L idée m est sortis de la tête comme un éclair, une pulsion un flash, aller en Normandie en scoot, a la mer, prendre des tofs, tâter la route a nouveau, arrache complete aussi, le scoot est trop fébrile, carrenage pete, desfois il sarrette sans raison alors tu dois descendre et pousser, attendre un peu, le laisser reposer--phare arriere qui marche plus, compteur mort, bref ce scoot est une épave, un scoot de cascadeur comme ma dis le vieux mecano chez qui jlai mis en revision la veille du depart-
ouai jai fait une petite revision quand meme, mais legere- alors jarrive au magasin, c est un ptit truc qui sapellle ciclo quad a Montmorency pas tres loin de chez moi, cest tout nouveau, jlavais laisse la la veille, le mec ma dit que ca me coutera pas cher, alors jlui ai dit ooh, faites ce que vous pouvez, revoyez surtout les freins, le moteur un peu, et si vous pouviez aussi me remplacer le phare arriere, enfin tout ca quoi ca srait bien, ok on va voir cquon peut faire-
Le lendemain jy retourne en longskate, il venait de cesser de pleuvoir, il avait plu presque tout lapres midi, c etait vers 5h et tout le quartier etait illumine par cette lumiere dapres la pluie, devant chez moi ya un parc avec des cerisiers a fleurs et des mirabelliers, alors il faut les voir maintenant, au printemps, ces couleurs roses au parfum de lait fraise, et ce blanc pur comme une explosion de cotons, de nuages epais, cremeux, tout ca eclaire par la lumiere de la fin de journee, la lumiere dapres la pluie, quand tu sors tu vois encore des petites gouttes tres fine qui tombe des arbres et du ciel aussi, les derniers petits restes que tenvois les nuages qui commencent a se dissiper pour laisser la place au soleil, un petit vent aussi qui vient balayer toutes ces belles fleurs, ces ptites branches, un vent leger, comme la main delicate dune belle cuisiniere qui viendrait remué avec douceur une epaisse creme fouettee a la fraise, sans casser les blancs, legerement, avec amour, et ce jour la le vent faisait pareil sur les arbres, les rues bizzarement au moment ou je suis sortis étaient desertes, pas une voiture, juste le vent, les arbres et leurs fleurs magiques et le bruit de l eau qui s écoulait paisiblement dans le caniveau juste a cote du parc, cette eau qui venait finir sa course dans l égout, comme une mini cascade, bruit apaisant, temps qui sarrette, alors j ai escalade le portail parcque javais oublie les clefs, j ai balance le skate par-dessus, le sol etait encore humide, jmapretais a descendre mais jai ete freine net par cette lumiere qui ma completement arrette, javais un pied sur la board, et jai vu tout ca s éclairé, le tout ne formait plus q un, tout etait parfait a cet instant, la lumiere, le vent, les branches, les couleurs, le calme, les oiseaux qui chantaient – yen a plein a cote de chez moi et chaques rues a un nom doiseaux- et le bruit de cette eau qui ruisselait… ploouusisisshhsh
A ce moment la, tout cest arrete dans ma tete, je ne pouvais penser a rien dautre, le monde et ses vibrations mont attrape , la nature, la vie, ce tout incroyable a paralyser mon esprit et toutes ces pensees, alors jai regarde, jai ecoute, senti..
instant parfais comme je recherche et comme jattends avec impatience, shhhhiiiiouuu le vent qui te careesse doucement le visage et cette sacree lumiere dailleurs qui te tire de la folle vie de tout les jours comme pour te dire putain mais regarde ! REGARDE vraiment !!
et jai regarde, jai reve, le temps etait suspendu face au specatcle qui se deroulait sous mes yeux emerveille— vison fugitive, a peine reelle, pure et delicate, magique, putain cetait beau…
Ensuite, j ai descendu la ptite descente qui mene a la rue des regards, sol un peu merdique, jme suis baisse sur mon skate pour aller plus vite et pouvoir faire glisser legerment ma main sur le bitume encore mouille, besoin de sentir le mouvement, le sol glisser et se dérober sous les doigts.
Grande cote qui va vers Montmorency, jai tourne a droite dans la rue du chataignier brule, cette rue ou jai passe une bonne partie de mon enfance avec Gilles, un ami portuguais qui habitait la avec ses parents, dans une petite maison pres de la foret, gamins, on arretait pas, on explorait tout cquon pouvait, les forets, les maisons abandonnes, on slancait des defis, on a construit aussi nos premieres cabanes, avec des planches quon recuperait un peu partout, on en avait fait une dans un parc, on l appellait le parc des chevaux parcqua lepoque yavait un grand champ vierges- maitnenant le temps a eu raison de tout ca et la nature et les mauvaises herbes ont envahi le terrain lui donnant cet aspect sauvage et fou, mais avant yavait des belles ecuries la haut, elles longeaient la foret,, et yavait 5 ou 6 chevaux quon allait voir regulierement, on leur donnait a manger, on les caressait, et juste en bas du champ au niveau de la cloture en barbele on avait fait une toute petite cabane ou tout tenait en equilibre, aucun clous, tout etait parfaitement equilibre, enfin parfaitement cest vite dit, quand on etait assi a linterieur on etait pas completement rassure non plus, au premiercoup dvent tout pouvait se casser la gueule et s écroulé sur nos petites têtes, et cest cqui cest passe, on cest tout pris sur la gueule et ca cest finis en eclat de rire-
Avec Yannick, Anthony (ouai toy !), Vincent, et Gilles, on arretait pas donc, bon jsais pas pourquoi jme met a partir sur ses souvenirs denfance mais cest que jcrois quils mont grave marque, cette partie de ma vie ma marque cest clair, on grimpait dans tout les arbres quon pouvait on arretait pas !! yavait Yannick cetait le plus grand et un peu le chef, il etait bon aussi , grimpait bien n avait presque jamais peur et nous poussait en fait a nous depasser, on appelait ca les defis, et les defis on s en lanceaient a longueur de journee, ces longues journees d été ou on passait notre temps dehors, journées interminable ou le soir après mangé on allait se retrouver dans le cerisier de Yannick pour continuer les defis et manger les bonnes cerises juteuses--
Alors on spoussait les uns les autres et a chaque fois on se depassait. Tu peux pas passer pour un trouillard, fallait reussir le defi sinon tout les jours suivants tu pouvais etre sur que tallais te faire chambrer parcque tavais pas encore fait ca alors que les autres lon fait, alors le soir, apres bouffer, tu prenais ton casque de velo-si cetait par exemple des marches a descendre, des nouvelles marches decouvertes qui teffrayait un peu, et ty allais tout seul pour les faire au calme, sans la pression des autres qui te poussent, tu te lances un peu fébrile sur la pointe des pieds un peu au début et tu descends puis tu te rends compte quen fait cetait pas si dur que ca !! tu pédales ensuite a fond chez yannick pour lui annoncer la grande nouvelle, jai descendu les marches, viens on y va !! et ty allais et lui montrait, cetait comme ca, on arretait pas, des grandes chasses a lhomme aussi en v.t.t, a pied, en courant, de grandes explorations a velo ou on allait s aventuré dans les alentours, on dépassaient les limites de la ville, besoin de voir, de curiosite, on grimpait sur tout les toits qu on pouvait, le toit de l ecole, les stades, les centrales electriques, on allait aussi se baigner dans la grande reserve deau de pluie -le clos gifier a cote dchez nous- et on nageait en apnée pour arriver dans le grand réservoir souterrain au fond ou la encore on se lançait des defis et on se poussait dans les grandes descentes de boues, quand on revenait chez nous en general on etait tout sale, pleins de boues, trempé et on se faisait bien engueuler en cqui me concerne c etait des trucs du genre : jean seeeeee mais questque tas fais encooooore , ou tu etaiiiis, tu montes pas dans la maison avec ces habits laaa , tu te deshabilles au sous sol et tu laves tout ca tout dsuite, jte donne une brosse et tu brosses, jmet pas ca dans la machine comme caaa, aah mais cest pas vrai cgamiiiiiin-
Ca mfsait rire de voir ma mere se mettre dans des etats comme ca, je savais que cetait trop bon cquon faisait, alors jla regardais sexciter toute seul face a ma tête pleine de boue et moi un leger sourire au levres- tout ca cetait que du detail materiel, les habits ça se lave et le kiff etait trop bon, avec le temps cqui allait rester cest pas les habits mais les souvenirs de tout ca, ca valait bien le sacrifice et une ptite séance de brosse dans la bassine devant lgarage.
Putain lenfance, je pourais ecrire beaucoup dessus, mais je m egare du sujet initial qui etait ce trip en scooter en Normandie, mais pour finir sur tout ca l’enfance c est un moment assez fou quand ty penses, ton esprit est trop pur, excite par tout, par tout cqui tentoure, la curiosite est trop enorme et en general au fur a mesure qu on grandit tout ça s efface progressivement, se perd un peu, et je crois, je suis convaincu quil ne faut pas perdre cet esprit demerveillement devant les choses, de wouaaaah, quil ne faut pas perdre cette curiosite et toujours chercher a en savoir plus sur tout ce qui tentoures, essayer de comprendre et daller voir ce qui t’intrigue, Picasso disait il ma fallu une vie pour réapprendre a dessiner comme un enfant…
Cette enfance de fou qu on a passé cetait aussi un putain d entraînement, apprendre a grimper aux arbres, a sauter des murs, les sauts..on arretait pas de sauter partout aussi, de plus en plus haut, jusqua cque yannick et mon frere attrape ce truc bizarre au genou qui s appelle losgoudshlater, un nom bizzarrre aussi et qui fait dire au medecin quil faut arreter le sport et les conneries pendant au moins un ou deux ans le temps que ton genou et tes petites jambes récupèrent de tout cque tu leurs a fait subire dans ton inconscience et ton besoin de folie-
Donc on a appris a grimper, a escalader et jusqua aujourdhui toutes ces choses nous servent encore et impressionne les autres qui nous considere comme des singes, a chaque fois quon me dit ca , je repense avec nostalgie a tout ces parcours dans les arbres, ces cabanes, ces instants…
Alors jallais donc récupére mon scooter car le type m avait dit de repasser ce jour, et je suis passé dans cette rue pleine de souvenirs qui ma mené dans le recit jusqua la-
Je traverse la foret, lumière dingue encore, foret humide et arbres qui balancent, j arrive en haut à cote de la maison de Monjin-
Mme Monjin c est une vielle qui habite toute seul dans une énorme et très vieille maison en haut de la foret, la maison est toute delabree, tuiles barres, fenêtres casses, vieux portail gris rouillée, envahis et encercle par la nature, les plantes les arbres, le lierre, les feuilles qui absorbe l edifice et qui attrapent aussi par la même occasion la vieille femme prise par le temps qui va trop vite et par cette nature qui l encercle, plus la force de s’occuper de tout ca, ya trop de boulot , elle habite seulement dans une partie de la maison, le salon, je sais ca parcquon la explore pas mal de fois cette maison, on arrivait par derriere la ou ya un grand hetre de plus de 30 metres de haut, un vieil arbre, immense, puissant, fort et vigoureux qui a du voir toute lhisoire de cette jolie maison, qui a du voir a lepoque quand les femmes allaient se ballader avec un petit parapluie pour se proteger du soleil et leurs petites robes vers la jolie serre derrière la maison qui est maintenant envahis par la rouille et les plantes.
Quand tarrives par derriere, ya donc dabord cette serre, ensuite cet immense hêtre, tout autour la foret, et, derriere larbre, apparait la maison, une grande maison en vieille brique, avec une grande veranda, un balcon a letage, et le long du mur qui mene a cette veranda ya un ptit arbre que tu peux escalader et qui te permets datterir ,apres un petit saut-, sur le balcon-clak !- tarrives la tu rentres a linterieux, tout est par terre, des vieux bouquins de cours, des pierres, des plantes, une odeur d ancien te saisis les narines, comme l odeur de ces vieux bouquins que tu retrouves dans les greniers, des objets en tout genres, des coupures de journaux qui datent de 1830, tu pousses dautres portes qui font du bruit et qui sont pour la plupart bloquees par de grosses pierres qua placer la vieille la pour eviter que des mecs rentrent, alors tu pousses ces portes ca fait pas mal de bruits, ta machoire se bloque, se crispe, et t esperes quelle va pas tentendre et lacher son chien fou- parcquelle a un chien pour se proteger- et heureusement, et ca marche parcqua chaque fois quon entendait son chien aboyer on détalait comme des fous pris par la panique et par la vision de ce clebard fou en tain de te dévorer, dans ta poursuite tu jettes un petit regard furtif et tu la vois la au loin cachée derrière un mur un peu effrayée, en retrait, et son chien qui aboie a ses cotes, quelle tient par le colier, mais quelle lache pas en fait, elle le fait juste aboyer, elle pourrait le lacher, mais ptet quelle en a plus la force ou quelle veut pas le voir nous devorer, nan elle se contente juste de rester la cache legerment derriere le mur, tu peux apercevoir sa tete qui veut regarder curieuse et appeuré qui savance et se replace derriere le mur avec la main contre aussi.
Elle se cache, elle a peur et ne comprend pas, ce temps qui passe, elle qui vieillit, et ces jeunes qui veulent explorer sa grande maison intrigante, qui veulent en savoir plus sur cette vieille femme qui est en train de terminer sa vie ici dans la solitude, dans cette vielle maison, ces jeunes avec leur madness leurs putain dexplorations, tout ca la depasse, elle se sent vieille, na plus la force de se defendre, mais on veut pas lui faire de mal, c est juste voir, prendre des photos, filmé en noir et blanc-
Les histoires avec cette vieille femme ca remonte a loin, et tout gosse cette maison nous a toujours attire, en primaire, au college, au debut on la croyait hante et pendant une visite, on cest rendu compte qune personne vivait la-- a lepoque elle avait deux chiens maitenant lun a du mourir, heureusement elle lui en reste un, donc vieille femme enveloppée de grosses couverturees en laine et d un voile qui lui couvre le peu de cheveux qui lui reste, visage pale et sombre, petits poils sur le menton, une canne, un dos trapus, bossu, et une marche lente-- tres lente.
Des fois elle sort et se ballade aux alentours, je la croisais souvent quand je revenais du lycée en scooter, et le soir aussi quand tu passes a cote de sa maison tu vois son salon éclairé par une petite bougie dans la nuit, tu vois cette fenêtre derrière le vieux portail gris rouillé qui criiiiisse quand tu l ouvres, tu vois la fenetre et la lumiere de la rue et tu l as vois assis derriere a son bureau, je me suis toujours demande ce quelle faisait, et une fois jsuis monte sur le ptit mur devant chez elle, jai agrippe la clôture ou la rouille ma râpé les doigts et j ai regarde entre les branches et les feuilles, et je lai vu la derriere la fenêtre en train d écrire, en train decrire sous la lumiere vacillante de la bougie…
jai du faire un bruit a ce moment la parcque son chien c est mis a aboyer et elle a levé la tête rapidement vers l exterieur, vers moi, elle ma regardé, je suis resté bloque deux secondes et j ai détalé en courant dans la foret..elle ma fait peur avec sa tete a demi eclaire par la bougie- puis a lepoque on sdisait qucetait ptet une sorcière qui faisait des incantations le soir (incantation MonjiIInNN), les nuits de pleines lunes dans son grand salon froid avec le ptit feu qui crepite crraaa crrraaaak crrrriiissh hihihihi les enfaaAaaAnts hihihi
Une fois pendant une exploration on avait decouvert quelle etait prof d anglais, on a trouve pleins de copies d élèves quelle avait corrigé, des trucs qui certifie quelle est prof, des anciennes lettres aussi de son fils..
Cest vrai elle m intrigue et jai envi de connaître sa vie, son histoire, savoir comment elle en est arrivé la, si elle a encore de la famille, savoir ce qu elle ecrit, ce quelle a traversée, elle doit pas parler souvent aux gens.. ouai, j ai envi dsavoir comment tu finis comme ca..ptet que cest un choix ?..
Alors jai pense essayer d aller la voir et lui parler, lui demander de me parler d elle et de sa vie, j aimerais passé de longues apres midi chez elle a l écouter parler, jai envi d ecrire sur elle, de laisser une trace de sa présence, je ne veut pas quelle meurt et qu on l oublie ou que lon découvre son corps comme beaucoup de personnes que d autres personnes oublie--qu on découvre son corps deux ou trois ans après sa mort…
Donc par cette fin d apres midi pluvieuse ou la lumière était incroyable et ou cette foret prenait l apparence dune foret magique renforce par le mystère de sa vieille maison au fond, jme suis arrete devant chez elle et j ai pris des photos de sa maison, sa grande vielle maison, et je lai vu arriver vers moi de la rue d en face, qui marchait lentement avec sa canne et son dos bossu, la tête legerment baissée au début et une fois quelle ma vu elle c est approchée de moi, lentement- jlui ai dis bonjour madame et elle ma dis bonjour mais qu est cque vous faites jeune homme ? et jlui ai dis, je prends des photos je trouve votre maison très jolie, avec ce portail, les fenêtres, ces briques, jai eu envie de la prendre en photo, mais monsieur reprend elle, vous etes d ou vous, vous venez de quelle pays ? pays ??! jhabite a cote !
ahh dacord, mais pourquoi vous prenez des photoooos?, parcque je la trouve belle cette maison et avec cette lumiere c est encore plus beau.., la elle s arrête de parler et elle me fix droit dans les yeux,elle sourit, jai limpression que son regard traverse mon être tout entier, elle me creuse complètement et parvient a lire dans le plus profond de mon esprit, alors elle sourit et après m avoir regardé droit dans les yeux, pendant cet instant ou je ne pouvais plus parler elle est reparti sans dire un mot de plus vers son portail quelle a tirée avec peine et elle a disparu aussi vite quelle est apparu..
Jai continué ensuite sur le grand boulevard d’Andilly, ou apres qq secondes, sur la droite apres le grand château, tu peux apercevoir Paris et toute la pleine au loin quand le ciel est bien dégagé.
Le soleil avait pris ses couleurs de roses et les roues du skate me balançaient toute l eau de la route sur le visage.
Arrivé au garage, ya personne et sur la porte y a écrit, « en cas d absence, allez au 20 bis rue Gallieni, l atelier se trouve derrière le grand portail jaune ».
Alors jsuis allé au grand portail jaune, il était fermé, jlai poussé.
Une grande cour, deux mecs discutent vers le fond a cote dune voiture--j avance lentement assez intrigué par l endroit, a ma gauche une vieille ferme qui s etire en longueur, pas très haute, mais les planches sur un des murs sont petées et tu peux voir, au travers des petites fentes, de la lumière, entendre les bruits des clefs qui viennent se poser sur les lourdes étagères métalliques, les mecs parle de moteurs et tu vois la fumee des échappements qui s envole en fracas vers lexterieur.
Jmapproche de la grande porte au fond et rentre a linterieur, ya le mec que javais vu a la boutique plus bas quand jai depose le scooter et deux autres meccanos.
Bonjour, alors il est prêt ? Pas encore il faut que la batterie se recharge, on a du la changer, mais ya du boulot sur ce scooter, cest une épave !
ouai je sais jvous avait dis, il a pas mal roulé déjà—
Le mecano arrive dans la discussion, un gros meccano, avec son ventre qui etire son t shirt taché dhuiles et de graisses ou ses doigts ont du s essuyer de nombreuses fois- donc un bon meccano avec un ptit béret bleue, une bonne dégaine, il me fait penser aux gars du rail, aux cheminots, un gros cigare éteins lui pends aux lèvres, un cigare qu il a du gardé la depuis déjà pas mal de temps, suspendu, comme collé, oublie par le temps, l habitude, mais qui est la, partie integrante de son visage, parcque ce mec sans son cigare qui pend ça srait pas pareil, ca srait pas l’même type, alors il me dit avec un pti accent : c est a toi ce scooootaiiir mon gAAArss’’
Ouai –
cest qucest un scootaiiiir de cascadeuuur caa !
hehe
Il mexplique tout ce quils ont fait dessus, les freins quils ont resserrés, la courroie et les galets qu il faut changer, tain jkiff ce mecano, tu sens quil sait de quoi il parle, la il est complètement dans son domaine et tu pénètres dans son univers, son visage est sombre et ridé et marqué par tout les moteurs et machines qu il a du voir défiler sous ses yeux, dans pas mal d ateliers, et la dans cette vieille grange mystique transforme en atelier ou au fond ya encore des mottes de pailles et une vieille 2CV attaqué par les toiles d araignees , la corosion et qui attend surment avec impatience les grosses mains creuses pleines de cornes de c vieux mec au cigare figé qui va la remettre sur pied, lui faire un tite’ beaute comme il dirait, et laisser ses quelques cendres qui seront tombes dson cigare, dans lmoteur ou il aura tire seulement deux taffs dessus.
Donc le scoot est pas prêt, jsors un vieux cigarillo qui traînait dans la poche de ma veste et qui date de Barcelone que jai retrouve la veille dans un vieux sachet plastique qui avant était dans mon vieux sac bleue de route-
Jlallume et observe les mecs bosser quelque temps, ya une bonne atmosphere ici, ca sent le cambouis, le travail, les vieux et anciens meccanos qui taffent sur les bécanes éclairé par la ptite ampoule qui pend au plafond et qui fait briller tranquillement le visage des types barbouillés de noir.
Il ma dit de repasser dans une heure alors jsuis reparti, jsuis rentre chez moi, sur le chmin du retour jai croise mon voisin, ce vieux bonhomme qui sort dune grosse opération du genou, un ancien windsurfeur, qui a un bon vieux van gare dans son jardin recouvert maintenant par les plantes, et jsuis passe a cote de lui a fond avec mon skate, il ma pas reconnu au debut, jme suis arrêté pour lui parler et on a commencé a discuté pendant une heure au bord de la route, de windsurf, de vans, de camions, de voyages, il ma raconte ses aventures, la grande époque du windsurf qu il a connu, les débuts, il avait aussi une aile delta dans son camion, grands vols au dessus des montagnes de plus de 4 heures, bon thermique qui crache bien comme il dit, ces yeux pétillent, il parle avec nostalgie, avec passion, avec un putain d amour pour la mer et sa puissance, mais maintenant il est bloqué a terre et doit laisser le temps a son genou de se rééduquer c est pour ca qu il fait ses ballades journalières.
On squitte, jcontinue la ptite ballade dans lquartier, il fait presque nuit, ensuite jsuis finalement retourne au garage avec Anthony en voiture ou jy ai récupéré le scoot, paye 53 euros, revu le meccano qui ma encore parle du scootaaiir et le mec ma file une feuille -la facture- ou ya ecrit dessus : Galet MS , bougie mauvais etat, frein avant limite usure, manque retro droit, fixation retro gauche non reglementaire (jlavais perdu pendant une excursion a Paris et javais mis a la place un vieux retro de meule), carrosserie mauvais etat general, et pour conclure le tout en beaute : véhicule impropre a la circulation ;
Voila cest donc avec ca que jsuis parti en Normandie un vendredi en debut dapres midi.
Jai preparé mon sac rapidement le matin-- jai mis dedans : la toile imperméable du double toit de la tente, mon hamac, la corde que j avais pecho pendant l exploration aux grands moulins de Pantin, un polaire, un gros carnet de dessins, des pastels, des bouteilles d eau, une paire de chaussette, un caleçon, une mini brosse a dent et un mini savon dans un sachet plastique, une boussole, une carte de la Normandie, une bombe anti crevaison, du p.q, une grosse écharpe en laine, des gros gants d hiver, un paquet de gâteaux, 5 clementines, une pomme, des barres de céréales, une couverture de survie, l'duvet 0 degré, un pantalon, un anorak imperméable ( ps : A—NO –LLRRAAAKK ), un paquet de mouchoirs, un ptit gaz lacrimo et un pti pull. (9 kilos le tout.)
Dans les poches de ma veste, un couteau suisse, mes papiers, un petit carnet de notes avec des crayons et des feutres, lappareil photo, des clopes—
Sur moi, un jean avec en dessous un petit pantalon léger, une bonne paire de chaussette dhiver, mes pompes de skate toute nikees, un t shirt qui colle a la peau et qui réchauffe, un sweat, ma veste et le blouson pour le vent et la pluie-- après tout jvais en Normandie!!
Dans lcoffre du scoot, lantivol, une ptite réserve de fruits et de raisins secs et voila jetais prêt.
La preparation ma pris moins dune heure, jetais trop excite pour passer 3 plombes a préparer tout ca, le scoot etait révisé, j ai dit aurevoir a ma mere qui ma dit dans l allee du garage alors que jaccrochais mon sac sur le scoot avec deux grands tendeurs bleues et un gros sourire aux lèvres, « mais jean seee questque tu fais encore, jme demande d ou te sortent toutes ces idees, quest qui te passes par la tête, ton scooter n est pas en etat, tu es fou, arrête !! »
Enfin les discours habituelles !
No worries mom ! i need that shit jlui dis en rigolant, you know the road is my drug !! oui cest caa elle me dit, sois prudent sil te plaiit, fais attention etc etc, ok ok il est temps dse casser, jsuis trop excité, le depart, la preparation du sac, le sac que jattache sur le scoot, la carte que jcale dans un creux du guidon, cest pete a ctendroit la et ca tombe bien la carte rentre pile dedans, donc je fremis, m extasie tout seul et rêve déjà des grandes et longues routes de campagnes, pures et désertes, entourés de grand champs frais de tout les cotes et de ce sacre vieux scooter du tonnerre qui déferle la dessus plein gaz et moi et ma tête d'halluciné les yeux qui chialent par le vent a tracer cette putain de route vers nulle part.
Jvais d abord faire un plein, il fait trop beau, trop bon, ma bouche est bloque en sourire ahah, jpasse Eaubonne, St prix, j arrive bientôt a St leu, jvois la pancarte au loin, mon scoot commence a tousser, perd de la vitesse, devient de plus en plus febrile, le moteur sarrette et jarrive en roue libre juste devant le panneau dentree de St Leu ou mon scoot sarrette et ou mon sac que jai mal attaché tombe par terre ! crrrrrr
tain ca commence bien, jme dis faut quon aille en Normandie ma couille (jparle a mon scoot en caressant le carenage) deconne pas, pas maintenant putain !! allez, jte fais confiance, tes un putain de scoot toi, jvais bientôt te quitter faut quon termine sur une bonne fin, cest notre dernier trip ensemble, bon ca doit vous paraître fou jvous laccorde de parler a un scoot, mais jdois avouer que jy suis grave attaché, jai fais tellement de tripas avec, des putains de traversées de foret a deux dessus, des gros trips a panam a trois, des explorations.., ce scoot cest une partie de moi..—
Apres ces petits mots damour, il se relance et repart, yes, tain jespere quil va tenir quand meme, alors jpasse St Leu, tout ca et jvois la nationale direction Beauvais, a la base jpensais passer par le parc regional du vexin francais, remonté et passer ensuite en dessous de Rouen, puis direct aller vers Fécamp, la jai vu la nationale direction Beauvais après Presles et Chambly, alors jlai pris a fond, plein gaz, jsuis content le scoot marche bien, jroule sur la bande d arret durgence, ça trace pas mal, jmeloigne de plus en plus et ca yest je connais plus, moment trop bon tout a partir de maintenant est nouveauté et découverte, jregarde les champs partout et pousse des gros wouuu OOOuuu des que les gros camions me frôlent et viennent m envoyer toute la puissance de leurs passage en appel d air énorme qui t aspire pendant une fraction de seconde vers eux et qui ensuite te rebalance sur le cote-
Au bout de quelque temps jai envie dquitter la nationale, c est cool ça avance bien mais ya trop de caisses cest relou, jprend la prochaine sortie, jvois un panneau Anserville-
Sur la carte il me manque toute cette partie la--la carte que j ai, commence 20 km a louest de Beauvais, pour linstant cest un peu au hasard et a la boussole, et ca a l air de partir vers louest, vers la mer quoi !!
Bon ben c est partiii, c est bon de sortir de tout ltraffic et des gros camions dla nationale, première route de campagne, déserte, j arrive vers une foret, j en profite pour faire une ptite pause et pisser, jmetire un peu et laisse reposer la bécane qui a déjà bien chauffé.
- Dans le grand champ a coté, ou les grands nuages sombres et clairs qui volent et se dissipent vers l infini, un ptit groupe de gamins court, yen a qui sont en vélo aussi, et il court en criant et en rigolant a travers champ, ils sautent, le ciel s éclaircis, un rayon de soleil apparaît et le temps se fige sur cette image..
Ca yest jsuis dedans, le détachement commence, je vis l instant, la route commence a faire son effet sur moi, emerveillement de tout ce qui mentoure, chaques branches, chaques feuilles, chaques paysages m illumine et je me contente de contempler, de regarder, sans mots qui me viennent a l esprit-
J repars sur la route déserte ou pour l instant seulement une voiture est passée, jcale le casque sur mes genoux et roule pleine balle les cheveux dans le vent, vers Anserville, village perdu peut etre, village d ailleurs, direction inconnu, on verra bien, jlaisse la route me guider pour l instant, et la route est belle, elle senfonce et pars en grandes courbes et virages dans l épaisse foret, j arrive au petit village complètement vide de vie, une sorte de village fantôme, pas de voitures, pas de gens dans les rues, juste cette petite place et cette église qui attendent figées dans la grande vie immobile, et a la fenêtre dune petite maison en pierre une vieille grand mère qui ferme lentement ses volets.
Jrepars vers la nationale nayant pas de carte et ne voyant comme direction au bout du village que d autres petits villages.
Avec une carte ca aurait été bon, mais jdecide de remonter encore plus haut et de repartir vers la nationale jusqua cque jarrive a un point que jai reperé sur la carte de Normandie.
Apres un ptit temps me voila a Ste Geneviève, jdemande mon chemin a un pompiste a cote dun centre commercial et il mdit : ..En Normandie !! dis donc ca fait loin ! comment texpliquer..
jlui demande par quels routes jpeux passer sans prendre la nationale, --jpeux tfaire passer par les bois qui mdit mais ya plusieurs pays qui sont pas marques sur les cartes ( plusieurs pays !), pi cest qudes mots qui finissent en ille, et en iii nan parcque jte ldis jai pas ma carte la sinon jte laurais donne cest qune carte quoué, pi jai pas de papier et de stylo, j en ai si vous voulez ! ah na pi meme qules noms et tout ca cest complique, nan mais jte dis parcque par les bouées jconnais bien les rlloutes, mais ya quoué... il reflechit - ya trois ou quatres pays qui sont pas écrit alors ca va pas être evident, mais jte dis tu suis Beauvais, avant lperiph ya un chmin la , un pti chmin qui part sur la drouette ouai- qutu verras sur la drouete, jcrois qucest a drouete ouai, apres t as des ptits pays et aprres la Norlmandie cest qucest tout drloit!
Ok jvais voir alors, merci msieur, - ya pas dquouéé, bonne rrloute!
jrepars et marrette a une autre station plus loin pour regarder les cartes au comptoir, j écris l itinéraire par les petites routes sur mon carnet ça fait un truc comme Noailles, Silly Tillard, Auteuil, Berneuil en Bray, Auneuil etc—ok donc a Noailles faut partir vers Auneuil, jmemorise les grandes directions et reprend la route qq temps sur la nationale.
Vers 5 h jarrive a StGermer, faut qujfasse un plein ou jvais tomber en panne, un mec mindique une direction dans un pti village et mdis qucest con parcquya rien dans ces bleds et cest clair qu'pour trouver les pompes cest un peu la merde.
Jen trouve une, ptite pause et cest reparti, les routes sont folles, pures et assez solitaires, ya tres peu de traffic, jai limpression de rouler vers nulle part, le ciel prend des allures d apocalypse, s’assombrit, et par moment le soleil vient éclairer les grosses et paisibles masse blanche des nuages qui gonflent de plus en plus.
Sur les ptites routes, jenleve souvent mon casque, ca a plus rien à voir sans casque, tu te prends tout le bon vent frais et revigorant dans la gueule qui vient purifier toute ta peau et tes cellules, ca requinque tout ça !, cest comme une bonne douche de purete raffraichissante ca fait du bien, ça t enveloppe et t enivres complètement.
Jdescends ensuite vers les Andelys ou il commence a pleuvoir, jmabrite dans un ptit garage abandonné et m équipe en conséquence avec le pantalon imperméable, le k-way et j emballe mon sac dans un gros sac poubelle que j accroche maintenant derrière sur la selle.
Des qujrepart jme dis qucest carrement mieux comme ca ! ca mfait comme un putain de dossier, un fauteuil trop confortable, jpeux mallonger sur la selle, jai limpression detre sur une Harley et quand jtombe sur des grosses lignes droites, qui disparaissent vers lhorizon jme crois sur la mythique route 66..
Ensuite sous la pluie jtraverse la Seine, Gaillon, Louviers, et Elbeuf juste en dessous de Rouen.
Il fait nuit, grandes routes qui serpentent et qui monte dans les forets, la pluie et les phares des voitures qui meblouissent completement, ca devient extreme et le vent commence a souffler de plus en plus fort, mais jcontinue, faut encore avancer, Bourgtheroulde, Bourg-Achard direction Yvetot, une premiere indication Fécamp que je dépasse a toute vitesse me fait frémir et dire : putain yes !!! japproche ! on yest presque !
Jpasse le pont de Bretonne qui enjambe la Seine bien agitee par la pluie et le vent, un putain de grand pont, qui monte pas mal et arrivé au milieu t attends ensuite une énorme descente qui file tout droit vers des grandes lignes droites encore, que de la ligne droite, et des taversées de villages tout en longueur ou seulement deux petits feux peuvent tarreter dans ta course folle, mais au moment ou jpassais, tout les feux étaient vert, alors c etait full speed, et les panneaux : Fecamp 80, Fecamp, 65, jme rapproche mais jcommence a fatiguer, et la bien que jaime conduire en condition extreme, cest trop chaud, les camions qui me doublent me frolent et menvois leurs grosses gerbes deau, jvois plus grand-chose, et toute cette pluie et ce vent qui me tape les yeux commencent a les faire se fermer, ca dvient trop dangereux, et faut qule scoot refroidisse un peu, ca fait longtemps qujme suis pas arrete.
Jralentis un peu pour chercher un coin ou jpourrais passer la nuit, jvois une petite route en terre qui part sur la droite et s enfonce dans la foret, jtourne la et avance a deux a lheure en tournant le guidon de gauche a droite avec les phares pour essayer de trouver un coin un peu abrite par des arbres sur le cote, javance encore un peu, jvois pas grand-chose, jsuis trempe malgré les trucs impermable, mes pieds sont humides, jvois sur ma gauche un ptit chemin qui monte assez raide dans la foret, jdisparais la dedans, c est une sorte de petite foret de grands pins, le scoot patine, derape, et sous le poids du sac je npeux l empêcher de tomber, jle releve, glisse dans la boue, le pousse, le relance, remonte dessus-
Arrivé en haut du chemin un gros pin deraciné bloque la route, jessaie de passer en dessous en couchant le scoot- derriere jvois un grand champ, ca a lair pas mal jvais essayer daller voir par la, mais apres plusieurs tentatives infructueuses ya rien a faire le scoot passe pas et les pneux qui commencent a chauffer sous les coups d accleration déversent une odeur de caoutchoux et de gomme brulé qui mfont arrêter la tentative, tant pis jvais rester la, cest pas trop mal non plus.
Il pleut de plus en plus, je cale le scoot contre un pin et commence a chercher deux arbres assez eloigné ou jpourrais tendre le hamac.
Jen trouve deux juste au bord du chemin, jcale la lampe sur la selle du scoot pour m eclairer et commence a tendre la corde entre les deux arbres en faisant attention a laisser depasser assez de longueur a chaque nœud fait a chaque arbre pour pouvoir accrocher le hamac-
la corde bien tendue, jsors le double toit dla tente que j avais enfouis en vrac au fond de mon sac, qui commence a se tremper un peu, jla tends difficilement avec ce vent sur la ligne et laccroche a dautres petits arbustes aux alentours de façon a former un toit, jsors ensuite le hamac que jtends bien solidment entre les deux puissants troncs, jmet mon sac sous tout ca que jrange dans son sac poubelle après avoir sorti un livre, le polaire, le bonnet l écharpe et le gaz.
Jenleve ensuite mes pompes que jaccroche a l aide du tendeur sur la corde, elles pendent au dessus de ma tete avec aussi suspendu et à labri le blouson et les semelles.
Jmet le polaire, le bonnet, lecharpe et rentre dans le duvet avant de monter dans le hamac, jle met bien avec sa capuche que je sers et me glisse rapidement dans le hamac- putain ! mais cest trop extreme !!
Tain apres presque 3 mois de couette, de chauffage de confort et de lit douillet, la transition est intense, sur la route javais pris l habitude, j metais habitue aux endroits perdus pour dormir, les champs, les forets, les toits, tout ca, et je navais plus aucune peur, donc après 4 mois de chambre me reretrouvé dans tout ça déjà c est trop bon !! mais faut qujme remette dedans aussi, toute la foret m entoure, le vent fait bouger les grands pins qui grince dans tout les sens, la lune éclaire vaguement a qq metres devant moi, la toile que javais relie au scooter pour la tendre et qui me permettait de voir sur ma droite se détache ce qui nest pas plus mal car ca me coupe du vent qui vient dla droite, jmallonge tranquile, roule une canne, la lampe est accroché au dessus de ma tete et meclaire, jsuis assez fier de l’instalation que j ai geré assez rapidment, jsuis trop a labri, il pleut bien dehors et jme prend pas une seule goutte, ca souffle et jsuis protegé, le gaz accroché juste au dsuus dma tete aussi- surtout pour les betes sauvages-
ptite canne donc(big up andré!), jlis un peu, et pars dans de grandes reflexions, par moments jai limpression dentendre des bruits de pas a cote, je sais que tout ca cest mon imagination mais ca mempeche pas d attraper la lampe et lgaz et declairer partout aux alentours en prenant une tete du gars qui a envie de dire qui est laaa ? febrilement, ou encore ya quelqu'un ? Ces vieilles peurs javais appris a les dompter pendant le trip mais jvous dis apres ces 4 mois ben il mfaut un ptit temps de réadaptation a tout ca-
hoouuuOOUUoouHOU ouHHH les chouettes, les branches qui craquent et les ploc ploc de la pluie qui vient ruisseler sur la toile, jmendors dans tout les bruits dla nuit quya dans toutes les forets, dans le froid aussi, au debut jetais allonge sur le dos les bras derriere la tete mais tres vite jme retrouve a prendre la position du fœtus et jme fais boule pour me rechauffer plus, ca caille trop putain, ca caille trop, cest surtout le vent qui est glacial en fait, en tout cas le hamac cest trop bon, a partir de maitenant jvoyage tout le temps avec ca, tu tprends pas lhumidite et le froid qui vient du sol, tu peux te percher dans les arbres, tu tsens plus a labri -comme sur les toits- et tes trop bien installe, cest confortable, jsuis content dans ce hamac, mais jregrette de pas avoir pris mon gros duvet siberian -50, jvoulais pas m allourdir mais la jcommence a en rever, alors jarrette, ca sert a rien , jsuis gelé et sors la couverture de survie de mon sac, jla glisse tant bien que mal entre mes 4 couches de vetements et mon duvet, mais cest pas evident pour bouger et la descendre jusqua mes pieds, cest serré et assez technique mais apres qqs minutes de tournage dans tout les sens dans le hamac, elle mentoure completement, ahh yes, ca va mieux, ca marche bien ce truc quand meme-
jeteins la lampe, mes yeux commencent a shabituer au noir-- la pluie et le vent se calme un peu-
La nuit est agitee, jplonge dans des reves, rouvre les yeux, le calme est total maitenant pure et frais, et jcrache dla fumée, vers 3h du matin 4h cest la quil fait le plus froid tes dans la pleine nuit, jregarde devant et voit deux gros yeux pointés droit vers moi- tain cest quoi ! jprend la lampe et le gaz, puis jentends un crrrissshshh, jallume, me decale un peu et me rends compte que c est les lumières dune ferme au loin, putain vieux stress, le criissh cest les arbres- jme recouche soulagé- rereveil, retournement dans lduvet, jai encore trop froid, et mes pieds sont trempés, cest ces putains de chaussettes, ca me glace toutes les jambes, jles enleve et les accroche en haut, mais maitenant sans les chaussettes jai grave froid au pied et commence a ne plus sentir mes orteils, j enroule l echarpe autour avec la couverture de survie aussi-
La nature aurait pu etre plus calme pour qujme remette tranquilement dans les douces et magiques nuits a la belle, enfouis sous le duvet, a regarder les etoiles et guetter celles qui filent.
La jsuis bien reveille il est 4h du matin et jarrive plus trop a me rendormir, jai du me coucher vers 8h, je médite sur le lune presque pleine qui fait ressortir les pins qui selevent partout autour de moi, ils sont commes éclairés, en ombre chinoise, tout en noir comme des silhouettes furtives qui balancent de gauche a droite bercées par le vent, et ya aussi cette sacree odeur de seve, de pins frais, de nuit, dhumidite, qui te prend les narines et te berce doucement, comme le vent qui fait balancer tranquilement le hamac de gauche a droite…
Magic time, jme rendors un peu apres pour me lever vers 8h. Jemerge tranquilement et decouvre les lieux autour de moi, clarte et fraicheur du matin, belles petites forets de coniferes entourees de grands champs, jvais mballader un peu, mange une clementine et quelques gateaux, le soleil se leve tranquilement et illumine les belles epines des pins qui tournoient paisiblement et tenvois leurs douceurs et leurs legeretes-
Pendant qujregarde la carte et ecris un peu, mes affaires sèchent suspendus aux branches et le duvet saere, une fois sec jrange tout ca dans l’sac et leve le camp- cest rparti ! madroad man !! en route pour la mer!yes !yes !yes !
Jredescend du petit chmin en dérapage et récupère la route, il fait trop beau ce matin la et le ciel clair est remplis de gros nuages, immense ligne droite, avec de légères montées et descentes par moments, jappuie mon dos sur le sac et jcroise les jambes jusqu'au niveau des phares de devant, jsuis presque allonge sur le scoot, trop confortable, trop bien, libre, et la route est presque deserte, le soleil et les gros nuages epais donne des allures dimmense reve a tout lpaysage, jai limpression de rever- cette lumière est trop irréelle- extase de la route-
Louvetot, Valliquerville, Ricarville (crrrr), Fauville en Caux, grandes fermes sur les cotes, grands champ frais dherbe pure balaye par le vent, ptites maison typiques normandes a pans de bois, grands toits qui descendent bas, ptits villages silencieux et desert, ca sent la mer de plus en plus, lair est plus pur, ca sent la mer putain !! jsuis excite, je sens qujapproche…
La vison du panneau dentree de Fecamp me sort de ma position de biker a la easy rider illuminé par la ligne blanche, et mfais me redresser, yess ! putain Fecamp !! jlai fais ! ahah putain de scoot, jle caresse et le felicite cest comme un bon chval apres tout, il a tenu lcoup ce sacre vieux scoot, jle kiff, traverse la ville tranquilement, suis les indications du port, air marin, ca souffle grave, la mer elle va etre dechainee cest sur, et la mer dechainee et en furie cest bon.
Jetée : la voila, la grande bleue, furieuse, agitee, remuant dans tout les sens, elle apparaît devant moi, jvais mgarer sur la grande promenade du port encerclé par les grandes falaises rongé par le vent et le sel de l Atlantique ; j enlève le casque, rafale d embrunts du shorebreak qui m arrive sur lvisage..
Ahhh la mer…cest bon dla voir, et elle te remets en place tout dsuite, tu t rends compte que tes rien par rapport a son énergie, par rapport a cette gigantesque masse agitée-
Les grands nuages, carressés par les nombreuses mouettes, ont terminé leurs courses de folie au dessus dlocean et viennent maintenant sreposer dans les bonnes vieilles terres pour te balancer la bonne pluie du large et te reveiller un peu.
Sur la jetee les gens sballadent, les gamins court, joue et sextasie devant l imposant bruit des vagues qui viennent se casser sur le bord et faire vibrer tout les ptits galets, PrOUUUShshspoRUshshs craouush wouaaaaa crient ils, et regarde celle la !
Alors on est la a regarder la mer, la puissance de la nature, les mains dans les poches, le cou enfoui sous le col en laine bien chaud et les yeux plissés qui regardent loin vers lhorizon, plus loin que la grande ligne, et des pensees, des questions qui traversent la tete, ou bien un silence calme, un vide complet, alors tu regardes et ton visage prends une expression differente, comme lorsque tu reflechis sur des grandes questions, ou quand tu contemples quelque chose, a cet instant tout cest arretté pour moi et mon esprit cest laissé emporté par la grande vibration de la vie, les sons, les odeurs du large, les éclats d ecumes sur mon visage, et ce vent fou dailleurs…
Apres cette bonne purification de tout mes sens par le frais de la mer, jdecide de partir a la recherche dun coin quon avait trouve avec Thomas 2 ans auparavant pendant un pti raid de 3 jours en fiat panda avec les planches dans un pti bled au dessus de Fécamp (on lavait baptise le spot), on cetait trouve un coin de fou en haut des falaises, on etait arrive la le soir apres avoir roule au hasard, juste a temps pour le coucher dsoleil qui etait dingue ce soir la, --le vent etait trop enorme la haut et l endroit envoutant, 2 nuits la haut, la deuxieme sous les voiles de windsurf parcquon cetait fait surprendre en pleine nuit par cette sacrée pluie Normande.
Jquitte la ville, passe le ptit pont qui fait un 360° pour permettre aux bateau de passer, grande cote, passage dans les forets, une grande etendue de champs sur la droite attirent soudainement mon attention, jdecide daller voir, un ptit passage dans la boue, un pti chemin foireux et jgare le scoot contre un arbre, jmonte un ptit talus et vais mallonger dans les hautes herbes clair et vierges qui valent tout les matelas du monde, jecoute les mouettes et les corbeaux croasser dans le ciel, le chant des oiseaux et je sens encore ce ptit vent reposant du large qui meffleure les joues-
Jfais une ptite sieste et me dis que la vie est belle, incroyable, et que jsuis trop content d etre la dans ce calme total, allonge dans ces herbes, jme sens apaisé, tranquille et en parfaite harmonie avec tout cqui mentoure, jdessine un peu et repars tranquilement me perdre dans les villages deserts des alentours a la recherche du spot, jprends des rues, descends vers la mer, repars, remonte, des cotes, les champs et partout.. ce vert etourdissant, jcroise deux chevaux un moment aussi alors que le scooter galerait dans une bonne montée qui serpentait dans les bois, jme suis arrette pour refroidir un peu le moteur, et j ai cru être arrive au paradis quand jai retire mon casque et tourné la tête vers la droite, un tout ptit chemin ; des barbelés, des arbres de tout les cotes,, cetait trop beau, ces deux chevaux, un blanc et un marron, qui me regardait d un air surpris, jleur ai donné le peu de pain quil me restait et jsuis reste la a les regarder, on se fixait dans les yeux, cette scene de beaute parfaite, comme dans le parc en face de chez moi, tout etait la, la lumiere, les couleurs partout, le silence, ces chevaux magiques et irreels, et moi jetais la putaaiin cest trop beaauu, wouaaa, ca ma absorbe completement et cest finalement une vieille caisse toute flinguee qui descendait, qui ma tire de ma longue abstraction sur cet instant demerveillement complet pour mes ptits yeux.
La route ma repris, et jai passe lapres midi a roule a deux a lheure, a m arreté quand ca me chantait quand jme sentais inspiré pour prendre des photos, les cheveux dans lvent completement drogué et ivre de ces espaces vierges, de ces falaises qui défilaient sur lcote, ces passages ou jme suis cru perdu au milieu de nulle part, on a road to nowhere, jsavais plus ou jallais mais jme sentais guidé, alors jroulais les yeux grands ouverts pour tout voir et aussitôt me laisser surpendre par tout cque javais pas encore vu et qui arrivait.
Les grandes dalles, au pied des falaises, vagues lointaines qui se brisent sur les gros rochers, ile perdue, cote oubliée, jme crois au bout du monde en regardant au loin, les falaises sentent la corrosion et sont tachees de grandes trainées de cette couleur de vieille carlingue pourrie, et toujours les grands rouleaux de vagues réguliers qui viennent déferler, bruit fou, qui a chaque vague est différent quand t écoutes bien-
Un peu plus tard, dans la descente qui va vers Veulette, le scoot me lâche, trop fébrile, ne démarre plus, toussote, jarrive sur la promenade du port en roue libre, et ensuite en poussant, putain naaaaaan ! pas maitenant stp, pas maitenant !! deconne pas allez redemarre putain redemarre !! jtape sur le kick desesperemment en voulant croire quau prochain coup que je donnerais jvais lentendre tourné a nouveau, mais nan rien, j mexcite et jsuis en train de noyer le moteur avec mes conneries, putain cest pas vrai tas tenu jusqua la et tu mlaches maintenant !! mais quel tosserie
Bon, fallait sy attendre, jme calme un peu, et vais me poser tranquillement entre les grands camions des windsurfeurs sur un parking derriere la mer.
Jdemonte le filtre a air, ressaye, rien a faire, jsuis pas très cale en mécanique, jvais le laisser reposer et jespere quil va repartir, alors jattends un peu, demande quand même aux gens qui passent si ils savent ou jpourrais trouver un garage dans lcoin, et des garages yen a mais ils sont loin, et on est samedi soir..
Un ptit couple arrive a cote de moi,
Le type : alors vous etes en panne ?
-ouai ca demarre plus..
-mince..
La femme, vous navez pas de connaissance dans lcoin ?
-nan jconnnais personne
-vous etes venus a laventure ?
-oui !
-vous avez raison, cest ca la vraie vie ! crie t elle pleine dentrain, elle reprend, faut rien programmer dans la vie !
yes !
jdois marcher jusqua Canibarville, 9 ptits kms mais neuf kms en poussant ca fait loin quand meme ! alors que jpousse le long de la piste cyclable jappuie par erreur sur le starter et le moteur tourne a nouveau !! yes !!! des qjmonte dessus, il sarrette, tain fausse joie…
je cours, je pousse ca demarre ca s arrete a nouveau, il commence a faire nuit,, ca repart, enfin cest febrile mais jparviens quand meme apres de bons efforts a la ville a la tombee dla nuit, putain galere, galere, je cherche des garages en esperant quils soient encore ouverts et qules gars puissent prendre le scoot, jvois deja – dans mes reves- un ptit garage un peu a larrache ou un bon meccano- un ancien- me dirait : alors mon gAaars tes en panne !! Tends voir jvais voir cque jpeux tbricoler la dsUUSs pi cest quoi ton probleeem, ou cest quca coince mon ptit gars ? bon jarrrette de rever, tout les garages sont fermes, jrencontre un ptit jeune dans la ville, sur un scoot qui a lair bien trafiqué, jvais lvoir au feu et lui demande si il est calé en bécane, on va sgarer un peu plus loin, il a l’air de sy connaître et me pose pas mal de questions techniques, tas change lcarbu ? le vario ? cest kité ?ca vient ptet des galets, ouai jpense, ou ca peut etre la courroi, ben jsais pas mais cest bizzarre en tout cas, des qjmonte dessus il sarrette, cest ptet la bougie aussi, puis putain tas pas dchances tout les garages sont fermées la, et demain on est dimanche.. Je sais !! arrette !! Faut qjrentre a panam la… a paNAM !! tes vnus de Paris avec ca ?! ouai tain tes fou, jlaurais pas fait, mais tu vois ca a ete a l aller mais la cest tendu, jsuis un peu bloque quoi..tu metonnes, et tu connais des gens ici, nan personne, mais tu vas dormir ou ce soir ?, ahh jdors dehors, jaime bien dormir dehors, tes fou ca caille, grave je sais jai glée la nuit derniere.. bref il s excuse et mexplique quil peut rien pour moi, pi il a pas les outils la, jle remercie quand meme, et apres avoir fait un ptit plein jrepars en poussant et en patinant vers Yvetot, j ai plus qua marcher, ou a trouver un coin pour dormir, ou un garage plus loin.
La nuit est maitenant bien tombée, jmarche dans une grosse foret, jsuis oblige dlaisser le scoot allumé pour les phares et pour qules voitures me voient, par moment je cours a fond comme un dératé a cote, saute dessus et il marche un peu, ensuite jappuie sur le starter jentends un gros ProUUUussshSHH, ca fait comme un turbo et ca part pleine balle puis ca s reteint a nouveau—
Pendant qujmarche jme console en regardant les etoiles en mdisant quelles sont trop belles et que le ciel est clair, donc jespere passer une nuit tranquille..
Jpousse le scoot jusqua Grainville la teinturiere, jai fait que 5 km mais jsuis trop mort, pi ya lpoids du sac en plus, il doit être aux alentours de 8 h, le village est triste et desert, ya personne, juste un chat qui traverse la rue a tte allure et une voiture toute tunée de vieux kekes qui passent a fond dans lvillage en gueulant quand il passe a cote de moi, super les gars
Bon, jgare le scoot, sur le parking de leglise apres avoir reperé un tabac et une boulangerie a cote, ou jpourrais aller achter une carte de telephone le lendemain pour tenter d appeler un dépanneur ou des garages.
Jmet lantivol, charge le sac sur mes epaules et part a la recherche dun coin pour dormir, jtraverse un grand terrain de foot, au loin j apercois des collines, ca ma lair pas mal mais arrivé au bout du terrain jme rends compte quya une riviere qui passe la, merde, jreviens sur mes pas, les herbes sont toutes trempées comme mes pieds maintenant, et des jeunes a cote dune salle doivent se demander cque jfais perdu dans la nuit avec mon sac.
A marcher tout seul avec mon sac, jrevis pleins de moments du trip, des souvenirs de Turquie tout ca.. je rigole, ca mfait plaisir de ressentir son poids sur l’dos-
Jtraverse des ptites rues, ou sur les cotes ya des vieilles granges de che pas quelle année ou le foin degueule des greniers et ou les vieilles poutres prennent toutes sortes de formes, de tristes petits reverberes aussi qui projette dans la nuit ton ombre immense en face de toi, et les clink clink des armatures du sac, - silence total-
Jtraverse un ptit pont, jescalade un ptit barbele passe a cote dune vieille baraque, qui mfait penser a un vieux dortoir ou ya des enfants fantomes qui trainent dans les couloirs la nuit, alors jdecide de meloigner un peu dctendroit, et marche pas mal a travers les grands champs qui monte, la lune est pleine, une fraction de seconde de pensée pour le loup garou et les sorcelleries de la nuit noire humide et froide sur ma pauvre âme solitaire qui se trimballe dans ce champ perdu.
Jsuis assez haut maitenant et domine tout lvillage eclairé dpartout par ses ptits reverberes mais aucune lumières aux fenêtres.
Jrepere un grand chêne au bout du champ, yes ! Cest la qujvais poser le hamac, jescalade un peu et le tends sur une grosse branche, putain trop bon.. jregarde encore le ciel, jvois bien les etoiles jpense pas quil va pleuvoir donc jdecide de pas mprendre la tete a mettre le double toit dla tente au dssus dmoi, ca dvrait aller, bien que desfois pendant des nuits dehors jme suis dis la meme chose et le vent cest levé et a ramené tout les nuages au dsus dmoi pour finalement te faire reveiller par les ploc ploc ploc sur ton duvet !
mais bon la ca a lair tranquile, pi jveux pouvoir tripper sur les etoiles, jsuspend mon sac avec les tendeurs a cote du hamac, mes pompes aussi, le kway, jcale le duvet ouvert dans le hamac et me prepare a rentrer dedans, jsuis pas tres haut, qq metres, mais tomber sur le dos ca peut faire mal, jme lance, ca bascule et apres qq bonnes contorsions jsusi bien cale dedans, yess !!! putain je kiff, jsuis trop bien la haut, en hauteur, ciel parfait, voie lactee (jaime ce mot voie LAcTée) etoiles par milliers, le bivouac, la nuit cest des moments que jaime trop, suspendu en lair, face a la vie, a la grande ourse, aux branches et ptites feuilles qui dansent avec le ptit vent..
Pour etre bien dans le hamac, tu dois tcaler en diagonale et il doit etre assez tendu, sinon tu tenfonces et tu montes en pression, tu gigotes et ta nuit sera moins bonne, la preparation dun bon campement ca peut prendre un peu dtemps mais bien fait ca vaut tout les lits du monde.. aaaaah..les nuits a la belle..
Une fois les gigotements et la position trouve, tecoutes, tu regardes, la nature parle, les animaux aussi, tout les sons sont amplifiés, et ton oreille alerte capte tout aux alentours.
Jme contente de vivre ce tout formé par ces bruits, la vue de lespace, les reves, la belle lune, et parfois le bruit dune voiture qui passe sur la route un peu plus loin vient me rappeller ou jsuis parcque jetais parti trop loin..
...le retour...mais la fin?...ou est elle....la fin est la route elle meme, une fin sans fin...
"Les cieux eux-memes se meuvent eternellement en rond. Le soleil se leve et se couche, la lune croit, les etoiles et les planetes conservent leur mouvement constant, l’air est sans cesse agite par les vents, les eaux fluent et refluent, sans nul doute pour assurer leur preservation, et, pour nous apprendre, que nous devrions etre toujours en mouvement... "
1 comment:
Putain j'avais zappé ce trip !! On a lu ca comme un livre avant d'aller se pieuter ! A demain pour une prochaine histoire.......
Seb et Cam on bord
Post a Comment