cassé et il a du apprendre a navigué grace aux etoiles, avec un vieux sextant quil avait pris plus par curiosité que par necessité.
Mais la necessité dirige lattitude et deux jours apres avoir quitté la Georgie du Sud cest dans une mer dechainé avec des vagues de plus de 10 metres et plus de 60 nœuds de vent, quil a appris lart celeste et oublié de la navigation avec les etoiles…Et les conditions de navigations il me les a racontés, et ca avait lair fou, un moment il cest retrouvé en haut dune immense vague(15 metres, 15 putain de metres), il navait pas assez de vitesse alors elle la pris et la jeté vers le bas comme une pierre, il sest retrouvé projetté a linterieur de la cabine dans tout les sens, et quand je lai vu me mimer ca avec ses bruits, bang ! bang ! bang !! baaOUUUUUMM il se leve et se jette dans la cabine, ses intonations, ses mouvements, son melange danglais, despagnol, ditalien cetait intense et j ai imaginé la peur et la montée dadrenaline que ca a du etre.
Pour Luca, cest seulement quand tu commences a ne plus avoir peur de la mort que tu es libre pour vivre.
Et il me disait avec son sourire petillant et son accent italien: si je navais pas du, jaurais jamais appris tout ca ! » tout en pointant lencyclopedie enorme dinstructions du sextant.(Il a appris le francais en Caledonie)
Il ma parlé de son année a Cap Town en Afrique du sud ou il a rencontré une bande de surfers rastas qui lui ont appris a surfé les vagues de 10 metres et il ma montré les photos putain mais les gars…trop bon.
Pendant toute la periode ou jattendais les sous de France qui narrivaient pas, je bossais donc sur le bateau dAntoine mais jai aussi passé enormement de temps avec Luca, je lecoutais parlé tout simplement, il me racontait toutes ses aventures, on a joué dla musique, on a fumé, parlé du tao, de lenergie, de tout ce qui nous avait amené a nous rencontré, j lui ai posé une quantite incroyable de questions sur la navigation, la mer, la meteo, les manoeuvres, les nœuds, les choses importantes du bateau, ca a été mon maitre et en echange de tout ca moi je lui fournissais de la beuh et cest la qujai commencé a en refilé a droite a gauche.
A lepoque je venais de revoir Gabi, un ami de brousse que javais rencontré a une soiree a Noumea, jmetais retrouve la dedans par hasard.
Un soir je venais du trimaran et jaccostai comme dhabitude tout au bout du ponton E juste a cote du bateau dEymeric et Meli, le couple avec qui javais passé la soiree au debut, la veille du jour ou jme suis fait volé mes affaires.
Et il a commencé a me parlé dune soirée ou ils allaient ce soir, sur les hauteurs de Noumea, a lancienne colloc ou ils etaient au debut.
Il ma dit : tu veux vnir Gadjo ? (ils mappellent tout ltemps Gadjo)
- ouai pourquoi pas(jai aucune idee de cque ca va etre mais cest ca quje kiff, ne pas savoir, etre dans la surprise, ne pas avoir didées, mais je sais quyaura surement de la rencontres, dla tise, du madness(peut etre) donc ca risque d etre cool).
On est un vendredi soir, avant de partir on boit un peu de vin tranquillement sur le ponton et jdecouvre un groupe que jkiff bien et qui sappelle Calexico (essayez de trouvé ca cest vraiment bon, cest un peu style j.j Cale, tres bon aussi).
On part en soirée.
Sur le chemin dans la voiture, Aymeric commence a se tappé des impro de rap qui donne un truc comme : passe au vert enculé ou jvais te niké ta mere. Vert, vert, vert tu vas te rtrouvé par terre.
Jai des flashs sur le trajet de madness scooter, de concerts, de cabanes, de soirees, de vous tous, jvous revoit tous et jvois tout les trips quon cest fait et jai un gros coup dblues parcque jme dis que vous me manquez trop, que ca srait tellement plus fou si vous etiez la, putain quest cque jkifferais (ca mest arrivé deja plusieurs fois depuis qujsuis la, jparle de ces instants ou jcommence a trop pensé a vous et a mdire putain mais il me manque trop ce tos, jai trop envie dtrippé avec lui, avec vous…) laché qq bons hiiiiiiiiim caughing, cof cof, feveeer nan paas moooiii, naaaaaaaaaaan, ne mtuez pas aaaaaaaaaaaaaaaaaa (ca yest jai reussi a les infiltré ici, et les mecs sont trop a fond ! surtout Franck le lyceen guitariste qui arrette pas dle gueulé en plein cours et le soir il me raconte avec fierté ses hiiiiim bien placé de la journée).
Criiiiiiiiiiiisshh, le bruit du frein a main met une fin brutale a mes pensées.
On sort de la voiture, montons une grosse cote, jregarde derriere, jvois la mer, les lumieres du port et le centre de Nouméa, on est sur une colline, on pousse une porte, derriere, un immeuble de deux etages avec en bas une petite allee en pierre ou se trouve une bande de joyeux tos eparpillé un peu partout, un verre a la main et une assiette de taboulé dans lautre, bref du tos soirée buffet qui savourent leur vendredi soir.
Jdis bonsoir , jtape la bise a des meufs trop belles, un peu fashion, et yen a direct une qui me fait flashé, une belle nana a dread au visage reposé qui a une robe a fleur qui lui colle a la peau et qui lui arrive au niveau des genoux. Elle a aussi deux ptits seins fermes bien mignon.crrrrrrrrr attention je cherche, je sonde, jobserve, janalyse les tos cocktailzz, et elle au fait elle est enceinte donc cest mort.
Plus loin, vers le fond ya un pti jardin ou se trouve du tos eparses par petits groupes qui boivent et discutent, cest la nuit, il fait chaud, une chaleur tropicale lourde mais un leger vent arrive pour raffraichir tout ca et degagé les nuages pour laisser apparaître les etoiles.
La grande porte en verrre coullissante est ouverte et de lautre cote ya un salon avec de beaux canapés, un beau carrelage, des tos partout avec des clopes qui se donnent pour certains des ptits airs dans lcoup et important et la musique de fond cest du Mickael Jackson suivit dune playlist classique de soirees false cool comme Metallica, U2, Police, la makaréna, papi chulo, Tryo et Bob pour detendre ce ptit monde.
Ya que des blancs (ici on dit des metros, pour metropolitains) aucun kanak, ca ma lair un peu sectaire et jai envie de filé dla pour partir rencontré des bandes en ville avec mes instruments et ma madness mais bon jme dis qujvais resté encore un peu, on verra bien.
Je sonde rapidement lhistoire, Eymeric et les autres commencent a parler aux gens quils connaissent et avant drentré a linterieur Eymeric me crit, allez Gadjo viens on va sbourrache la gueule, ya plein dinfirmieres, des tos adultes aussi, des mecs a barbes blanches qui sont assis dans les canapes en cuir du salon a discuté les jambes croisés un ptit cognac en main avec des mamans au pantalon en cuir qui remonte jusqu'au nombril.
Pantalons serrés et collé a la peau qui derriere laisse tout de meme la forme dun petit bourlé masqué mais reperé par ma vision alerte dobservatos-
Petits decolletés, petites taches de rousseurs au dessus des seins, bracelets larges aux mains qui font cling cling quand elles marchent, un charme de femme mature, un parfum delicat et ennivrant et une envie de faire lamour avec lune delle.
(Cest un vieux fantasme shshshsh)
Bref, ya de tout a cette soiree, ya aussi une tos qui me demande un moment de me pousser et qui veut faire sortir son gosse dehors quelle tient dans ses bras. Apres moi elle doit traversé un bain dautres tos cocktailz qui discutent et chacuns a son passage arrette sa conversation sur les derniers ilots visites et les dernieres plongées magnifiques et incroyable(la on rentre dans le superfalse) de ce beau recif caledonien pour prendre la main du pauvre gosse qui doit se demandé cquil fait la et pour lui dire avec cette voix stupide quont peut prendre desfois quand on parle a un bébé : Alors ca va toi ? tilitltittlti, tu tamuses bien ? hihi
Jsors dehors et vais maccoudé a la ptite ballustrade, autour de moi des tos qui parlent entre eux.
Jme sens vicieusement et legerment embusqué entre touts ses fashions false cool avec mon jean plein de cambouis, mes mains pleine de graisse(jdevais reparé le moteur que javais tout les jours pour quil demarre et javais pas prevu de sortir ce soir la) et ma main qui va cherché dans la poche mon paquet de roulé.
Cest deja plus appreciable avec une clope, tout dsuite jme sens false a mon tour alors jen rencontres dautres et notamment ce mec qui me conseille de me prende une patente pour la charpente cest a dire un statut qui me donne le statut de patron qui coute 20 euros et qui se fait en une heure, cest cque jai maintenant que je travaille a mon compte.
Et cest parti, jenchaine les petits ponchs qui se trouve a linterieur dans une glaciere et la madness monte, je vais embusqué chaque groupes de tos en mapprochant vers eux la main en visiere et a dire des bonsoirs aaah saaaalut marcel tu vas bien , jlui tend la main(cest un tos hagard) tu mas pas reconnu ? sebastien, on etait ensemble en primaire, mr freitas, tu trappelles ? et putain jvous jure que desfois il arrive que des tos me disent ahhhh oui comment ca va tu deviens quoi dpuis ltemps ? et la jme dis : embuscade parfaite.
Enfin je tripp, jrencontre pleins de gens furtivement dont la nana trop belle qui presente la meteo ici, jme retrouve ensuite dans une bande de tos en cercle assis dans lherbe avec a cote de moi une maman et son gamin avec qui je commence a deliré et que je tente de dragué quand japprend quelle est seule.
Et la arrive toute une bande de jeunes kanak ,des jeunes de brousse, bon ca! jvais les voir, ils osent pas trop rentré et ont lair de se demandé cquils font la, mais bon quand jleur dit quyaa a linterieur une glaciere remplis de ponch et de la tise a bloc ils se precipitent tous a linterieur, jcommence a tripper avec un rasta avec qui on prend le contrôle de la playlist pour fouillé un peu dans lordi et balancé qq sons disrael, ils mpayent des petards de fou.
Sur la fin, jrencontre Christopher et Gabi, qui mdisent quils remontent a la Foa, ils mdemandent si jveux venir avec eux, ils sont en caisse, mais cest loin la Foa ? nan nan, ehhh pas trop cest pas loin ! ehhh cest bon
Jme dis pourquoi pas, jles sens bien, alors jsalue eymeric et Meli qui en partant me disent, comment ca tu vas partir avec eux ? putain tas confiance toi, ils sont soul les mecs, et tas oublié qutu tes fais volé tes affaires ya deux smaines ?
Et clak jles suis jusqua leur voiture, et cristophe part pleine balle comme un pilote avec du bon gros I jahman en fond et Gabi qui commence a roulé un enorme petard quil sort dun tas de beuh enorme enroulé dans un journal sous la banquette avant, putain je goute la drogue, je vois quon sort de Noumea par lautoroute, jvois une direction Nord, et je pars dans le reve entre des fous rires de Gabi et Christopher.
Trou noir, jmendors.
Un rayon de soleil me reveille, il me faut bien 2 minutes avant de comprendre cque jfais la, jemerge completement, la vieille bouche pateuse de lendemain de grosse cuite, les yeux collés, et un pti mal de crane, jregarde devant, Gabi a disparu et Cristopher a mis son siege en position couché et ronfle comme un cochon, crrrrrrrrr putain mais on est ou ? jregarde tout autour, on est en pleine jungle sur une ptite route de campagne juste avant un virage, rien que des arbres immenses tout autour, un vert qui mexplose les yeux de brillance, un calme incroyable, des oiseaux qui chantent, et au loin les immenses montagnes partout.
Ca yest, jsuis arrivé en brousse.
Je ressombre-
et jme rereveille peut etre 2 heures apres, christophe dort encore, jle reveil, jlui dit, cest bon ? (ici cest bon tu le dis tout ltemps, ou tout simplement bon avec un ton interrogateur pour dire ca va ?) on est ou ? il regarde, et il mdit jsais pas, apres il regarde sa montre et il dit meeerde !jdois allé bosser !
Il demarre, on tripp sur la soiree, il mraconte que jai ronflé comme un fou sur le trajet et quil a deposé Gabi chez lui et aussi quon a fait au moin 1h 30 de route.
Putain la je decouvre la brousse, cest la premiere fois que je sortais de Noumea, la brousse jlavais entrapercu en sortant de laeroport le jour de mon arrivee mais javais vu ses paysages de fou depuis lautoroute et la on est en plein dedans et sur des ptites routes defonCéS, des champs a perte de vue, des montagnes et putain et surtout la jungle tropicale partout, les fleurs, les vaches, un arbre immense au milieu dun champ desertique dherbes seches, doré et apres un gros derapage on arrive au travail de Christopher, il travaille a la ferme, et seulement le matin, ce matin la ya personne, et jle suis, il se change met des bottes, se met torsenu, et sors une brouette.
Sous une charpente en toles et en bois pourris qui laisse apparaître les rayons du soleil sechappent des cris de cochon, dla poussiere, ca sent fort, mais jaime bien ctodeur, les cochons hurlent et christophe leur file a bouffé, ils chargent des gros sacs dau moin 50 kilos dans sa brouette de farine et les distribue dans les ptits box, il doit aussi dabord nettoyé la merde au jet deau et la merde dun cochon de 2m et ca multiplie par 600 ca en fait un bon paquet, moi jsuis encore febrile et jme balade dans la proprieté, jcroise un papillon qui me tourne autour, jme crois arrivé au paradis, lodeur des fleurs est puissante et me prend les narines, couleurs : rouge, rose, violet, arbre mystique recouvert de mousses, arbre du bouddha ou les racines partent des branches et tombent vers le sol, jai vu un cochon mort a cote des box, un gros cochon dau moin 2m de long et du sang coulait de son nez et dans la poussiere, christophe me dit quils on ete obligé de labattre il etait malade, en attendant cest les mouches qui sen occupent, et les vers qui explore son intestin donnant limpression que lintestin bouge tellement yen a.
Un bordele de moustique qui me pique les jambes, Christophe lui ne sen preocuppe pas et les moustiques ne se preocuppent pas de lui non plus, des coques se balladent a droite a gauche, et putain fallait entendre le bruit de tout les cochons quand il a comencé a leur donné a mangé , il mavait dit avant : bouche toi les oreilles, jlui avait dit pourquoi et il a balancé le premier sac dans le box et la jai compris, cest un cri, a te rendre dingue, aigu, fou, terrible et pris dassaut par tout les moustiques jsuis reparti exploré le coin, Christopher etait a fond, et lendroit est ireele, ferme perdue au milieu des hautes montagnes vertes, en mballadant jdecouvre une riviere, entoure dune herbe dune fraicheur de fou qui se balancait dans le vent.
Christopher lui ca fait plus de 6 ans quil travaille ici, il a 19 ans, et dans la ferme ou il bosse ya plus de 600 porcs qui une fois bien engraissé et abattu partent dans tout les supermarches de lile., Gabi cest son ami denfance, il chasse et peche aussi.
Apre jsuis allé laidé et il mdit alors que jremplis les trucs en plastiques de farines : apres jvais temmener la haut sur la colline, on va fumé petard et on ira chez moi jvais tpresenter ma famille.
On est repartis en caisse a fond, et avant de passer chez lui il ma emmené au bord de la riviere, il a tiré avant de sortir de la voiture le journal remplis de beuh, et a roulé un petard, en sortant dla voiture il ma donné les feuilles des tetes et il ma dit de les jeter par terre par respect pour les anciens, et ensemble on a jeté les feuilles qun coup de vent a fait volé vers le ciel…
Jai passé avec eux tout le week end, ils mont emmené dans des putains de coins, des mangroves, on est monté dans un arbre qui dominait de la mer a perte de vue et on cest fait un petard la haut, il ma presenté sa famille, Christopher il est metisse Kanak zoreille(les zoreilles cest les blancs nes ici) il habitent dans une petite maison en taule perdu au milieu des montagnes, sa mere tient un petit bazar juste devant sa maison ou elle vend toutes sortes de choses, des fringues, des jouets, des livres, des cds, une sorte de brocante(jlui achete un bonnet et elle trouve quil me va bien) et son pere travaille a droite a gauche, incroyable la facon dont les gens mont accueuillis, jai repensé a la Turquie et a son hospitalite incroyable et ici les gens sont pareil et accueil letranger, le voyageur, sans trop posé de questions avant detre sur que jai bien mangé(sa mere a prepare du crabe frais avec du riz du poulet, des legumes) que je me sois lavé et bien reposé.
Christophe ma presenté aussi son frere, ma montré, la ptite chambre quil se construit a coté de la maison de ses parents en beton, les pieds quils cultivent, et on cest balladé, on a recroisé Gabi sur la route, et il dit a Christophe , ahhh oueeee, croisé autre mec, la fumé petard la, apres barré la haut avec la bande la, fuméé petard mais ehh vous, vous avez fait quoi, desfois jcomprend pas tout cquils se disent parcqya un accent particulier, ils articulent pas tt ltemps et ya plein de ptites expressions mais tu comprends facilement quand meme.
Dans la voiture trop bon, toujours du Ijahman a fond, la madroad, la montagne, la foret tropicale, Christophe c est un putain de pilote il trace comme un dingue et me raconte ses accidents, des accidents ici yen a plein et tout les jours dans le journal tu verras 3 morts dans un accidents , 3 blessés graves, etc, les routes sont longues en brousse, desertes, ya des grosses lignes droites de fou, pas trop de flics, alors ca tise la plupart du temps et ca fait dla vitesse.
Mais ca va il gere bien, on double des 4x4 de caldoche avec a larriere les chiens qui sextasient de la route et ouvre la gueule face au vent ivre de liberté.
Le caldoche cest le descendant des colons, il est sur lile depuis longtemps et bien souvent a de grandes terres lègué de ces ancetres ou ils cultivent du betails (cerfs, cochons sauvages, bœufs) de grandes propriétés ou il se ballade a cheval, en brousse dans certains endroits cest le farwest et cette culture est forte. Le Kanak cest le melaneysien les premiers habitants de cette terre, les gens des iles da cote, Lifou, Maré, Ouvea…ceux qui etait la avant larrivee des colons, qui vivaient en harmonie avec tout, avec la nature, les plantes, la mer, la terre, les animaux et qui vivaient en tribus , ensemble, en groupe.(lhistoire de toutes les iles du pcifique est impressionnante, mystique, magiques, remplis de sorciers, de pouvoirs de la terre, de respect pour la nature, de conscience des energies)
Ensuite les blancs sont arrivés et ont vu les richesses potentiels de lile, minerais (le nickel), terres, betes, café…
Ils ont alors propose aux kanaks de leurs acheté leurs terres, ou plutot de les echanger contre des cigarettes, des bouteilles de wisky, bref de petites choses qui ne leur coutaient rien et que le kanak ne connaissait pas mais qui lui paraissait etre une richesse
Les kanaks ont accepté, des terres a lepoque il yen avait un paquet, mais le probleme cest que le blanc savait quand il faisait ca quil le faisait dans son propre interet et quil etait en train de s approprié ce qui ne lui appartenait pas dans le but de senrichir personellement. Il savait que cetait une exploitation, une action qui etait realisé dans le but de tiré profit de cette terre si riche dans le futur.
Et ya eu des histoires, des morts, des revoltes des kanak face au blanc qui voulait sapproprié ce qui ne lui appartenait pas.
Voila cest la colonisation et tu la sens encore aujourdhui tout ca est encore tres present ici. Le Passe, les histoires sont dures à oublier.
Jprefere pas trop maventuré dans lhistoire parcque cest trop vaste, mais il faut juste savoir que la Caledonie a ete colonisé par les blancs et quil ya eu de nombreux massacres.
Voila finalement on est rentré a Noumea, et jleur ai presenté Mric et Meli quils leurs ont achet de la beuh, et la beuh de brousse, cest de la grosse quantité, en general les enveloppes se vendent par 5000 ou 10 000 francs tu peux tomber sur moin mais cest pas evident. Ici donc tout marche par les enveloppes, une envelloppe bien remplis de 5000 ca fait 40 euros et en quantité disons que cest le triple voir le quadruple de la France et cest pas la meme qualité..
On cest ensuite barré a la rame vers le tri ou on a passé la soiree(barré cest une expression dici aussi), tu diras par exemple il est barré ou lot mec la, aaah lui barré a kanala !), jleur ai fait a bouffé et ils etaient trop surpris et pris de respect de voir ou je vivais tout seul et assez dans lextreme, et ca cest revenu avec tout les kanaks et les jeunes que jai rencontré, mais tu restes tout seul sur ton bateau ? et tu fais comment ? tas dla famille ici ? tu tes fais des amis ? et toutes ces questions la.
Parcquici ils sont pas du tout individualiste, ils partagent tout, tout tourne autour du groupe.
Apres on est reparti a la Foa la nuit, on a passé la soiree chez des potes a eux, trop bon, tous a fond dans le reggae bien roots, on a trippé, on cest balladé, jai passé la nuit chez Christophe qui ma fait decouvrir tout les groupes de reggae de la kanaky, et alors qun moment je faisais une sieste dans sa chambre jme suis reveillé et jlai vu me preparé un putain de paquet de beuh quil enroulait dans un journal et il me la donné..
On redemarre, putain de route folle encore, plage de Ouano, BouloParis,Dumbea, Paita, Sarramea, Farino, en general tu te fais de bonnes longues distances pendant 30, 40 minutes et ensuite apparaît un petit village que tu traverses en ligne droite sur qq metres et cest reparti pour la campagne, les femme ssur le cote de la route qui vendent tout les fruits tropicaux, les gamins qui marchent pieds nus, les hommes qui fouettent les bœufs dans les champs et tout le monde qui se dit bonjour, qui se fait signe, qui sourit, qui scasse pas la tete.
Les arbres, les fruits, les fleurs sonnent hibiscus, frangipanniers, gaya, boisnou,punus,litchi, bananes, tamarin, fruits dla passion, manguiers, framboise sauvage, orange, mandarine, coco, pomelo(pamplemousse)flamboyant…
Et voila apres toute cette route, tout cet enchantement, cet emerveillement, cette decouverte, ils mont laissé au port le dimanche soir, jai retrouvé ma vieille annexe et jai ramé paisiblement avec le soleil couchant vers le trimaran…
Et cest la quon en revient a Luca, et a dou je sortais toute cette beuh que je donnais a plein de gens que je fumais que je distribuais, un dimanche jallais vers le port et je recois un coup de telephone de Gabi qui me dit :
Ehhéé babass ! ouai ! cest gabi de la Foaa, tu tsouviens de moi,ehhh cest bon ? (ca va bien) , bon et toi ! aaaah ouai cest bon ! ehhhh tu fais quoi la ? la jsuis au port, ballade quoi ! ahhh ouai, et toi ? jsuis a noumea la, jai des cigarettes si tu veux (cigarette cest le code pour dire beuh, ici tu dis aussi foin, gateau, cds enfin yen a un bordele)ok on peut svoir ? ouai !
Et voila on cest retrouvé dans un ptit coin perdu du port ou on est monté en haut des containers, on a trippé sur la ptite mission quon cetait fait la nuit avec Christopher pour allé jusqu'au tri a trois et a la rame dans la ptite annexe et avant quon se quitte putain il ma filé dans un papier journal enorme ptet lequivalent de 400 euros de beuh, que des tetes, que des putains de tetes dau moins 30 cms…
Jme suis dit : meeerde, putain, jlui ai dit jen ai pas besoin dautant !
Prend, cest pour toi, si tarrives a en vendre un peu vas y sinon garde, et dans cpaquet la yavait un melange de skunk, de mango, la beuh qui pousse a cote des manguiers et dautres varietes encore.
Ca yest cest la que ca a commencé, si jmen rappel on y reviendra plus tard et de toute facon il faut que jen vienne a levidence jpourrais pas tout vous raconté avec autant de details mais putain sil vous plait dites moi comment faire jpeux pas ecrire : voila jsuis portugai jean se jai acheté le bateau dun italien, jme suis echoué avec et maintenant jle repare ! nan putain jai envi de tout vous ecrire mais ya plusieurs problemes qui se presente a moi, le premier : un tos barbu a lunettes qui bat du pied et qui a un casque sur les oreilles (je suis de nouveau a la biliotheque) et qui vient de me faire perdre ma concentration, le deuxieme, la tos qui vient ya 3 secondes de sasseoir juste en face de moi, tos assez age qui a lair concentré aussi, et le troisieme cest le temps putain, faudrait que javance dans les reparations du bateau la.
Ca a pris du temps avant que les sous arrivent de France mais ca ne me derangeait pas trop parcque pendant ctemps jpassais des instants de fou avec Luca.
Jetais encore sur le trimaran il avait mis son bateau a 4 minutes de rame du mien, dans le meme mouillage, alors on svoyait souvent, jpassais lvoir avec un peu dtise, de la beuh tout mes instruments (maintenant cest 2 guimbardes, une ptite percu, une flutte, 2 maracasses, et un ptit cling cling) et jramais vers son bateau, trop heureux, trop heureux de cette putain de vie.
Jarrivais on faisait jamais dans le bla bla, jparle dun blabla que peut faire par exemple les tos du port comme par exemple deux familes de tos qui se croisent au detour dun ponton et qui se disent : Aloors voootre weeek end ?? ouaaah cetait super on est parti a lilot goeland avec les enfaaants cetait geniaaal, ils ont vu des jolies poissons, youuhouuuu supeeeer ! Bref le blabla de lhypocrisie, la falsité, le blabla quotidien, on etait dans la recherche detre toujours honnete et vrai dans tout cquon disait, detre toujours dans linstant, mais ca laissez tombé jarriverais pas a lexpliqué.
Une conversation avec Lucas ca pouvait ressemblé a ca.
Jarrive a son bateau, jaccroche mon annexe avec un bon nœud dchaise, cofcof (clui la au debut il est chaud mais apres il sfait bien cest le nœud le plus important a connaître) et il mdit hello my friend !
-Hola amigo ! que tal !
- aahhh bene, bene
On sparlait dans un mélange danglais espagnol, italien, francais—
On discute vite fait alors tas recu les sous nan pas encore mais tinquietes pas ca va bientôt arrivé (il paniquait un peu a lidee que les sous narrivent pas avant quil parte alors quil avait deja pris son billet davion pour Tahitit) etc etc
Luca il fabriquait ses pipes pour lherbe lui-même, il men a fait une trop bien, mais lui il gardait toujours la meme, une pipe toute petite qui fait ptet 3 cm de long avec un pti trou pour y calé la beuh, super discret, super bon, il avait un peu comme il disait : la palanoiii de la poli
On parle plus, on commence a rentré dans une sorte de meditation, chaleur, balancement du bateau de droite a gauche, bruit des machines des travailleurs qui construisent sur la jetée, soleil qui cogne, on est torsenus, on transpire, on fume, Luca sa pipe, il sen fait au moins trois de suite, moi jfume un peu dessus aussi, jme fait un bon petard, bois qq verres, et on medite sur le silence, jai tout mes instruments posés a cote de moi, lui sa flute en bois de bambou quil a fait lui-même, posé sur la table en bois a cote du ptit pot de confiture ou il a mis toute la beuh que je lui ai filé.
Soudainement il prend sa flute et commence a joué.
Impro, impro-
avec Luca cetait impro tout ltemps, toujours different, toujours nouveau, constamment on essayait dattrapé linstant et de joué tout les deux dans la parfaite harmonie de lautre jusqua ce quon le sente tout les deux et que a un moment, si on etait tout les deux a la flute par exemple ou lui a la flutte et moi au djembé on est les yeux fermés et on les ouvre en meme temps en souriant comme pour se dire : yess ! ca yest ! on yest ! et rien que ca cetait desfois suffisant pour le perdre.
On rigole, on refume (lherbe est puissante ici les gars, putain vraiment puissante) et il reprend sa flutte—tilibopbop, tilibopbop !
Et il mdit : cest tellible (terrible) toujours ce fuckin tilibopbop !
Il faisait allusion au fait que a chaque fois quil prenait sa flute la premiere note quil jouait pour demarré ca sonnait toujours pareil : tilibopbop
Jreplique : mais nan !cest bon tinquietes javais meme pas fait attention
-mais cest comme el siiigne, quand tu commences a ecouter les chansons del mecs tu comemnces a sentir les choses et tu commences a sentir que il est simple el meme !
-mais apres il change ce signe
-oui, hay que change beaucoup et dautres qui changent pas-- Manu Chao el primer-- el deuxieme cest lmeme… a pas changé, Bob dylan change tout ltemps, sting change—
-ca cest putain dimagination
Et il reprend
-ca cest grand, et les autres cest maiglle ! et il pointe son petit doigt en lair, cest maigle !
Mais pas encore attaché, encore bloqué, cest tilobopbop de moi ! encore bloqué la-- quand tu es dedans, tu as plus tilibopbop
-Ouai mais tu fais le tilipopo
-Oui mais apres tu fais autre
-oui mais tu changes avec toi apres cets toi qui change
-Plus tes dans linstant plus ca change
Il reprend la flute, met fin a notre blabla et recommence a joué, et la jecoute, jarrete de faire du rythme je ne peux quecouté face a ce quil arrive a sortir de sa flute, face a toute cette energie qui se deplace dans le bateau, face a cet homme, face a moi, face a linstant, face au roulis qui me berce, et le son de sa flute il est magique, jai limpression quil me raconte une histoire, je sens des emotions montés en moi, puis ca disparaît, ca revient, joublie ou je suis, et il joue, il joue, de plus en plus intensemment, je souris, reflechit, recommence un rythme, fume un peu, silence, on parle, on rejoue, il mapprend les voiles, me montre comment les lever, comment bloquer (tout ca a larret dabord) et la il gueule desfois quand jfais une connerie, il me remontre, et jyarrive.
Luca etait magique, hors dici, il fait du yoga, medite et le voyage la mer lont ammené deja bien loin dans la recherche.
Une nuit jetais au trimaran, javais acheté une lampe a gaz pour avoir un peu plus de lumieres quavec les bougies, et ce soir la, il etait une heure du matin, javais plus quune bougie et javais besoin dun peu de lumiere pour faire a bouffer(ps jsuis maintenant dans un cafe de false en plein centre ville qui sapelle le best cafe, et ya un ferry pacific sun qui vient darrivé donc les touristes ont envahi le secteur, et ya 4 gros tos americains a la table den face qui se parle pas, qui ont commandé des bierrres, et qui decouvre les iles du pacifique qui me scrutent, cmatin jecrivais du ponton et un tos de la capitainerie ma viré parcquil ma dit que les installations electriques etaient reserves aux contrats annexes cest pourquoi jsuis venu la pour pouvoir me branché parcque jai plus trop dsous pour payer le generateur du chantier).
Donc bref javais besoin de lumiere, et javais devant moi une toute petite bougie et dans le placard une bouteille dalcool a bruler a jet, alors jlai pris et jme suis dit quen la projetant sur la bougie jaurais une plus grosse flamme pendant qq temps, et ca jen ai eu une plus grosse et meme tres grosse putain, jai appuyé la flamme est devenu enorme et en relachant la pression sur la bouteille ca a tout reaspiré a linterieur et la bouteille ma explosé dans la main, javais une veste sur moi (celle du trip, ps thomas celle achete a Vis) et elle a commencé a cramé, ma main aussi, putain jsuis en train de cramé merde !! et le pareo au dessus etait en train de prendre feu a son tour, jretire la veste comme un dingue et je la jette a leau avec mon passeport et le telephone dedans, a linterieur tout commence a cramé, putain je sens plus la main, jai tout les doigts et le poignet completement cramé, et jviens dme rendre compte que jviens de balancé mon passeport et mon telephone a leau, alors je recupere la veste qui avait pas trop derivé, retire le passeport et le telephone et jvais eteindre les flammes avec la veste trempé, elle a recommencé a prendre feu a linterieur et jla rejette sur le pont a larriere juste a cote de la lampe a gaz avec sa bombonne, putaaiiiin !!!naaan !!, scoup ci jai jeté la bombonne a la mer pris par la panique et finalement avec une autre veste jai reussi a eteindre les flammes.
Jen pouvais plus, je sentais plus ma main, jsuis sortis dehors, cetait plein de fumee a linterieur et irrespirable, jsuis alle me couché sur le pont, mort de la douleur qui commencait a etre de plus en plus violente et jai trempé ma main dans leau, je voulais mourir sur le champ et je hurlais des putain mais tuez moi, achvez moi, jen peux pluuu,jai commencé a avoir une crampe et des que je retirait ma main de leau la douleur etait trop insuportable, la seule facon de rien sentir cetait de mettre la main a leau et la tourné rapidement sous leau.
Jsavais pas quoi faire, javais plus de moteur, jpouvais pas ramé, yavait personne sur les bateaux da coté et javais rien pour soigné.
Jsuis allé dans lannexe et jai commencé a mendormir avec la main dans leau, dormir nan, je pouvais pas, je comatais et hurlait des putain mais ca fait trop mal, jsuis cramé la, putain mais jsuis brulé et jy croyais pas encore.
Alors jai pensé, jvais allé voir Luca, lui seul peut me sauvé.
Jai ramé a une main pendant au moin 5 minutes, le vent me poussait dans la bonne direction heureusement, arrivé a son bateau, jlui ai dit : Luca tes la ?
Et il repondait pas, alors jai insisté et soudainement jentends ehhh attends jsuis encore dans lautre monde la, et il est sortis en tshirt, et ma dit mais questquil ya, questcqui se passe ?
-jme suis brulé la main jen peux plus, sauve moi fais qq chose, et la douleur etait tellement horrible que jai commencé a me mettre en boule.
Il mdit ok ok bon attend 2 minutes, ehh tu veux boire qq chose, thé, café ?
Un thé stp, et il ma preparé un thé ma mis de la biafine mais la douleur etait encore la, il a allumé une bougie, la lampe a petrole et ma dit bon…on va essayer autre chose.
Tend ta main au dessus de la table, et jetais exactement a lendroit ou je vous ai ecrit une bonne partie de cette lettre.
Et jai tendu la main, couché ma tete sur la table dans lautre et jai cru mevanouir, la douleur a commencé a disparaître petit a petit, jusqua ce que je ne sente plus rien. Putain.mais questcqui se passe ?je ne sentais meme plus ma main. La jai levé la tete, javais les yeux injecté de sang je sais pas pourquoi et jai vu Luca les yeux fermés, pris dans une concentration incroyable, ses deux mains a 5 centimetres des miennes et la lumiere vacillante de la bougie qui neclairait qune partie de son visage.
Et jme suis réefondré, soudainement la douleur est revenu, et cetait etrange javais limpression quon se parlait par la pensée et jlui ai dit : naaan tu las perdu et il ma dit je sais, attend hay que revenir, elle va revenir, oublie tes pensees, oublie moi, et cest cque jai essayé de faire et la douleur est reparti a nouveau.
Ca a duré encore 5 minutes jusqua ce quil me dise, je peux plus, jai plus denergie, elle est trop forte, jai les mains qui me brulent regarde- touche, et jai touché ses mains, avec mon autre main et putain…elles etaient brulantes…meeerde jme suis dit, putain cest pas possible.
La douleur est revenu ensuite mais beaucoup moins forte quau debut, et je le savais, je le sentais, il mavait donné une partie de son energie et avait absorbé une partie de ma douleur.
Depuis ce jour la, jai su que Luca etait vraiment magique, vraiment incroyable, et que l’Univers nous a fait nous rencontré pour une bonne raison, comme on cest dit, lui il voulait revenir a la terre, le bateau)lavait fatigué car cest un bateau tres dur et maintenant son seul souhait etait de se construire une petite cabane perdu dans la montagne en Europe, et medité, marché, faire du ski, coupé du bois et medité et cherché, cherché encore le sens de tout ca..et moi mon voyage, ma route la suite de ma vie a cet instant etait de continué mon chemin en mer avec son bateau hors du commun et cest pour ca quon cest rencontré pour se permettre de se realisé, pour que chacuns puisse continué dans sa recherche personelle.
On a passé la suite de la soirée a boire du thé, a parlé des poetes chinois qui partait dans les montagnes, il ma sortis une boite qui contenait toutes les pipes a herbes quil avait fabriqué et il ma raconté lhistoire de chaques pipes, lendroit ou il a trouvé le bois, pourquoi il a choisis ce bois la, quelle energie il a sentis en lui, dans quel pays, et evidemment on les a toutes essayés parcque deux jours avant je lui avait donné un bordele dherbe(celle que mavait refilé Gabi) et putain celle la, elle etait bonne.
Il a joué dla flute, on a ecouté du Bob Dylan et il me disait : Man, Dylan knows, Dylan knows : dont think twice (cest le titre de lune de ses chansons) dont think twice it s allright (on en revient a la premiere pensee) Dylan, Van Morrison, les doors, Pink Floyd tous, TOUS ils sont dedans, et on chante on joue, on fume, il me sort un alcool de fou quil a ramené de Patagonie et qui lui servait a tuer les poissons quil pechait parcquil ne pouvait pas les assomé et aussi il ne buvait pas dalcool, il a beaucoup bu a une epoque mais il sait maitenant que sa drogue a lui cest lherbe, alors jai bu un peu de ca, ca ma arraché la gueule, jai toussé il a fait un tilibopbop, rallumé une autre pipe et on a medité sur le silence, ensuite jlui ai demandé comment faire le point en mer, comment savoir ou tes sur la carte par rapport au point que te donnes le g.p.s, et il ma sortis une carte et ma tout expliqué, la a la lueur de la bougie, dans le peit bateau avec une clarete impressionante, et pendant tout ce laps de temps jai oublié completment la douleur et on en est revenu au fait que quand tu es la vraiment tu passes partout, toutes douleurs disparaît, il suffit juste detre aware (et dailleurs Vandamme la bien compris et cest pas des blagues il la compris mais na pas su lexpliqué il en faisait trop, en parlait trop alors que ca cest simplment impossible den parlé parcqu ensuite les gens rigolent de toi et cest cqui lui est arrivé) donc sur ca, il faut mieux conservé le silence.
Jsuis rentré au trimaran a 5 heures du matin et jme suis endormis dans le hamac la main en lair.
Le lendemain sur un ponton jai croisé une infirmiere que je connaissait un peu, jlui ai montré ma main , elle etait toute gonflée pleine de cloques enormes, des cloques partout sur tout les doigts dau moin 4 cm de haut, elle ma dit quil fallait que jaille tout dsuite aux urgences, que javais une brulure entre le second et le trosieme degré, jlui ai dit que javais pas assez de sous et cest la quelle ma conseillé daller voir Benoit un mec qui reste au mouillage sur un gros bateau en acier et il se trouve que son bateau en acier etait juste derriere le trimaran a 10 metres et que Benoit a lepoque je ne lavais pas encore rencontré et encore mieux ce mec est un specialiste des grands brules, c’est comme ca que par la suite jai rencontré Benoit qui venait me refaire mon pansment tout les soirs, qui ma eclaté mes cloques avec un air saddique qui aimait ca, et il me la dit dailleurs, jadore ca, et je voyais son petit sourire malingre alors quil incisait tout et moi je serrais les dents jen pouvais plus, mais comme il ma dit cest bin signe si tas mal ca veut dire que tes nerfs fonctionnent toujours.
Voila, jpourrais parlé encore plus de Luca mais jvais marreter la, enfin on verra si ca me reprend et donc un beau jour il est partis et avant ca le jour ou on a signé le contrat de vente a son bateau qui etait en train de devenir le mien juste au moment ou jai posé la derniere signature ya eu un enorme coup de tonnerre, et la on cest regardé et on a compris. L Univers etait avec nous.(lui il appelait ca lorganizacion, et a lentendre en parlé jimaginais une bande de mecs style du f.b.i qui envoyait un autre paquet de mecs sur ton chemin en guise de signes, de guidance quoi)
Cetait pas facile pour lui de quitté le bateau, apres douze ans, douze ans dedans a traversé le monde, la veille de son depart, il la embrassé et il lui a dit, guide le..guide le loin…et il ma dit prend bien soin delle et surtout coule pas !!!
Et il sen est allé, jetais triste, jai ressenti un grand vide mais ainsi allait les choses, le soir Nadine est venu au bateau, cetait la premiere fois quon dormait la bas, ca me faisait bizzarre detre plus dans le hamac et au tri et detre enfin dans un vrai matelas avec un evier qui marche, de leau en stock et tout ce que Luca avait laissé dedans, et encore aujourdhui et certaine fois je sens son energie, elle est la partout, elle court dans le bois du bateau, elle se ballade dans les cordages, elle est dans la lumiere de la lampe a petrole, et une fois je lai vu apparaître face a moi en train de joué de la flutte (je jouais aussi et commencait a etre dedans comme au port).
Et par rapport au port, la fois ou je suis presque rentré en transe, pendant ce temps, Luca etait en mer, et allait voir avec son gros bateau un ami a lile des Pins et a son retour je lui ai demandé si ce soir la il avait joué de la flutte ou ressentis qq chose de particulier et il ma dit : oui , jai senti..apres avoir reflechi un peu, ce soir la jai joué la flutte et putain denergie !!
Et la on demarré les premieres sorties en mer, jy croyais pas javais un bateau, ca yest, je lai payé avec le reste de mes economies et avec les sous que jai gagné en travaillant depuis mon arrivé ici et vu que au tri je payais aucun logement et que je me limitais sur la bouffe et sur tout le reste jai pus mettre pas mal de sous de coté, mes parents mont quand meme avance 200 000 miles francs soit 1600 euros que je leurs rembourse encore maintenant tout les mois.
Et voila jetais capitaine, je suis putain de capitaine fou sur un putain de bateau magique !!!
Et jen pouvais plus, tout lmonde me disait bon fais gaffe quand meme part pas tout seul au debut, la mer cest dangereux(meme apres) essaie de trouvé des mecs qui peuvent tapprendre etc etc et la jai embricanné des tos marins en leur disant que je leur offrait la chance rare et exceptionnel de navigué sur un vieux greement alors ils ont accepté et jai fais qq sorties avec des marins de fous, dont un notamment qui sapelle Vincent Malquitt et qui a ecrit un livre sur sa traversee et sa longue derive en Antartique avec sa petite famille a frolé les icebergs sur un bateau de 20 metres quil a construit lui-même, il ma emmené comme ca un beau matin alors que je venais de le croisé au bout dun ponton chez lui, ou jai rencontré sa belle femme, dune quarantaine dannee et dune tranquillite impressionnante, toujours souriante, pleine de vie, dentrain pour tout, de passion, de rire et la ou habite Vincent, cest bien fou, il cest construit sur les hauteurs dune colline en plein milieu de la jungle a une heure de Noumea, sur un terrain en pente des maisons en bois sur piloti, et tout les arbres, les plantes les fleurs debordent de partout, sur la maison, sur le toit, sur toute la terrasse qui longe la maison, et jme suis cru dans une immense cabane dans les arbres, jlui ai dit putain ! mais cest trop bon !, il cest contenté de sourire derriere sa longue barbe grise, accoudé a la petite balustrade en bois en regardant la vue une fleur a la main.
Vincent il est artiste peintre, menuisier, vagabond, aventurier, ecrivain, et il a bougé- il a bougé partout, tout seul, avec sa famille, avec ses enfants, et il a toujours construit tout ces bateaux lui-même et ca depuis lage de 17 ans.
A cote de sa maison il a construit dautres petits bungalows en bois quil loue, et ca rapporte, ca leur permet de vivre, et en plus il travaille avec sa patente.
Assis a la table, sur la terrasse, dans la chaleur tropicale et la fraicheur de la jungle, avec le soleil qui formait des taches dun blanc fou par endroits sur le bois brut de la table a peine ecarris, les feuilles qui volait au dessus de nos tetes, toutes ces fleurs autour, la vue sur la mer des kilometres plus loin, jme suis cru arrivé dans la cite perdue de la foret avec Vincent et sa femme comme maitre des lieux, deux esprits fou, fou de vie et daventures qui ont fusionné ensemble pour créer cette magie et jleur ai demande de me raconté tout, toutes leurs vies, leur rencontres, leurs aventures, leurs voyages, et ils etaient heureux de revenir comme ca sur leur passé, leurs histoires et jles ai ecoutés avec passion parcque jaime ecouté ces gens qui ont des vies hors du commun, les fous, ceux qui suivent les chemins de traverses, les chemins inconnus ou le mot certitude nexiste plus, ceux qui vont toujours de lavant sans trop se posé de question si cnest : on verra bien ! ainsi vont les choses, arrivera ce qui arrivera mais arrivera et on ira. Et ca cest la foi, la foi en la vie, et cette fois la, quand tu la ressens vraiment au plus profond de toi, elle te prend le corps, elle te donne des ailes, elle te donne une force insoupsonné, elle te permet de passé partout, de passé dans les situations les plus difficiles et cest le point commun que jai trouvé a tout ces gens la, et lui cest un vrai un putain de vrai comme Luca qui connaît la mer, parcque jai navigué aussi avec dautres mecs qui sortaient de lycees maritime et tout le bazar mais ils avait pas le truc en eux jle sentais cetait que de la theorie et du vocabulaire technique, alors jai cherché des vrais loup de mer, jen ai trouvé et ils mont appris les bases.
Et puis un soir, Nadine est rentré dans ma vie.
Je rentrais de l atelier qui est a qq minutes de marche des pontons de la marina, cetait la nuit et je marchais tranquillement quand japercois sous le lampadaire rond qui projette une bonne lumière blanche Daniel, un petit jeune de 17 ans qui habite sur un bateau au mouillage avec ses parents, en train de jonglé avec a ses cotes une autre fille qui jongle aussi.
Daniel est dorigine chilienne, et ses parents sont venus de la bas avec leurs bateaux.
Cest une famille dartiste ! les parents font de la musique, ont plein d instruments, et toute la famille avec son frere aussi de 20 ans jouent souvent ensemble dans les petits bars et cafés de l île.
Ils s habillent en costume traditionnel et mettent de sacres ambiances sud americaines, flûte de pan, banjo, instrument typiques, et Daniel lui en dehors de ca fait aussi du cirque.
Alors un soir je marchais pareil et je lai vu jonglé, jai été le voir et on a tout de suite sympathisé, jlui ai parlé de mon voyage, il rêve daller en Europe aussi. Et Daniel cest le genre de mec qui repond a son prof danglais apres qui lai demandé aux eleves ce quils voulaient faire plus tard : voyagé et faire la manche.
Mais cette fois la il était pas seul, il me présente Nadine rapidement, elle me sourit et continue de jonglé, moi je discute avec Daniel mais n arrête pas de la regardé, ca yest je tombe sous son charme, elle est belle, jongle, jaime comment elle shabille et je la trouve original et différente des autres, Daniel me parle mais je necoute rien, je lui demande quand meme si elle est libre ou si elle a un copain et j apprend quelle est seule ! parfait !shshssh (portugai melangé entre lexcitation et la febrilité)
Quelques instants plus tard tos Daniel doit rentré (je suis seul avec elle, jattendais que ca ) et elle arrette de jonglé sasseoit a cote de moi et on commence a discuté. Le vent est frais, les étoiles sont la, et l univers marche, on se rencontre.
On fait rapidement connaissance, elle doit rentré bientôt aussi, alors jluidonne rendez vous le lendemain dans un arbre sur une colline qui domine la baie.
elle a accepté et elle connaissait lunivers aussi, on a halluciné et quand jlui ai dit que je voulais partir un week end campé dans la montagne loin de tout ce bordele elle ma dit : Ok, on part quand ?, et on est parti en stop un samedi matin et cest au sommet dune montagne apres une bonne ascension quon cest embrassé pour la premiere fois, javais emmené un putain de stock de drogues et je roulais toutes les 5 minutes jen pouvais plus meme dans les grosses cotes, et elle me disait arrete mais arrette ! mais putain la drogue est trop bonne !! jetais ivre de tout.
Cette ballade dans les montagnes etait purement folle, on a plongé dans des gros gouffres deau fraiche, descendu la riviere sur des kilometres en sautant de rochers en rochers, allumé un feu sur une petite plage de cailloux juste a cote de la riviere ou on a mangé des bonnes pattes chinoises epicés ,on cest un peu perdu sur la fin, on etait hors du temps tout les deux et le retour etait bon aussi, des mecs nous ont pris dans leurs remorques qui transportait des chevaux et on etait assis sur une enorme glaciere ou on a commencait a sembrasser comme des fous secoué dans tout les sens sur les routes defoncées, puis moi javais trop faim on avait pas bouffé depuis pas mal de temps, toutes les vivres epuises, javais pris le rechaud et un bon stock de pates chinoises mais laisse tombé la montagne cest dur(tres dur) et ca creuse, alors jai ouvert la glaciere, pris une banane ou un saucisson et on a mangé.
La suite cest du jonglage sur le port, elle aux balles et au batons, moi au batons, des sessions de musiques, des concerts, des ballades en scoot, des nuits a la belle un peu partout, sur des bateaux des pontons, ou on sest fait cramé plus dune fois, sur des collines, des toits la nuit, une grue, chez elle en douce parcquelle reste chez son frere qui habite ici et pour lhistoire de Nadine jvais copié collé cque jai envoyé a mes grands parents, callé le style decriture :
Le soir ou on cest rencontré, quand je lui dis que je suis charpentier elle est interessé tout de suite parcque elle a envie d apprendre a travailler le bois et me dis que son grand père était menuisier et quelle adorait allé dans son atelier.
Elle adorait l odeur des copeaux de bois, les vieilles machines sans protection, les vieux outils accroches partout, la poussiere sur les vitres, la lumière qui transperçait cette poussiere, et ces copeaux partout.
Mais revenons un peu en arriere. Le 12 septembre 1988, la petite Nadine apparaît a Selestat, dans le bas Rhin a 10 minutes en velo de la frontiere allemande.
Ses parents habitent un jolie petit village fleuri de 500 habitants, Diebolsheim, encercles de champ de mais, de fleurs rouges, de geraniums, de roses et de tulipes, mais pour elle l endroit le plus jolie cest la ou se trouvait un sol pleureur qui formait une courbe au dessus de la route avec une petite riviere derriere, les maisons dhotes, ces maisons en pans de bois partout, les cloches aux cotes des portes, ces grosses portes en bois, la peinture sur les volets, les champs de pissenlits.
Parfois les volets sont perces par de petits dessins en fleurs qui laissent apparaître un doux rayon de soleil a linterieur de la piece, et ya aussi les vaches, les camions qui passent remplis de fumiers dans tout le village.
Ce qui a marque Nadine cest la grande ecluse a 500 metres de sa maison, une petite route qui montait dans les bois, ou on pouvait voir les marcassins qui traversait ce petit chemin de terre entoure de forets ou elle aimait ramasser les fraises sauvages avec sa mere de temps en temps.
Elle aimait aussi se ballader le long du Rhin avec son pere et son chien Nucky, en observant les cygnes, les canards, qui volent ou qui sont sur leau, ces passages dans les forets clairs, la brume du matin, la belle rosée, le petit frais agreable, les cloches qui résonnent dans la plaine, couleurs : orange, gris, jaune pale.
Les corbeaux croassent, de grandes nuées, vague noire dense dans le ciel qui se deplacent en mouvement pendulaire dun arbre mysterieux a un autre.(Automne)
Elle habitait dans une petite maison construite par son père et sa mère allemande, un portail a gauche, des pommiers, et derrière, un verger, avec des cerisiers, des poiriers, des quetsches, des vignes de raisins blancs et rouges, des mirabelles, des coins. Un noyer.
Nadine passe donc une enfance heureuse dans ce paisible village.
Lors quelle a 5 ans et demi, la petite famille quitte la France.
Ils s envolent vers Mayotte(petite île a cote de Madagascar), un père militaire(conducteur de travaux dans l armée de terre et adjudant chef), une mère coiffeuse et ses deux grands freres.
Ca a ete pour elle un moments tres riche de sa petite enfance et elle en parle souvent avec passion et nostalgie. Elle restera la bas trois ans.
Le retour est un peu difficile, elle ne veut pas partir mais elle se rehabitue vite aux petits chemins embrumes et boueux de la campagne alsacienne.
Ce quelle aimait plus que tout c était ramasser les champignons, les noix et les cerises pour en faire de bonnes confiture.
Ensuite a lage de 13 ans cest un nouveau depart, sur une ile une nouvelle fois, mais a lautre bout du monde : la nouvelle Caledonie.
Son pere est envoyé la bas pour son travail, elle reste alors dans un quartier militaire sur les hauteurs de Noumea (ou on aime se ballader qqfois pour la beaute, le calme et la nature de lendroit) et sa mere fait des tableaux en sable, representations de melaynesiens et paysages que son pere encadrait en bois locales.
Apres 3 annees tropicales cest encore une fois le retour vers ce bon vieux Diebolsheim natale.
Elle se retrouve alors dans le plus petit lycee de France a Saintes marie aux mines dans le haut Rhin, un internat ou elle choisira une option art plastique.
Dans ce lycee et hors de ce lycee cest la rencontre avec une amie qui lui permet de reveler son amour pour la photo noir et blanc.
Un ans et demi plus tard, elle sature, linternat ne lui correspond plus, elle demande a ses parents si elle peut revenir en Caledonie dautant plus que son frere est installe la bas depuis 2003. Ainsi elle restera chez lui depuis le 22 fevrier 2006.
Nadine a deux freres plus ages ; Andre et Dominique. Andre, le plus age, 25 ans et Dominique 22 ans qui lui travaille maintenant a Paris dans linformatique.
Son frere a une copine et Nadine dort dans le salon sur un matelas par terre, cest pourquoi elle aime venir me rejoindre au bateau pour travailler parcque elle sy sent bien et aussi cest bien plus calme que chez elle. Desfois quand son frere invite des amis elle ne peut plus travailler parcquil font trop de bruits.
On cest trouve un coin a Noumea en haut dune colline, ou apres une petite barriere a escalade se trouve danciennes maisons militaires inhabites qui attendent de nouveaux arrivants, et la je crois bien que cest la plus belle vue de Noumea et des montagnes aux alentours.
Dabord un jardin magique ou ya des fleurs oranges et rose qui poussent a cote, des gros arbres aux troncs tordus qui prennent des formes d arc en ciel, les chant des oiseaux, les cocotiers, les eucalyptus, lherbe verte, laloe vera et toutes ses plantes, bref cet endroit cest notre jardin secret.
Voila pour la partie romantique de lhistoire en dehors de ca on cest aussi echoué avec le bateau mais avant ca jvais vous parlé de la charpente.(et en 4 mois ya pas une fois ou on cest pris la tete sur quoi que ce soit, donc juste pour samusé on se crée des ptites embrouilles, genre putain mais taurais pu fermé le dentifrice yen a partout ou des conneries comme ca)
(putain je crois que je touche presque la fin la)
Jpense que jai du perdre qq tos en cours de route, mais toi tos lecteur, jvoulais te remercié de lire cette tosserie.
Une fois laventure de la contruction du bateau dAntoine arreté jai donc chercher un nouveau travail, jai pris les pages jaunes que jai ouvertes a la page charpentes bois et jai selectionne qq entreprises qui m avaient lair pas mal.
J suis alle en voir qq unes dans le centre de Noumea mais les plus grosses se trouvaient a Ducos, la zone industrielle, cest donc dans ce coin la que jai orienté mes recherches, et ca cest passé plutot vite puisque en 2 jours jetais embauché !(grace a ma patente qui me donne le statut de patron)
Un entretien de charpente au final cest pas bien compliqué, avant de voir le patron tu retrousses un peu tes manches pour quil voit que tes un tos un peu musclé prêt a travaillé, et lui il a juste besoin de sentir que tes prêt a travaillé dur et cest fait.
Ce jour la en plus javais un jean un peu sale et un tshirt legerment troué et jme suis dit putain jsuis loin des entretiens decole de commerce ou jetais la avec un costume qui me mettait pas a l’aise et ou javais limpression detouffé hiiim bonjour jeansebastien voila jai toujours eu une immense passion pour leconomie la finance et la gestion, hiiiiim cof cof et je souhaiterais integré votre ecole qui me correspond tout a fait etant donné que je suis un portugai ouvert dynamique et social ayant un tres fort attrait pour la bourse et lindustrie automatique de construction implanté dans le cadre du curscus scolaro dynamiquo chinois.
Jai donc trouvé cette grosse boite qui se trouve tout au fond de la zone juste en face de la mer, et jai rencontré le patron a qui jai montré mon dossier charpente, que je venais de retrouvé la veille ! car comme vous le savez peut etre chose incroyable jai retrouvé un des mes sacs avec mon passeport et mon dossier de charpente que jai ainsi pu photocopié juste au moment ou jen avais le plus besoin ! Cest la que je parle de lunivers, et je sais que lunivers marche.(il etait dans une baine a 20 minutes de Noumea et cest Bernard alors quil reparait son bateau a cote et quil cherchait une chute de bois dans la benne qui la trouvé)
Lentreprise est super classe, escaliers en bois laqué, de nombreuses secretaires, des immenses bureaux avec de beaux meubles, et des photos de chantiers sur les murs, dimmenses chantiers, en bois lamellé collé, charpente traditionelle, des dessins d’architectes accroches au mur ou je vois le plan dun chantier sur lile de Lifou qui represente un ensemble de cases sur piloti en construction traditionnel juste au bord de leau !
Je nen crois pas mes yeux ! jai toujours revé de construire au bord de leau et voila que le patron me dit que il a besoin encore dun charpentier sur lile pour ce chantier, mais seulement il mexplique quil ne peux pas my envoyé tout de suite, il prefere voir de quoi je suis capable avant, il veut me testé.
Alors il me dit :
Si tu veux jai toute une serie de consoles a faire pour un chantier, tu crois qutu pourrais les faire ? mmmh je sais pas jlui dis, faudrait que je regarde les plans, et les plans il ma dit de repasser le lendemain les recuperé, jy suis retourné et jlai ai pris avec moi au bateau, jles ai bien analysé pendant toute la soiree, jai fait des calculs, jme suis fais un plan mental de la facon dont jallais proceder et une epure(dessin) preparative sur papier aussi.
Des consoles cest des sortes de minis demis charpentes qui viennent se fixer par exemple tout autour dun batiment pour recevoir ensuite une couverture en tole, et celle la en plus elles etaient arrondis, mais jetais confiant et me sentait capables de le faire.
Ca ma pris une semaine au total, il ma donné tout un dock entier a ma disposition m’a montre le stock de bois a lexterieur, le manitou (lengin a fourche) et ma dis bon ben voila, tout est la et il est parti.
Je me levais a 4 heures tout les matins, jetais encore au mouillage, je me preparais un café, une tartine, et dans mon sac le premier jour, jai pris tout mes outils, scie circulaire, marteau, scie egoine, ciseau a bois…(apres je laissais tout la bas)
Il faisait bien nuit quand je partais, 15 minutes de rame plus tard, jarrivais a la digue, deja bien echauffé pour travailler, ensuite je prenais mon velo qui etait accroché a un reverbere au bout du chemin de la digue(b.m.x que mavait donné Brisse un jeune tos tranquil bateau qui cest barré aux Vanuatu se balladé un peu) et je pedalais pendant 10 minutes jusqua la place des cocotiers, dans le centre ville de Noumea, de la je lattachais a un poteau, et je prenais le bus, pendant 40 minutes jusqu a Ducos, ensuite il me fallait une fois arrivé la bas encore marche 15 minutes et jy etais !
Bon cetait putain de mission mais jetais au taquet et jarrivais pas a croire que jetais un tos patron qui travaillait tout seul et a son compte.
Le temps de me mettre en tenu et de faire tout les branchements, préparé le materiel, je commencais vers 6h30 et je ne marretais pas jusqua 12h, ensuite une petite pause dune heure ou jallais manger un sandwich americain a un petit snack a cote, que jallais la plupart du temps degusté devant la mer, face a toutes les montagnes, face aux fleurs, et surtout a ma nouvelle vie ici, au bout du monde! et puis jadore travailler seul, cest la que japprends le plus de choses car lorsqun probleme survient je ne peux compter sur laide de personne alors je cherche et la solution arrive.
Ensuite je travaillais de une heure jusqua 5h, 6h et je repartais vers Noumea au coucher du soleil.
Jallais prendre une douche au port, epuise la plupart du temps, et ensuite je voyais Nadine, une heure ou deux qui me retrouvait a cote des pontons, on jonglait ensemble, et jrepartais vers la digue, decroché mon annexe qui desfois était en suspension sur les rochers a cause dune marée que javais pas prevu mais maintenant jai un bon systeme qui regle automatiquement.
Francis Mitton le patron pour lequel jai travaillé, travaille pour la plupart que avec des patentés, et les consoles que jai fait etaient pour un autre patenté qui est compagnon et qui sapelle Pascal.
Lui il a fait les compagnons pendant 7 ans, il est venu ici a la base pour son service militaire, ensuite il est rentré en France ou il a monté une boite quil a fait tourné pendant 2 ans puis il est revenu ici ou il a crée une nouvelle entreprise en brousse dans le nord, a Poindimié.
Il a rencontré une femme dici dune tribu avec laquelle il cest marié et il cest fait accepté dans la tribu ou il reste maintenant dans une case quil a construite lui-même.
Il a ensuite selectionné les hommes les plus travailleurs et leur a proposé de les formé a la charpente et cest comme ca que par la suite jai travaillé avec deux kanaks, Undje et Dominique pendant 3 semaines sur la construction de super maisons en bois sur pilotis a Paita, en brousse a 1h de Noumea.
Il a loué exprès une maison pas tres loin de Noumea car il compte de plus en plus travaillé sur Noumea etant donne le nombre de chantiers en pleine expension sur la ville.
Parcque Poindimié la ou se trouve lentreprise cest a 9 heures de voiture de Noumea, alors il fallait un endroit pour loger les charpentiers, il a donc loue cette maison dans un petit quartier appelle pointe de la dorade ou je suis reste pendant 3 semaines avec Undje et Dominique.
On a preparé tout les bois pour la maison dans latelier de Francis Mitton a Ducos, pas loin de Paita et ensuite tout a ete livré en camion a Paita.
Travaillé avec Undje et Dominique putain cetait fou, tout les deux fans de reggae, qui connaissait toute les histoires des grands comme steel pulse, third world, israel, tout les deux de la tribu, DO ! gros rasta de fou spirituel et Undje qui ma appris les secrets de guerison par les plantes, qui ma raconté lhistoire de lile dune facon incroyable, qui roulait des putains de drogue quil me passait la haut sur la charpente..
Enfin, jai pu decouvrir grace a eux pendant ces trois semaines toute la culture Kanak, toutes les coutumes, les plats dici, (ils mont cuisiné des plats tellement bon par exemple du riz au lait de coco aux epices et aux poulet…) et moi je leur ai appris a faire les pizzas et jleur ai cuisiné mes plus grandes specialites de pates
Lechange a ete fou, ils mont raconte pleins dhistoires sur la vie a la tribu, le travail quils font dans les champs la bas, la peche, la chasse, et ils mont invite a aller la bas passer qq jours.
Le matin on se levait a 5 heures pour partir vers 5h40 apres un bon petit dejeune, on arrivait sur le chantier vers 6h30 et on bossait jusqua 1h, ensuite petite pause dune demi heure pour mangé, contemplé les montagnes et lavancement de la maison, et cetait reparti jusqua 6h du soir, certaines journees etaient dures, tres dures physiquement, le soleil est lourd desfois, et on a tout levé a la main etant donné que la configuration du site ne permettait pas l’acces a une grue, alors cetait du levage de charpente a la romaine, de gros poteaux de 7 mètres de haut, et des grosses sections de bois.
Il me ramenait a Noumea le vendredi soir, ou mattendait Nadine au port avec qui je passait ensuite le week end au bateau. Mais le week end passait trop vite,Elle, elle travaillait et moi je m occupait a fabriquer des batons, peindre, dessiné, bricolé sur le bateau, jlui ai appris a lever les voiles(a larret), a faire les nœuds, le vocabulaire, comprendre le vent, on est aussi parti avec lannexe a la rame exploré des petites plages desertes des alentours ou on a fait grillé du thon que mont ramené Undje et dominique de la tribu la haut, du bon thon frais grillé avec du citron, et une plage déserte rien que pour nous, ils mont donné aussi pleins de bananes, des toutes petites, des bananes poingo que tu fais griller a lhuile et aussi avec du poulet, cest super bon et des fruits aussi.
Ensuite cetait dur de se quitter parcquon savait quon allait pas se voir avant une semaine et je repartais le lundi matin tres tot jusqu'au dock a Ducos ou venait me cherché Undje et Do en camion pour ensuite partir vers le chantier a Paita.
A la maison, cetait genre maison fraichment construite equipé pour detendre les mecs apres le travail(super instal videos) et pour leur faire oublié un peu leurs familles quils nont pas vu depuis trois semaines(legere exploitation de pascal qui ma payé avec un mois de retard) en general on rentrait bien crevé, et la premiere chose que faisais Undje cetait se mettre devant la tele, trouvé un match de foot, roulé une grosse drogue et kiffé le repos, ensuite souvent il zappait sur seasons la chaine de peche et de chasse ou il rigolait des tos chasseurs francais qui avaient pour certains des bonne degaines bien ridicules et des quantités dapeaux pour attiré loiseau alors quici il font tout les sifflements avec la bouche. Et la drogue ici elle tourne en silence, tu dis pas merci quand tu las recois, (il mdisait putain mais arrette avec tes merci !!!) et elle tenvois dans la detente totale, tas pas besoin dire non plus on smet une drogue ? ou il te regarde avec un air de non comprehension, tu roules et tu las fais tourné comme si de rien netait)
Pendant ctemps on sposait sur la table de la cuisine avec Do et on discutait, bierres, voyage, vie, charpente, colonisation, histoire passé, religion, petard, alcool, mouvement de lunivers, reggae.
On trippait trop sur lchantier et lendroit etait putain dirreel, mystique--a la radio en fond yavait toujours du bon reggae et jarretais pas de me dire putain mais ty es mec, ty es, et de plus en plus jai commencé a avoir foi dans l’univers, foi dans le detachement des choses et dans lattention aux signes…
Jai appellé ca : natural guidance…et jai peint ca sur ma premiere annexe qui a recoulé a nouveau, cette natural guidance que javais commencé a decouvrir sur la route au fil des evenements qui sy produisait pour me mené vers un Tout.
Un moment au chantier a Paita, jetais en haut de lechelle et mon telephone sonne, cetait Luca, il me dit : je suis lancien capitaine du bateau que tu viens dechoué !, il etait avec Jerome et Jerome lui avait raconté)jai cru halluciné, pour moi jallais jamais le revoir, cetait finis, mais nan, en fait il mexplique quil est revenu, quil a passé trois semaines a Tahiti a remettre en etat le gros bateau de 17 metres quil doit ramené jusqua la mediterannee et il cest dit quil allait refaire un petit saut ici voir comment je men sortais avec le bateau et aussi je pense dans l optique que je lui fournisse un bon paquet de foin pour sa traversée, (par rapport a ca la ou jai le plus halluciné cest quand jen ai refilé a un kanak, a un mec dici putain !! la jme suis dit putain mais arrete mec arrette ca va trop loin !!!!) mais ca cest la madness ! et la madness ca a pas de limite.
jetais trop content de savoir que Luca etait de retour, il allait pouvoir mexpliqué comment bien reparé, parcque ce bateau est assez particulier et lui il le connaît de a a z.
alors lechouage cetait quoi en fait ?
Lechouage cest ce qui peut tarrivé de pire, apres coulé le bateau et tombé a la mer bien sur.
Et cest cqui nous est arrivé avec Nadine.
Un samedi matin, on sreveillait tranquillement au bateau, calins, couette swampi, chaud, preparation du ptit café avec la bonne vieille cafetiere et pti the pour Nadine, on est au mouillage, le vent est bon et souffle bien, il faut gratter la coque du bateau, elle est pleine de coquillage, alors on decide daller jusqua un ilot qui sappelle lilot maitre pour faire ca, cest pas trop loin, et on a envie de sortir que tout les deux avec le bateau, on la jamais fait encore, on est sortis une fois avec Luca, et sinon moi jsuis sortis deja qq fois avec qqs marins mais scoup ci on a envie de partir que tout les deux, on en peut plus, en meme temps on hesite, le vent est vraiment puissant, on connaît pas encore trop lbateau, on a pas dmoteur(donc si ya plus de vent et quon commence a derivé on secrase direct sur les cotes) mais le madness est la, lenvie est trop forte, ca souffle ca souffle trop et un moment jlui dis allez cest bon on y va, il etait ptet 10 heures du matin, elle mdit : tes sur ? ouai on y va, tas vu le vent la ! ca va etre fou !! ca souffle a fond !
On est croché avec lancre, Nadine soccupe de bien ranger tout linterieur, fermé les hublots, rangé les trucs qui risquerait de tombé, mettre le panneaux solaire a linterieur, etc, tout propre nikel (Moitessier un grand navigateur disait : ils ont coulé parcque la boite dallumette netait pas a sa place) et plus tu vis dans un petit espace comme ca plus tu te rends compte que tu peux pas etre bordelique, chaque chose doit etre rangé immediatement a sa place sinon ca part rapidement en bordele de fou, on y est passé et tu montes vite en pression alors tu ranges tout propre et ca revient ca part, ca revient, et Luca savait que javais du mal a organisé a gerer les choses et il mavait dit tu verras avec elle (en parlant du bateau) tu vas apprendre, hay que apprendre, sinon marche pas.
Pendant quelle soccupe de toutes les petites choses interieur, jmoccupe de preparé les voiles, rangé le pont, jessaie de me rappellé des trucs important que ma dit Luca, jme fie a mon intuition aussi, jessaie de me rappeller ou faire les bons nœuds, lordre des choses, jmet tout bien au propre, elle vient me rejoindre pour croché le foc (la voile davant) sur son cable metalllique et en meme temps jla teste pour voir si elle se rappelle bien comment faire, comment bien faire les nœuds, jlui rappelle les noms des choses importantes que jrisquerais de lui dire pendant la navigation pour pas quelle me demande cest quoi ? alors quil faut faire une manœuvre rapidement , comment bien bien bloqué les ecoutes, on repete la manœuvre pour prendre les ris (diminué les voiles) tout ca et apres ptet une heure tout est prêt, il reste plus qua levé lancre et mettre les voiles, on fretille on en peut plus, on sprend dans les bras on sembrasse et on sdit ca yest, on yest ! et la soudainement arrive Hans en annexe avec ses deux petites filles, un allemand qui reste au mouillage aussi a cote.
Hans la premiere fois que je lavais rencontré jetais encore sur le tri, jvenais dme faire une bonne session de planche a voile dans la baie (jai achete une planche et une voile par les ptites annonces et Antoine men a filé une), jetais bien mort et jme rasais a larriere sur le pont face a la colline de Nouville, la ptite colline qui est juste derriere la plage a 10 metres du bateau, les mecs des squatts qui restent sur la colline commencaient a preparé un gros feu sur la plage, la lumiere etait belle, et le rouge des flemmes se projetaient sur les rochers avec leurs ombres autour qui se projetaient en enorme.
Les couleurs du ciel commencait a prendre ses couleurs de peinture et partait dans des degradées de fous, violet, rose, vert, nuages etalés, lumiere mystique, oiseaux qui volent, je savourais ce tout face a mon reflet dans la petite assiette metallique ou je trempais le rasoir.
Et jvois un mec se ramené vers le tri en annexe, il mdit tu habites la ? avec un accent que je capte pas tout dsuite, jpense quil est anglais au debut mais nan en fait il est allemand et il me dit quil vient de mettre son bateau a qq metres du mien et quil part en Allemagne pour deux mois voir la famille, parcque le laissé au port ca lui couterait trop cher, donc il mdemande si ca mderangerait pas de jeté des coups doeils de temps en temps voir si tout va bien, jlui repond que nan ya pas dsoucis et que ici cest plutot tranquil ya jamais eu de vol ou quoi que ce soit.
Voila cest come ca que jai rencontré Hans(en vraiment simplifié parcque si ma memoire etait avec moi jvous aurais reecrit toute la conversation quon a eu en detail parcquelle etait bonne).
Et la alors quon etait prêt a partir avec Nadine il est arrivé on a discuté balabla tout ca et il se trouve que Hans connaît tres bien Luca(Luca lui etait parti depuis deux semaines), ils se sont retrouvés dans plein dendroits du monde et ont traversé le canal de Panama ensemble, Hans…un ecolo, un vrai et docteur aussi, qui a aidé Luca en lui donnant a mangé de temps en temps, alors quil restait a Proni une petite baie de fou plus au sud dans un endroit planqué, Luca etait la bas pendant un ans avant de venir vendre son bateau, ou il a vecu sans rien, sans argent, en meditation complete, il avait un bon potagé, fabriquait son pain lui-même, faisait yoga sur la plage tout nue devant des bandes de touristes japonais qui croyait revé et il sen foutait, il partait se balladé tout nue dans la jungle avec sa flutte et sa machette dans le dos, et Hans venait de rentré dAllemagne et il me dit alors c est toi qui a acheté le bateau de luca etc jlui explique quil fait un convoyage et que en ce moment il est a Tahiti pour remmetre en etat le bateau dun vieux mec de 95 ans qui a laissé son bateau a Tahiti et qui est maintenant en Mediteranne a Chypre et que ce mec na plus la force de tenir la barre(tu metonnes 95 ans et barré un bateau de 17 metres) alors il a demandé a Luca quil connaît bien et il sait que cest un bon marin, de lui ramené son gros bateau chez lui, Luca a accepté malgré quil voulait revenir a la terre, car le mec lui a offert une belle somme qui allait lui permettre de vivre tranquil pendant au moins 5 ans.
Il avait pas lair au courant de tout ca ( a ce moment la je savais pas que Luca allait revenir) et il nous a dit ah bon et vous voulez partir alors, ouai on veut allé a lilot Maitre gratté la coque, et cest votre premiere sortie ?, on sregarde avec Nadine et on lui dit : tout seul ouai, ben vous etes courageux, moi jpartirais pas tout seul sur ce bateau, cest un bateau special hein !(alors que ce mec navigue depuis plus de 30 ans !!!)
Ca cest sur ! (parcque ce bateau est vraiment unique yen a que 2 comme ca dans le monde, Luca ma dit que ya 7 ou 8 mecs qui lont construit et que sur ces 8 mecs la 6 ont abandonne la construction et lautre il sait pas ou il est)le mec qui la dessiné a ensuite disparu de la circulation, cetait un italien du nom de Berthorello.(ps Bertho shshshhs)
Finalement il nous a proposé de nous aider pour nous faire sortir de la baie vu quon avait pas de moteur et que le vent etait pas tres favorable (jentends par la que au moment ou tu leves lancre, si le vent nest pas dans le bon sens et quil te pousse par exemple plus vers la plage qui est a 20 metres derriere tas interet a etre au taquet pour reussir a lever les voiles a temps et donné assez de vitesse au bateau pour ne pas venir techoué sur le sable et les rochers.
Alors pour nous tout etait prêt, il faisait trop beau, le ciel etait dun bleue incroyable, le vent tarracherait un bonnet sur la tete et Hans nous a poussé avec son annexe (et ses deux gamines a lavant caché sous une bache qui etait en train de joué) jusqu'au milieu de la baie, ensuite en partant il nous a dis faites attention au recif, nous a crié si vous avez un probleme appelez le 76 cest notre frequence radio, ensuite il a hurlé boooooonne chaaaaaaaaance !, nous a fait un signe daurevoir qui ressemblait plus a un adieu (rassurant) et voila, on etait seul sur le bateau au milieu de la baie.
Pas de temps a perdre, Nadine part a la barre, jmoccupe de levé les voiles (jsuis quand meme en train dme dire, putain tes sur de ton coup jean sé la, tu joues gros putain, parcque je sais que Nadine me fait confiance) mais jai confiance et jsuis au taquet en mode marin tos jen peux plus, tout cque Luca et les autres mont appris me revient et les voiles sont bien gonflés rapidement.
Et…Putain…la… le kiiiiiiiiiiiiiiiiff !
Les trois voiles sont levés, le vent est fou, il fait trop beau, le bateau commence a prendre de la vitesse, la mer est dun bleue un peu claire et parsemé de risées, je gueule putaaaaaaain yiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, on en peut plus, on est bloqué en smile, jprend la barre en transe parcque jme dis qujsuis en train de vivre le reve et jy crois pas encore (nadine trop belle et trop heureuse (on est pareil), une ile du bout du monde en direction dun ilot de paradis, un peu dfoin a linterieur, dla tise, un bateau incroyable que tout lmonde prend en photo a chaque fois quon sort avec tellement quil est beau avec ses vieilles voiles, et moi et ma degaine de tos a la barre, meeeeeeeerde, alleez on scasse en IIIIIIIIIIIIIIiiiide !!!
Et jdemande a Nadine de mpreparé une ptite vodka menthe pour feter ca !!
Putain barrez ce monstre les gars jvous jure cest fou, vous allez voir, la barre te tire dans le bras, tu leves la tete et tu vois ces putains de voiles rouges gonflees a bloc, les vagues qui arrivent, le bateau qui trace a travers tout ca vers ou tas envies dallé, au debut cest un peu flippant quand ty penses, surtout quon a pas de moteur, plus grand monde ne sort sans moteur de nos jours et tout lmonde mavait conseillé den mettre un, mais pour ca il fallait construire un truc speciale etc donc sortir le bateau de leau, jme suis dis que jallais voir ca plus tard. Si Luca la fait pendant 12 ans je pouvais apprendre sans.
et la traversee etait folle.
Nadine est monté en haut du mat, jetais a la barre, assis avec un verre a cote de moi a regardé lhorizon, les ilots des alentours, fou de cet instant, le vent etait puissant, desfois des grosses vagues arrivaient sur la coque et on gueulait aaaaaaaaaaaaa putain elle va etre chaude celle laaaa ! et vlaaaaaaaAAAMM ca bouge dans tout les sens, le vent venait den face cqui fait quon a du tiré plein de bords pour y arrivé et ca nous a pris plus de temps que prevu, parcque tu peux pas aller face au vent mais tu peux bien remonter au vent (on appelle ca « faire du pres ») donc tu tires des bords en essayant de resté jusqua la limite du fasseyement des voiles(le moment entre etre face au vent et juste proche pour avoir assez dair pour avancé) pour gardé un bon cap, enfin tout ca cest assez dur a expliqué, la mer, putain, faut la vivre. Elle est trop intense, trop pure, trop folle.
Extase, kiff de fou, mer dechainee, en fond jmet du steel pulse, du Cale(carry on) a fond avec un pti lecteur mp3 que jai sortis sur le pont avec deux enceintes suivi dun bon riders on the storm des Doors, on a pris deux ris ca soufflait trop, et pendant un empannage (un virment de bord face au vent) la baume a tourné a fond et a cassé le regulateur dallure, cest un ptit truc fixé sur le saffran(le safran cest le gouvernail, le volant, la partie immergé sous leau qui te pernet de dirigé le bateau) –cqui fait que plus rien nous aidait pour tenir la barre, parcque le regulateur, ca te permet de soulagé la barre par rapport a la force du vent, donc la la barre quand tu la prennais elle te petais le bras et le bateau etait du coup assez dur a controlé et jai vu la partie cassé du pilote partir a la derive vers Tokyo et jme suis dit merde putain et le vent qui soufflait de plus en plus fort.
La barre tirait a fond et la jai vraiment sentis le bateau, jai vraiment sentis la force et la puissance du truc, mais putain jcommencais a etre naz on etait encore assez loin de lilot et le soleil se couchait, parcque les manoeuvres de prise de ris c est assez physique surtout avec un vent comme ca et la jai compris pourquoi Luca ma dit quapres sa traversee de lAtlantique il en pouvait plus, il etait epuisé.
Tout seul sur ce bateau la a traversé un ocean la nuit, le jour dans des conditions souvent bien plus extreme que ca ca doit etre fou, mais jvais y passé cest mon destin maintenant)shshsh
Il est 5h 30 le soleil est couché ya encore un peu de lumiere et on arrive juste a lilot deja bien fatigué, mais le plus dur reste a faire, a savoir croché un corps mort.
Le corp mort cest la bouée, et des bouees a lilot Maitre yen a plein, en general les tos avant darrivé devant la bouee baisse toutes les voiles, les range bien et ensuite ils allument le moteur vroum vroum et se dirige vers la bouee, mais putain sans moteur cest chaud parcque tu dois arrivé devant la bouee avec zero vitesse, donc geré avec les voiles et ensuite un tos doit etre a lavant du bateau avec une gaffe (une longue perche equipé dun crochet au bout pour croché lanneau qui se trouve au dessus de la bouee, la ramné vers le bateau et y passer un bout(une corde) fixé solidement au bateau.
Plus grand monde ne prend les corps morts a la voile maitenant parcque la manœuvre est technique,(surtout quand tes encerclé de recifs) il faut bien connaître l’erre de son bateau (cest a dire la vitesse quil a sur sa lancée, quand toutes les voiles sont baissées mais quil continue a avancé encore un peu) et l’erre du bateau jla connais pas trop, pas du tout meme mais jessaie de mlimaginé alors quon approche dune bouee, devant nous lilot trop beau, sable de fou, cocotiers et plage desertique avec par endroits de petites cases sur pilotis, on yest presque putain, jme dis foire pas ton coup !foire pas ton coup !
Le vent venait de travers (perpendiculaire a la voile) on est a ptet a 10 metres de la grosse bouee blanche (les bouees cest bon parcque ca tevites davoir a laché lancre et den chié pour le remonté et de toute facon cette zone tas pas le droit de jeté lancre parcque le corail, le recif est protegé et avec un ancre de 30 kilos tu detruit tout).
Donc jme decale pas mal sur la gauche et a 10 metres du truc je vire et on sretrouve face au vent, les voiles battent dans toutes les sens, les ecoutes, les drisses, tout clak dans le vent, et le bateau continue sur sa lancée, Nadine est devant la gaffe dans la main prete a attrapé la bouee qui se rapproche de plus en plus vite, mais je sais quon arrive trop vite, jai pas prevu assez large, rapidement je lache la barre pour descendre les voiles qui commencent a se regonflé dair et a redonné un peu de vitesse au bateau et du coup il commence a perdre sa trajectoire, la barre tourne un peu, jmy reprecipite une fois la voile baissee on yest presque putain elle est a 1 metre. Nadine tend la gafe, attrape lanneau au dessus de la bouee mais le bateau va trop vite, elle est entrainé par la gaffe et veut pas la laché jlui dis lache lache !! elle essaie de resister (tu parles arreter un bateau de trois tonnes avec une pauvre gaff en plastique et a la force de la main)-impossible et apres elle lache tout et veut se jeté a leau pour recuperer la gaffe, mais nan tinkiet on sen fout dla gaffe ! cest rien faut trouvé une autre bouee, je regarde aux alentours, yen a pleins de libres, ya juste un gros catamaran sur lune delles, on passe a coté et je vois un mec sur le pont assis a lire un livre- ya une bouee a trois metres devant, on a presque plus de vitesse, elle est quarrement attrapable meme couché devant a la main sans gaffe, et quand Nadine essaie de lattraper ce tos gueule, naaaan vous pouvez pas la prendre celle la est reservé ou jsais pas quoi, et tout ca cest passé super rapidement alors jlui gueule et les auutres la bas en lui montrant le paquet de bouees que japercois un peu plus loin, cest bon ? et il mdit oui celles la cest bon et il reprend sa lecture de tos.
On repart vers les autres bouees on est vraiment pas loin de la plage, jdis a Nadine de prendre la barre deux secondes parcque jai envi dallé devant voir plus clair si ya pas de recif, et cest cque jfais et alors quon sdirige vers les autres bouees et que jsuis a lavant du bateau, un moment jtourne la tete a gauche, jregarde la coque, et la, putain je vois le recif, a trente centimetres sous leau, meeeeeeeeeeeeeeeeeeerde !!! putain je geule merde putain on est en train de touché la !!(je sais que la bateau a 1m30 de tirant deau, le tirant deau cest la surface du bateau sous leau qui est representé par la quille et le lest) alors cest sur que la on est en train de touché, et la jme dis merde.on est echoué.
Nadine putain on est echoué, elle comprend pas tout dsuite et apres jlui montre du doigt le recif -- la jperds tout contrôle jsais plus trop quoi faire, jsuis depité, on commence a derivé sur le recif, la nuit tombe, le vent se leve un peu, jy crois pas encore, le bateau bouge de droite a gauche, cogne, ca fait du bruit, jentends la quille raclé le fond, jai aucune idée si la coque nest pas explosé et si ya pas deau qui commence a rentré a linterieur, pour moi a cet instant precis tout seffondre, ma maison et le bateau que je viens dacheté sont en train de coulé, cest la fin de tout. Jme rassure en me disant que heureusement on est pas arrivé tres vite sur le recif donc cest peut etre pas trop grave.
Mais jme dis interieurement Naaan ! et je gueule ensuite a voix haute au ralentit naaaaaaaaaaaaan (un peu comme avec la casserole dans mon salon quand ce tos de James gerbait partout).
On prend la godille la grosse rame, et un long bambou (le mat de lannexe-parcquelle marche a voile aussi) et on essaie damortir les battements de la coque et de la quille sur le recif, mais le bateau na plus aucun contrôle, il racle le fond, la barre se bloque, les ecoutes claque dans le vent, vole dans tout les sens, on srapproche de la plage et la profondeur diminue…jdecide de relevé un peu les voiles pour nous sortir de la, mais ya rien a faire, ca change pas grand-chose-
La derive sur le recif a ptet duré une heure, jme rappelle plus--la nuit etait bien tombé ; a part le sale tos qui etait dans son cata de luxe et qui ne bougeait pas son cul pour venir nous aider yavait personne dautres et la un moment soudainement alors quon est de chaque coté du pont avec les bouts dbois pour essayer de sextraire de cette merde sans fin, le bateau simmobilise, on se bloque net avec 20 cms deau dun cote et ptet 40 de lautre.
Merde, on doit etre pris dans une faille.
On sait pas trop quoi faire, on est epuisé, le bateau gite dans tout les sens et de linterieur, les bruits sont fous parcquils sont amplifiés par la coque, tu sens le truc partir dun cote avec une vague et la VLAAAAAAAAAAAAm ca tape de lautre coté ca fait un bruit de fou dans tout linterieur, tout tremble tout tombe et tu flipp.
On a appellé Jerome et on lui a expliqué notre situation, il nous a dit surtout ne paniqué pas ca va allé et pendant ctemps ca tapait et ca tapait , cquil faut il nous dit cest deja essayé de calé des couvertures ou des bouées sous la coque pour evité de labimer encore plus, ensuite j.c tu pars avec lannexe, tu dois avoir un deuxieme ancre normalement, tu le trouves et tu vas le croché au moins a cent metre devant, ensuite tu le relies au guindeau(le guindeau cest la poulie pour remonté lancre) tu le tends bien a fond et apres la seule chose quil vous reste a faire cest dessayé de faire gité le bateau le plus possible, si tu peux tu montes en haut du mat, mais il faut faire gité le bateau pour decroché le quille.
En meme temps il ma filé le numero des secours et ma conseillé de les appelé pour leur indiqué ma position et leur dire cque jpensais faire.
Alors la suite cest passé comme ca, on a fait cquil nous a dit, et toutes les 10 minutes le mec des secours rappellait pour savoir ou on en etait et lui il ma dit que il pouvait nous envoyé des secours mais que ca risquerait de couté cher, tres cher meme, il nous a conseillé dattendre la marrée haute et dessayer de sen sortir tout seul, mais seulement la maree elle allait monté vers minuit, il etait ptet 10 h et que de 10 cm, cqui est quasi rien par rapport au tirant deau et au peu de profondeur quyavait sous la coque.
Putain on etait crevé on a fait tout ca, gité le bateau, rien ne bougeait, desfois il simmobilisait, ensuite le vent se levait, les vagues revenaient et CRAAAAAAAAAAk le bruit fou de destruction revenait secoué toute la coque, on cest couché a linterieur en attendant la marée, Nadine avait peur pour le bateau, moi aussi mais jlui disais que tout allait bien se passé que cetait rien, maitenant yavait plus qua attendre, et se reposé dans ce bruit de fou cetait impossible, putain tout est en train de cassé cest pas possible, merde merde merde et finalement a minuit moins 10 on est sortis dehors, jsuis monté en haut du mat et la putain, jai vu lhistoire, de la haut jai vu le recif ou on etait echoué, cetait une bonne bande de recif qui encerclait tout le bateau, on etait en plein dedans, yavait du vent, la lune etait pleine, les etoiles brillaient par milliers, et on etait a deux metres de la fin, putain ! jai gueulé ca a Nadine trop content car jai revu une lueur despoir, mais en plus des deux metres yavait les 7m30 du bateau a extirpé de la.
Jlui ai dit de prendre le manche du guindeau et de tiré, tiré a fond , le but etant dessayé de tiré le bateau vers lavant grace a lautre ancre croché 100 metres plus loin et en plus de le faire gité pour degagé la quille.
Donc elle tirait, et du haut du mat, ptet 8 metres de haut, j essayais de toutes mes forces de faire bougé le bateau---
ca a commencé a decroché un peu mais pas de beaucoup et apres 10 minutes et plus trop de force de tout les deux il a fallu trouvé une autre solution.
On avait besoin dune aide de la nature, dune aide exterieur.
Le vent.
Seul le vent pouvait nous tiré de la.
Alors avant de commencé ca jsuis reparti avec lannexe pour relier un long bout du bateau jusqua un corps mort que javais reperé du haut du mat et qui se trouvait a 15 metres du bateau vers lavant.
Celui la cetait sur quil nyavait pas de recif en dessous, de la haut javais rien vu.
La fatigue etait enorme, tout ca melangé au stress que le bateau etait foutu plus tout le bordele des cordes emmelés partout sur le pont et les craquements quon entendait…
Mais bon fallait quon se sorte de la par notre seul force et le sang froid nous a rattrapés alors on a levé toutes les voiles, Nadine ma dit : tes sur ? jlui ai dit oui et le vent cest levé aussi, a pris dans les voiles a fond- on faisait toujours du surplace alors que les trois voiles etaient gonflées a bloc mais soudainement le bateau a commencé a gité, le haut du mat se rapprochait de plus en plus de leau, ca a fait un gros CRRRRRRRRRrrrrrrrr et avec la marée qui remontait un peu, petit a petit on a commencé a se decroché.
yes on repart !on repart ! on en pouvait plus on etait trop heureux, mais cetait pas encore finis,, ca a bien raclé pendant qq temps, le bateau a pris de la vitesse, et la la nuit a la barre avec la lune qui se refletait sur toute limmensité noir, putain…cetait fou et jai souris, jetais trop content quon est reussi a sen sortir mais jme suis reveillé, maitenant quon etait dehors il fallait baisser toutes les voiles tout dsuite parcque on etait accroché avec lautre ancre et en plus a lautre bouée, ca cest fait vite fait et juste a temps.
Le bout qui reliait la bouee au bateau a commencé a se tendre et a nous ramené legerment vers la bouee avec la tension.
Ensuite il ne restait plus qua tiré la corde relié a la bouee pour y ramené le bateau assez proche, faire un bon nœud, rangé les voiles et secroulé dans la cabine mort de fatigue.
Ca yest cetait finis, cetais finis pour lechouage, mais on avait aucune idee de comment etait la coque, des degats quyavait eu.
Jme rappelle avoir fait un dernier nœud apres avoir rangé les voiles et jsuis rentré mecroulé a l interieur, jen pouvais plus avec deja la traversee jusqua ici qui mavait epuisé depuis que le regulateur avait ete cassé plus toutes ces montées et descentes du haut du mat, trafikage a droite a gauche pour amortir les dommages de la coque sur le recif, Nadine a eu encore un peu de forces pour aller ranger deux trois derniers trucs a lexterieur, et elle est venu me rejoindre.
on cest endormis tout dsuite en se disant, putain…cest finis…on sen est sortis, on a rapellé Jerome pour lui dire que tout allait bien, on la remercié pour tout ses conseils pareil pour le tos secours qui etait au taquet et nous a bien aidé aussi, on a souri, on sest embrassé..putain on la faiit ! on etait trop fier de nous, la foi…la foi.
Et depuis ce jour est accroché au dessus de la table a carte la position exact de lendroit ou on cest echoué donné par le g.p.s, apres que le tos secours nous ai demandé les coordonnees exact de lendroit pour quil nous dise par la suite, ah ouai vous etes en plein dedans la, ca va pas etre facile).
Le lendemain on se reveil, tete en petard, crampes un peu partout, je sors dehors et jregarde, tout va bien, on cest pas decroché de la bouée et jai qu une envie : plongé au plus vite, regardé le carnage.
Nadine prepare un thé, on mange un peu, jfouille dans lbateau et jtrouve une vieille combinaison integrale que je met, yavait un bordele de vent ce matin la et jvoulais pas attrapé froid shshsh(portugai frileux), Jprends des grattoirs dans un tiroir pour gratter la coque qui est bien encrassé cqui fait que ca nous ralentit pas mal alors faut enlevé toute cette merde.
Alors que je suis en train de chié dans le seau dehors sur le pont, je regarde la plage de sable chaud, le lagon, les cocotiers, les cases sur piloti, les risees sur la mer, les mecs qui font du kite surf au loin (on voit juste les ailes), jvois un groupe de japonais qui plongent pas loin de lendroit ou on cest echoué, ils sy rapprochent de plus en plus.
Soudainement jentends des hooooo, haaaaaaaaaa, yuiitooo yiutaa ils sexcitent comme des fous juste a lendroit ou on cest echoué (on a du tout detruire) et ils braillent des trucs dans tout les sens, jles regarde en souriant, jfinis ma tache, jferme ma combi et on smet a leau.
Nadine plonge en short sans haut et jla vois en sirene folle, et tout dsuite je regarde la quille, je crois hallucinné.
A premiere vue je vois rien, aucuns trous, aucuns degats mais en regardant mieux je vois que sur toute la partie avant et a quelques endroits la peinture est arraché et le bois est directement en contact avec leau au niveau de la quille, mais au final cest pas grand-chose, cest du bois massif, leau peut sy infiltré mais ne peut pas rentré dans le bateau.
Je repense aux photos de la construction du bateau et jme rappelle que toutes la quille est en bois massif, plusieurs longue section de bois massif de 10 cm de haut collés les unes aux autres, au pire si leau rentre dans le bout de bois elle sera bloqué par le joint.
On est rassuré, le vent est vraiment puissant et on gratte on gratte en apnée, ca nous prend ptet deux heures, ya pleins de merdes collés la dessous, des enormes poissons qui nous tournent autour, le coin est trop beau, magique, on serait bien allé jusqu a la plage en annexe mais on a pas le temps, il faut repartir, rentré avant la nuit.
En sortant de leau, alors qujenleve la combi sur le pont jvois pleins de ptites betes qui bougent sur moi dans tout les sens, collées a la peau, dans les cheveux partout, jvire tout ca et prepare un bon chocolat chaud pour Nadine qui est encore au taquet sous leau a gratté(elle adore nagé).
Jcommence a observé la mer avec une tete debloui, jmouille mon doigt pour voir dou vient le vent (jrigole) et jme met a rangé tout le bordele de la veille, jvais decroché lautre ancre, jprepare les voiles jdemele les nœuds de partout, jmet tout bien au clair.
On mange, on srepose un peu sous fond dune cassette de musique indienne de Luca, la vie est belle, le bateau est solide, trop solide, on pensait avoir tout detruit mais en fait ya quasi rien par rapport a tout les bruits quon entendait la veille, cetait juste la coque qui faisait une caisse de resonance de fou et qui amplifiait en fait le moindre accro.
Vers une heure de lapres midi tout est prêt, le vent est dans la bonne direction, jlargue le bout, le bateau fait un gros 180, voile levée au taquet et frooooooooooooussssh il part comme une balle, putain mais il trace trop !! on surf sur les vagues, la sensation est trop pur, joublie toute lhistoire et a la barre jsuis trop heureux, Nadine aussi, on sregarde et on sdit par pensees putain mais fou timagines cquon est en train dfaire la et on explose de rires comme deux dingues completement allumées, yiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaa putain ya des bonnes vagues, et quand tu rentres dans les creux, le bateau part en trace dune force inoui, cest indescriptible tout ca par ecrit, mais jvous jure que putain etre a la barre de ce vieux bateaux avec ces voiles rouges, le bout dehors a lavant (le long tube blanc qui depasse au dessus de leau qui permet detablir le foc) cest tout simplement dangereux, vicieux, extatique, transcendentale, et encore plus quand tu grimpes en haut du mat pendant la navigation ou au bout du bout dehors. Cqui fait lplus halluciné Nadine, elle vient dme ldire on est a la bibliotheque--cest que juste par la force de ta main tu peux faire fiouu fiouu fioooouuu et partir dans toutes les directions et elle me mine des zigzags avec sa main. Putain vivement de revivre ca.
Le retour etait tout simplement fou, hors du temps, dans un autre monde, juste nous, la mer a perte de vue, les montagnes, des ilots et le bateau presque couché a 45 degre si bien que si tu te cales pas bien dehors tu risques de glissé et de tombé a la flotte. En plus Luca na jamais mis de barriere de securite, ces barrieres qui font le tour du bateau et qui servent de garde corps, il sattachait jamais, et le bateau comme ca il est trop beau il a un putain de charme…
Apres une heure de folie, dembrunts sur la gueule, de vitesse, de kiff, on arrive a lentrée de la baie, le vent souffle fort, on a pris deux ris et malgre ca on continue de tracé, lentree dans la baie elle est assez vicieuse surtout quand tas pas de moteur parcque tas une grosse zone de devente et de vents tournants juste au moment ou tu longes les cotes, alors faut pas foiré et prendre suffisemment de vitesse, et on est rentré la dedans pleine balle, on est arrivé a la zone de mouillage, passé juste a cote du t ri et apres une premiere tentative de largage dancre foireuse on sest croché en balancant au moin 60 metres de chaine.(il faut toujours minimum lacher 4 fois la hauteur deau et a cette zone de mouillage ya 15 metres de fond)
Et voila cetait fait, on etait rentré, crevé, heureux a en pleuré, deçu davoir abimé le bateau, mais cest lapprentissage et plus tard Patrick, un ami soudeur, qui a construit son premier bateau a 16 ans avec les chuttes trouvées dans la benne dun chantier naval en Bretagne avec sa copine avec laquelle il sont partis comme ca a larrache sans rien connaître a la voile vers les Canaries pour finir dans une ile perdue a vendre des crepes aux autres bateaux du mouillage (cest un furieux aussi, un putain de dangereux), patrick ma dit : On est un bon capitaine quand on cest au moin echoué une fois. Et ya trois jours alors que jetais en train de reparé le bateau il est vnu me voir et ma proposé de bosser avec lui apres, il se construit un dock perdu dans la montagne(un entrepot) et a besoin daide, jlui ai dis mais oui ! direct ! et tu pourras mapprendre a souder ? et il ma dit en tirant sur sa roulée : jtapprendrais a soudé. Donc voila jai du taff pour la suite, et puis Moise le proprietaire du chantier ma dit aussi que un gros cata allait arriver le 18 octobre et que le mec cherche qqun pour carené, jai parlé de toi.Voila, petits boulots a droite a gauche, apprentissage, changements de lieux, je kiiiff !
Ca ma rassuré cthistoire dechouage et de bon capitaine et dans toute cette histoire on a appris plein de choses, notamment comment desechoué le bateau, et on sait que maintenant quand on connaît pas trop le coin, mieux vaut ne pas trop sapprocher du recif et se mettre a lancre, bien regardé la carte (cquon avait pas fait) et se renseigné un peu sur les corps mort, les marées, parcquen fait celui quon a attrapé cetait un corps mort reservé pour les petits bateaux a moteur qui ont un faible tirant deau.
QQ temps plus tard, Luca est revenu et cest reparti pour une autres saison de madness, de tao, de musique et de pleins dautres trucs, cest lui qui ma emmené au chantier ou je suis maintenant, un pti chantier a une heure de Noumea qui sapelle le chantier Polelé cest un chantier bien a larrache ou ya pas delecrtricite juste a cote dune grosse cimenterie qui fait un bruit de fou mais qui est maintenant en greve alors les mecs campent devant font des feux, chantent, tise, joue du son et cest cool de plus avoir ce bruit en permanence, il a negocié pour moi un putain de pris avec Moise le tahitien et je paye 10 000 francs par moi pour laisser le bateau hors de leau, au toatl la sortie de leau et la rentree mont coute 56 000 francs presque 600 euros.
Sur le gros bateau quil convoyait il avait deux annexes, dont une equipé dun moteur de 15 chevaux et avec ca on partait pleine balle vers Numbo lendroit ou se trouve le chantier a fond, les cheveux dans le vent, ivre de vitesse a geulé et sourire comme des fous apres les gros sauts quon faisait sur les vagues.
Quand il a vu les degats sur le bateau il ma dit que cetait rien, que ‘elle a rien’(le bateau) qu’elle est parfaite’, et cest vrai quya pas grand-chose, quelle est super solide et il la caressé en rigolant et en la regardant avec nostalgie. De Tahiti il a aussi ramené un scooter qui lui servait la bas pour faire des allers retour entre le chantier et la ville, il cest fait aussi un gros trip ou il a fait le tour de lile, ce scooter cest un kinroad et il la ramené en douce sans declaré limportation de la bas, en le chargant disscretement dans son enorme bateau.
.Et est arrivé un moment ou il ma dit pour que lassurance del mec marche jai besoin davoir deux mecs a bords avec moi, il faut etre trois parcque lassurance marche pas si je suis tout seul alors ca te dirais de partir avec moi en Australie, jpourrais tapprendre tout cque tas besoin de savoir, et en plus jtoffre ce scooter qui me serd\t plus a rien ici mais qui est completement illegal et 30 000 francs comme paye parcque si tu viens avec moi faut pas croire que ca va etre tilibopbop flute tranquil couché sur le canapé nan si tu viens attention cest travail, si je te dis netoye par terre tu nettoies, levé les voiles tu les leves, cest mousse, tu sera mousse et le mousse doit faire tout cque dis el capitaine.jai hesité un peu et jlui ai dis jsais pas jvais reflechir, jaimerais bien terminé les repararations du bateaux avant mais apres qq jours de reflexion jlui reponds oui et me demande pourquoi jai hesité !!!Putain lAustralie et en bateau, avec un maitre de vie et un maitre de voile ! fuck man, nouveau depart !!yiiiiiiiii
Il me donne deja le scooter mais me dit de faire attention il a pas de cartes grise, jai pas le permis (parcquici il faut un permis pour les 50) pas dassurance et il est pas immatriculé cqui fait donc un truc bien vicieux bien dangereux mais putain jai enfin un vrai moyen de transport !!et ca cest bon parcque allé jusqua Numbo en bus yen a pour 45 minutes, en annexe (celle de Luca) 5 , a pied 2 heures ou sinon jlai fais pas mal de fois en pouce(en stop ici sur les routes putain cest bien fou tout les jeunes de tribus ou dailleurs marchent sur le cote, font du pouce et bien souvent ils descendent le vendredi sur Noumea ou ils restent le week end dans des squatts ou chez dla famille parcque tout lmonde se connaît et il marche sur des sacres longue distance desfois quand le pouce ne marche pas).Do, le rasta avec qui javais bossé mavait dit alors quon parlait de voyages une phrase qui ma marqué : On est nomade sur notre propre terre…
Finalement Luca est partis a lile des pins retrouvé Hans qui etait partis la bas avec sa famille, jattendais quil revienne pour quon parte, il avait deja tout arrangé, passeports, mavait deja donne les 30 000 francs avec lesquelles jai acheté deux percus, le scooter avec lequel je roulais en furtif et je nattendais que son retour.
Pendant ctemps Ma vie a moi se poursuivait avec Nadine, des tos et au chantier, javais avec ce que jai gagné de la charpente de quoi vivre tranquil pendant deux mois, alors je moccupais de reparé le bateau et en pluss jai bien sympathise avec Moise et son fils thelo et ils mont trouvé des petits boulots.
Une fois un mec qui sappelait Pierre Henrie est venu avec un enorme cata de 18 metres et il cherchait un type pour le carené, et alors que jetais en train de poncé la coque de mon bateau, Moise est venu me voir pour me dire : Sepa !(il mappelle sepa pour je sais pas) si ca tinteresses ya le mec qui est arrivé qui cherche qqun pour carené son bateau(carené cest gratter la coque, les coquillages, les merdes qui y sont colles, poncé, nettoyer et refaire ensuite lantifooling, lantifooling cest la peinture que tu mets pour protegé la coque elle permet aux coquillages de ne pas trop sy accroché et contient des composants tres vicieux et toxiques de cuivre. Lantifooling tu dois normalement le refaire tout les deux ans, et il me dit il a demandé a Laurent il a refusé, Marcel aussi et les autres aussi(ca cest des mecs qui sont au chantier aussi avec leurs bateaux quils repare, Laurent lui cest un mec trop bon, il a acheté son bateau au stade depave et ca fait deux ans quil est la a le retapé, les travaux sont presques finis, et il a le meilleur spot du chantier, moi jsuis juste derriere le portail et lui il est tout au fond a deux metres de la mer, la vue est dingue de la bas, et sous son bateau il cest ammenagé un petit spot avec un ptit banc qqs cousins une ptite table et une ptite cafetiere et presque tout les matins on sprend le cafe ensemble avec les autres tos. Le soir on sfume des petards face a la mer et la derniere fois on cest regardé un dvd de COrto Maltese, le dessin anime avec le portable de Rico, un autre mec, soudeur qui squatt sur un bateau juste la face a la mer, cetait assez irreel.
Donc Moise continue et me dit, le mec propose 25 000, jlui ai demandé ne sachant pas trop si cetait un prix correct et Moise ma dit que cetait correct, les autres ont refusé, ce tos de Marcel(Marcel cest un tos batiment un mec qui galere a refaire ses amenagements interieur, mais qui est super sympa et qui ma proposé ce matin meme si ca minteressai de repeindre des maisons…du taff yen a a fond ici..) a demandé au mec 40 000 pour lui cetait le prix, mais moi javais quand meme besoin de sous alors jai accepte et ca ma pris 2 jours et demi. Phierre Henri ma tout fourni, la peinture, les rouleaux, grattoirs, etc, et javais deja fait ca deux ou trois fois avec Antoine donc je savais comment procedé.
Entre temps jsuis en madness scooter, jle bride jle ronce,(jle flingue aussi sur des chemins bien foireux), jmy accoutume, jen profite pour exploré a fond Noumea jme perds partout, vers le nord le sud j’en peux plus jsuis trop content de retrouvé cette bonne madness scooter, ca faisait longtemps et jvais vous dire les gars kinroad cest pas dla merde (juste dans les cotes ou quand tes a deux tu fais du 10) cest un quatre temps, ca consomme rien et putain des que kinroad est lancé, kinroad ne sarrette plus et monte jusqua 90 a laise.Kinroad cest un truc que personne na jamais vu, un moment jsuis allé au contrôle technique pour refaire la carte grise de kinroad et jarrive devant une vieille tos a lunette et jlui dis voila jvoudrais faire assuré mon kinroad---excusez moi ? nan jveux dire jvoudrais reiimatriculé kinroad. Cest quoi kinroad ? cest mon scooter (cest une tosserie japonaise)
Alors elle me repond apres avoir cherché pendant des heures quelle ne sait pas chez quelle concessionnaire menvoyé pour immatriculé kinroad, elle ne trouve cette marque nulle part, jlui ai dis que cetait une tosserie qui venait du Japon que personne na jamais vu ca ici, ca doit etre le truc qui a ete construit par deux trois japonais dans un bateau ou une erreur de serie, mais pour linstant le probleme cest que personne connaît kinroad alors jdois envoyé un fax au magasin a Tahiti ou Luca la acheté pour avoir un peu plus dinformations sur cette tosserie de kinroad.crrrrrrrrrrrrrrrrr
Bon en attendant je roule tout ltemps avec et putain jai trouvé par hasard une route de fou furieux pour aller de Noumea a Numbo, route de dingue qui serpentent dans des ptits quartiers ou tas pleins de cabanes en toles face a des plages de fous, ca grimpe dans les montagnes, ca passe dans des champs de fleurs, des chemins en terre, tu vois toutes les montagnes au loin, des ilots, la mer et les chiens errants partout qui te court apres.
On est partis dormir au tri une nuit avec Nadine, au moment ou je carrenais le bateau de P.henry le tos dentiste, et le matin apres un petit cafe au marché jla ramene chez elle, pour evité de faire un petit detour on monte avec kinroad sur le trottoir(ptite pause comme vous le savez jsuis en embuscade biblitoheque et en ce moment ma vie cest des allers retours de Numbo a ici avec mon ordi cale a larrache sur le kinroad pour venir vous ecrire cette tosserie que vous attendez depuis qq temps, mais moi je suis pas un tos journalier ou un tos semainier, jsuis plus un tos trimestrié qui balance une bonne rafale de news dun coup car je necessite un peu de matiere (en fond jecoute si vous pouvez trouvé ca Morcheeba : trigger hippie, cest bien posé) yiiiiiiiiiiiiiiiiiii et donc jsuis a la bibliotheque et jviens de sortir avec les batons que jai fait pour nadine dehors pour fumé une clope, nadine ma rejoint, et on a recroisé epiphanie une petite kanak de 10 ans quon a rencontré deux heures avant et a qui en me voyant faire du baton a cote de la bibliotheque et tombé armoureuse du jouet, et la, elle a recommencé a en faire et tout les gamins sont venus autour delle,peut etre une vingtaine, plus , deux trois tos adultes eparses et hagards.
ensuite Ils lui ont dit madame madame montré moi et elle a fait une demo, et je la regardé joué avec les batons et tout les gamins les yeux grand ouverts…putain jadore ca…jadore, jleur ai fait une ptite demo apres quil mai dit monsieur monsieur vous savez en faire ? hiiiiiiim un peu et apres ils poussent des gros wouaaaaaaaa tas vu comment il fait, comme desfois quand je jouais au port devant les gamins des bateaux, et la Nadine est au taqué, au debut cest bon parcque tas toujours deux trois gamins qui sont la : vas y toii, a tanné les autres et les autres commencent a essayé et au final les tos tanneurs en peuvent plus et crient des a mooon touuur !! enfin voila cetait bon cet instant, il faisait chaud et voir tout ces gamins autour de nous et heureux, et la jme suis dis putain un gamin, cest pure, cas prend pas la tete, ca se contente juste de vivre sans se posé de questions et ca vit chaque instant a fond.
Bon revenons au kinroad, ce putain de kinroad avant de continué putain jvais vous dire, la route qui va de Numbo a Noumea..putain…mais laisez tombé…tracé sur cette route avec kinroad cest putain de madness cest putain de bon putain de dangereux et putain de vicieux parcque je vois au loin ces montagnes, les ilots et la mer partout, cette putain de route elle est magique, des fleurs partout, des petites routes qui te font arrivé sur la mer, les femmes qui marchent avec leurs pareos et qui te saluent toutes, le ciel fou, mais le plus fou ca reste les putains de chiens errants et ces chients errants ils en peuvent plus, yen a un paquet sur toute la route qui va du chantier jusqu a la grosse route que je recupere pour allé vers Noumea et desfois je rentre de Noumea la nuit et je roule tranquill avec kinroad et la soudainement tas un putain de chien fou qui se jette sur toi, tu comprend pas dou il sort, et qui te course, ils essaient tous de te mordre les jambes, a chaque fois qujsuis avec Nadine elle commence a gueulé putain mais ils vont me bouffé la jambe !! et yen a certains qui sont bien fous, et qui te course sur des kms, putain une fois je partais du chantier, je ferme la vieille porte en ferraille et je pars vers Noumea, la tas un ptit chien noir un peu fou qui commence a me prendre en chasse, et jaccellere, je regarde le compteur, et jetais a 60 et ce tos fou me suivait encore !! putain ce tos de chien fou faisait du 60 km heures jsais pas si vous calez la vitesse mais merde jai cru quil allait jamais me laché. Enfin yen a des dangereux et je kiff parcque jme dis que en fait ils sont la pour te ramené dans linstant parcque la plupart du temps quil commence a me coursé et a courrir apres kinroad je suis perdu dans des vieilles pensees que tu peux avoir quand tes un tos au bout du monde qui est en train de devenir marin, et la claak wwouhoouu waf aaaFF waaff tas un chien fou qui te saute dessus et qui court apres kinroad comme pour te dire putain mais reveille toi moi jsuis un chien fou et cest mon territoire ici !reviens dans linstant ! et toutes les fois ou jetais vraiment la, jai jamais eu aucuns chiens qui mont couru apres…
Bon, alors on roulait a contresens sur un trottoir avec Nadine ce samedi matin et la je vois les flics arrivé en face, jme dis merde putain, jcontinue comme si de rien netait et jprend la cote qui va vers chez elle, qqs secondes plus tard jentends une sirene et jvois ces sales tos de flics dans leurs fourgons qui arrivent vers nous, jregarde dans lretro, et ils klaxonnent, merde putain merde, jsuis avec un kinroad construit par des vietkongs fou qui existe nulle part, jai pas dassurance, pas de permis, et pas de carte grise et les flics arrivent en trombe derriere, ---jarrive a un stop que je grille putain jlavais pas vu clui la, et ils me bloquent net avec leurs fourgons a un rond point et me diseent : alors monsieur vous essayez de vous enfuir ? hiiiim nan jai un probleme de freins cof cof, les papiers du vehicule silvous plait, et la je commence a cherché des papiers dans mon sac que jai nulle part (jsuis putain de morveux et vraiment morveux en plus parcque jetais a ce moment la legerment enrhumé) et je cherche , je trifouille dans mon sac, les flics attendent, Nadine descend du scoot, en meme temps jessaie de trouvé un plan dans ma tete mais tout sembrouille, et dans mon esprit ca donne un peu pres ca : voila jai oublié les papiers du scooter kinroad chez moi, mais nan ils vont te cramé mec deconne pas, bon alors voila, jai perdu les papiers, nan cest foireux ca, bon on me les a volé alors !!, putain mais ta gueule ! ta gueule ! esprit de merde, merde trouve un truc putain trouve une solution ! jtrouve rien et je sors febrilement la seule chose que je peux sortir, a savoir, mon passeport.
Le flic le prend et regarde, ca ne semble pas linteressé, et il me dit et les papiers du vehicule silvous plait ?
Voila, jlai ai pas jai tout oublie chez moi, et cest ou chez vous, ben en ce moment jsuis a Numbo, ou ca ? (comme si il avait pas entendu ce tos) a Numbo(connard) jreste sur un bateau que jsuis en train de reparé. Et balablabla il me file une contravention de 15 000 francs pour avoir grillé le stop et une autre pour non presentation des papiers et me donne un delai de 5 jours pour allé les presenté au poste.Lun deux allait me laissé repartir face a mes pensees qui etait un truc du style putain meeeeeeeeeeeerde comment jvais faire jvais devoir faire des faux papiers, une fausse assurance, une fausse carte grise, un faux permis, maiss naaan laisse tombé cest cramé ca tu joues avec les flics la, ils sont pas cons, arrette tes conneries !, mais un autre commence a dire mais..vous avez pas dassurance ?(ils avaient pas vu au debut)
Himm nan pas vraiment, comment ca pas vraiment ? et il regarde son collegue tos et lui dit : tu crois quon peut le laisser repartir sans assurance, lautre repond, jsais pas faudrait voir avec le sergent ou le brigadier chef, et il a finalement appelle le commissaire qui a du lui dire que cetait mort, quil pouvait pas me laisser repartir comme ca alors ils ont appellé un fourgon , jleur ai demandé si Nadine pouvait partir parcquelle avait un d.s ce samedi matin ils ont dit oui, elle ma embrassé avec une tete de depité et sen est allé quand qq secondes apres je vois un fourgon arrivé girophare et lumieres petantes vers le rond point ou jetais immobilisé.
Entre temps jai demandé un mouchoir au flic parcque la morve coulait trop-
Voila les mecs membarquent, charge le scoot dans le camion, et sur le trajet lun deux derriere me dit jespere que tas pas bu, ca sera deja moin chaud apres que je lui ai dit toutes les infractions que javais a savoir, defaut dassurance, defaut de permis, defaut de plaque et grillage de stop. Et il ma dit putain, tes pas dans la merde toi, et jai repondu, deconne pas putain (cetait un jeune).
Jai passé une putain de journee en garde a vue, dans une cellule avec une vieille pissotiere qui puait la pisse et qui navait pas ete lavé depuis des semaines, un moment ils ont ouvert la porte mont dit : tas faim ? et mont passé un vieux sandwich.
Jai essayé de medité et de disparaître dans la cellule, loin de tout ca, en fond resonnait des cris de mecs qui avait lair un peu fou et qui chantait ce nest quuuun aurevoir mes freres ce nest quuun aurevooooir, mais un moment ya eu un silence et cest la que jai entendu la femme qui etait dans la cellule a cote de moi et qui a commencé a chanté, une kanak, et elle chantait dans une langue que je ne connaissais pas mais avec une voix si belle, si profonde, un peu rauque et jai essayé dimaginé son visage, jai commencé a faire qq voix mystiques a mon tour et les autres mecs da cote faisaient des sifflements, putain on cest improvisé un truc chacuns dans sa cellule.
Mais avant de rentré dans la cellule ils mont fouillé completmemt, interrogatoire etc, ca a duré longtemps, et jme suis retrouvé en jean et en tshirt a linterieur, putain le sale flic qui ma fouillé avec ses vieux gants en cuir, vieille sensation, jai cru que jetais un braqueur ou un fuckin’ killa.
Puis jsuis passé par une salle ou yavait 4 tos flics dont deux etalé comme des larves sur des chaises a mangé des cacahuetes et a surveillé sur lecran plat plus haut tout les mecs qui sont dans les cellules de garde a vue. Et la tu vois des mecs couchés par terre, qui dorment qui en peuvent plus, dautres qui se tapent la tete contre la porte, dautres qui fouttent des gros chassé sur les murs, dautres qui dansent et sous chaque petit ecran de chaque cellule ya un numero et ils etaient la : alors on va le mettre dans laquel, la 5 ? jregarde la 5 putain ya deux types en train de setranglé(envoyez qqun dans la 5, ca chauffe), nan pas la 5, ouuf putain, la 2 ? (jcrois que cetait Verdaska dans la 2, mais jsuis pas sur) nan la 2 cest pas possible cest un mec dangereux, un mec qui regle ses comptes apres, la 3 ? nan la trois ya roberto qui arrive dans 20 minutes, bon la 8 alors ?? allez va pour la 8, jregarde lecran, ca va yavait personne dedans, Allez suivez nous monsieur.
De temps en temps il mappellait, ouvrait la grosse porte, jpassais un autre interrogatoire et jleur ai dis un moment que javais qq papiers concernant Kinroad a Numbo au chantier, et Luca mavait filé quand meme qq trucs dont la carte grise barré ou yavait ecrit cédé a portuguai jeansebastien etc le 29 aout, et les flics voulait voir ses papiers parcquils commencaient a croire que cetait un scooter volé alors ils mont menotté, accroché dans la voiture et jsuis parti avec eux jusqua Numbo, entre temps on cest arrete sur un vieux parking desert ou ils cherchaient une voiture volé et ils me demandait de les suivre partout et un des flics a passé trois heures avant de reussir a ouvrir le capot dune r5 qui souvrait dans lautre sens, jle savais et jle regardait sexcité tout seul, bref je resume, on arrive a Numbo, un peu avant darrivé jleur dit vous pouvez me detaché les menottes avant que je rentre a linterieur silvousplait ? et ils mont repondu on verra, cetait un commisaire et une nana, et sur la route le commisaire etait la a trippé sur les filles pas mal quon croisait et dire des putain bonne celle la! Lenculéééé (linsulte la plus reputé ici, tu las dis presque a chaque fin dphrase quand tu racontes une histoire) et il me mettait un coup dcoude ques t ten penses ? un moment a un feu, ya un africain qui marchait a cote et la flic a cote de moi dis putain on pourrait pas trouvé plus noir, lui dans la nuit il doit pas passé inapercu(cetait une kanak donc noir aussi mais plus clair) et elle reprend surtout quand il sourit avec ses dents toutes blanches !, et les deux commence a rigolé a voix haute et jai vu le regard de lafricain tranquil qui passait et qui les regardait come si il savait quils etaient en train de rigolé sur lui, il a baissé la tete comme si il disait, putain…mais cest pas encore finis ca…, il ma regardé, moi aussi et on a su et le feu est passé au vert et jai rebaissé la tete depité de cette scene.
Finalement jai recuperé les papiers au bateaux, Thelo ma vu rentré avec les deux flics et ma regardé dun air, putain tas foutu quoi ? on est retourné au poste il m ont remis dans la cellule alors que je croyais que jallais enfin etre libre pour finalement me liberé vers 5h du soir(jmetais fait attrapé a 6heure du matin et javais une putain de creve).
Ils ont immobilisé le scoot mont dit que jallais passé au tribunal le 7 decembre et aussi que javais interet a le recuperé vite fait sinon ils allaient le mettre a la fourriere, alors 3 jours apres jy suis allé avec Thelo le fils a Moise du chantier et sa camionette et on la recuperé, il ma laissé qq rues plus loin et cetait fait.
Donc voila ou jen suis maitenant, je roule avec ce truc completement illegale, dans ma paranoii jvois des flics partout bien que maitenant ca commence a allé mieux, a part quand je trimballe des grosses quantites de foin dans la ville ou la je ne pense plus a rien si ce nest a la foi parcque cest la seule solution, mais bon ya du risque, ya du madness et jaime ca, jsuis un peu fou quand meme. Mais jsuis discret jpasse par les ptites routes, par des chemins nikés pour croisé personne et ya 2 jours jai croisé sur la route deux jeunes de tribus qui faisaient du pouce a trois heures du matin, je rentrais a Numbo et jlai ai ramené chaucun leurs tours jusqua riviere salee, en echange ils mont filé du bon foin jleur ai file mon numero et ils mont dit quils allaient repassé vers Noumea la semaine prochaine pour men donné encore, bien que jetais en stress davoir un de ces tos derriere moi sans casque je kiffais complet parcquon trippait trop sur la route et ils mont montré des putains de raccourcis que jai memorisé et qui me servent maintenant.
On touche a la fin de cette tosserie les amis, jpensais pas que jallais y arrivé un jour, mais la jcrois qucest le moment de vous dire..a bientôt, de vous dire de venir ici si vous en avez envie, que cest putain de bon, que cest fou, que la vie est bonne, que les gens sont mortelles, souriants et vivants et quils sprennent pas la tete (ils sont un peu comme Verdaska au final) que la mer et le kinroad cest fou aussi, que le pouce marche aussi bien quen Turquie et que tattends jamais bien longtemps, que lile est trop belle, mais aussi que chacun doit suivre sa route, mais les routes a suivre sont nombreuses et infini, alors suivez votre instinct, suivez la pulsion, vous me manquez, jespere que tout va bien pour vous, jai essayé decrire un peu pres et vraiment en resumé cqui mest arrivé depuis que je suis la, mais putain cest pas facile, parcque chaque journees est riches de trop de trucs que ma memoire faible ne me permet pas decrire…mes plans pour le futur ? je sais pas trop..mais yen a un qui est sur et il me faut juste le temps de terminé les reparations du bateau, cest partir avec vers la Thailande rejoindre cette procrass de Thomas, taté de la mer, taté de la madlife, de la tempete, de linconnu, et voir, voir ce qui arrivera…
Jahguide…until we meet again…
Jean – Sé ( 4 octobre 2007)
Jvais terminé avec cette petite citation d’Olivier de Kersauzon maintenant que je suis apprenti marin qui resume le plus mon etat desprit :
"Ce qui me tira d’affaire fut ma volonté opiniâtre de rester un nomade. Je me suis toujours senti de passage sur la terre, acceptant de ne me fixer nulle part. Persuadé que le seul rôle viable est celui de visiteur de cette réalité, d’être touriste de sa vie, sans cesse curieux, en mouvement, étonné, cherchant toujours à la comprendre."
Août 2013 - Turquie
12 years ago
2 comments:
Waya man,
C chok ton aventure.
J ai pas tout lu ta vu j ai pas que ca a faire. j ai lu la fin et le debut, ca resume ton discours !
Net le frere, ta compris le message de la knky,
Wella n Jawe,
yMEr, la en islande
merci man cest cool, eh tu fais quoi en Islande?
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