Sunday, October 15, 2006

Apres ma galere a la fronıtere de l, Iran, ( j avaıs pas de vısa) je suis donc retourne a dogubiitzen ou quelque chose comme ca la ville a 20 minutes de la frontiere, et pris un hotel a 5 euros pour la nuit pas cher mais bien miteux genre 1 kilos de merde en stock dans les chiottes mais je m en fous jai bien dormis et eu le temps de reorganiser mon putain de gros sac ki plus javance et plus me streess au nivo du poiid. le lendemain donc,je me leve assez tot et quitte lhotel, je marche dans ces rues et essaie de sortir de la ville pour commencer a stopper vers erzurum ou jobtiendrais mon visa pour liran. les rues ici c est un truc de ouf c est tellement vivant les gosses court partout et il ya des gens ki passent dans tout les sens.. mais la pauvrete est omninpresente, les gamins sur le cote te proposent de te cirer les chasussures ou te vendent toutes sortes de trucs, ils charrient des grosses charges sur leurs petites epaules mais ont un charactere tres fort.

donc je marche, je marche dans les rues et demandent aux gens comment je peux sortir de la ville et trouver la route de erzurum, personne ne comprend et tout le monde me conseille de prendre un bus il me dirige tous vers le terminal des bus.Quand je leur explique que je veux faire du stop ils ne comprennent pas et c est assez dur . personne parle anglais et tres rapidement je me retrouve avec 10 ou 20 personne autour de moi ki me bombardent de question en turc mais je comprend pas..

!Finalment j arrive a comprendre par des vieux turcs a moustache que les flics d ici peuvent apparemment me faire un visa pour rentrer en Iran, ils appellent des gamins a cote et leurs demandent de mindiquer la police station la plus proche.

je suis les gamins dans ces rues crowded et en bordele ou le code de la route nexiste pas , l un deux tire une sorte de charrete a quatre roues fabrıquee maison ou il transporte habituellement du pain ou des trucs en tout genre, il a a peine 8 ans mais est aussi muscle que moi, putain le gosse mec jte jure thallucines il me demende de monter sur sa petite charrue et veut me promener juska la police.
jlui dis que nan qu avec mon sac ca va etre trop lourd, il comprend pas ce ke je dis et me dis de monter, il insiste, bon jaccepte finalment et me voila tire par un gamin de 8 ans dans les rues de cette petite ville, le gamin est fier et crie aux gens a cote tourist taxi tourist taxi! ou kk chose comme ca en turc, les gens rigolent mais je me sens pas tres bien de me faire tirer par ce petit gosse dans ces rues bondees, tout le monde regardent..finalment apres 10 minuttes alors ke je vois la police station au loin je descends, lui donne une lire, le remercie et pars vers un flic devant le poste. les gamins me font des grands signes d aurevoirs.

Jme dirige ensuıte vers le flic et lui demande si il peut me faire un visa pour l Iran, jarrive a comprendre quee nan, il faut ke jaille a erzurum ( regarde sur une carte pour les distances) a lembassade diran, ici y a pas moyen no visa here. shiit, merde fausse joie, ca me parraisait bizarre kan meme, bon je reprends la route vers erzurum et un taxii m amene pour un euro en dehors de la ville. il me laisse sur une grande route de sable et de graviers. je parviens a lire la direction d erzurum sur un panneau au loin et commence a lever le pouce. des gamins derriere arretent leurs matchs de foot devant leurs pauvres petites masions de pierres et viennent me taxer des clopes. ils ont a peine 8 ans mais je leur donne kan meme, pantalons dechire , visages un peu crasseux , ca me fait mal au coeur..

je stop un camion. le chauffeur super sympa me depose apres 30 minutes de route au milieu de ces grandes montagnes. il transportent du pain et me donne un bon gros pain turque pour la route. il me depose au mileu de nulle part, la pas trop de trafic, tout autour de moi les petites montagnes plates et smooth et plus loin derriere toujours cette immense montagne ke japercevais deppuis la froniterie iranieene ou le sommet et recouvert de neige plus de 5000 metres mec c est trop beau. il fait chaud et les mouches tournent autour de moi.

je me retourne et apercois un petit jeune derriere assis a cote dune sorte de ferme, je vais vers lui, il moffre deux bons verres deau et m explique ce qu il fait. je retourne au bord de la route apres une bonne et forte pignee de main. la un mec s arrette , un camion, enfin une camionette. le mec m emene juska agri. plus de une heure de route. ici le stop mec c est un truc de ouf, tu sais en europe, enfin la turquie c est leurope mais c est pas pareil.. les gens t ignorent et kan ils te prennent pas, te regardent meme pas ou font semblant d etre occupe a autre chose alors kils passent a cote de toi, mais ici kan les gens te prennent pas ils te font comprendre kils sont desoles, soit parckils sont trop charges ( et pour etre charge ıls le sont ! les marchandıses degeulent de partout et les camıons sont en general charges bıen plus qu a leur maxımum) ou bien parce qu ıls sarretent quelques metres plus loin. en turquie jai jamais attendus plus de 10 minutes avant ke les gens sarrettent, ca a plus rien a voir..
Je repense encore a mon attente de plus de 5 heure a zagreb alors que je mappretaıs a descendre vers Splıt.

Le mec ki ma pris c est donc un jeune de 23 ans.. il commence a me faire flipper alors kon roule trankilemnt, lorske il me demande si je veux pas le branler, il se touche la queue par dessus son pantalon. jlui dis ke nan cest mort : iok iok et ke jaime les nanas. il roule, il roule, il parle pas trop. soudainement il crie sebaaaaaaaaaaaastiaaaan et me fait un signe avec la main de branlette jluis repete :

-iok iok no no. stop here i want to go down.

fo kje decende de ce putain de camion ce mec c est un vieux gai et je suis un peu en stress. il me demande ensuite de lui paier 5 euros pour le transport et mexplique que si je le suce je n aurais rien a payer. putain mais c est mort connard. il continue a conduire et crie des chants arabes dans tout les sens.

-sebaaaaaaaaaaaastian!
-what?
-fiki fiki?! ( ca veut dire sex)
-ioooook man iok i like girls !!!

jlui mime une paire de seins avec les mains (telle ceux de mina) et des longs cheveux.il aquiese -sebaaaaaaastian cetait comme ca pendant toute la route mec je parle plus et regarde les panneaux avec les kms defiles a cote pour voir dans combien de temps un peu pres je pourrais descendre de cette putain de camionnette. Agri 120 Agri 80 Agri 20 ouf je suis bientot arrive alors que je regarde la route je peux sentir ce vıeux tos avec la vison parralelle qui me regarde furtivement et se reconcentre ensuıte sur la route.-sebaaaaastian! -fuck iou man -leave me here jsuis en pression et pret a sauter de la caisse mec, pret a abandonner mon sac et mourrir ecraser il me dit ok ok me take iou agri no ploblem on arrive a agri, il me depose a un feu.

Le calvaıre est termıneje suis bien content de le quitter. jvais m acheter a boire et des pates et prevois ma nuit dans les montagnes apres m etre fais une bonne bouffe au rechaud. je marche, je marche dans la grande rue toujours en direction d erzurum. A droite des quartiers tres pauvres, des maisons en pierres toutes defoncees, des gamins des rues, des chıens errants, des remorques artisanales tires par des chevaux, un petit brouillard, et la nuit qui commence a tomber.

Alors que je marche et quee je suis en progression vers la sortie d Agri, je vois 2 jeunes au loin assis sur une petie remorque d a peine 2 metres sur 2 metres faites a larrache, tire par un bon et solıde cheval bien decore de coliers et autres ornements en tout genres. L un d eux se retourne en me voit marcher avec mon gros sac. Il me fait signe de venir rapıdement. je cours vers lui, et saute dans la petite plateforme faite de planche qui composent cette petite remorque rustique.Jlui demande si il va a Erzurum en sachant bien que nan mais ca me fait deja 1 ou 2 km en moins a marcher.putain du charette stop mec ! c est trop bon je kiff, il me laisse ensuite les reines et je pilote la machine et crie des grands aiiie aiiiiiiie pour essaier de lancer la bete plus vitte, il reprend le controle alors que la circulation des voitures s intensifient derriere, ca devient un peu dangereux vu qu on longe la route et vu que je suis tout fou et fais nimporte koi avec son cheval.
il me demande ou je pense dormir ce soir, il fait maitenant nuit noire et commence a faire froid. jluis montre la montagne. jecomprend kil veut m inviter chez lui et quee je suis maitenant son arkadash (ami en turque) Il tourne sur la droite vers le quartier un peu pauvre que j obeservais quelque temps auparavant. Je me disais a ce moment la que j aimerais aller faire un tour la dedans pour rencontrer les gens et me voila maitenant tout droit en direction de ces petites maisons faites de pierres et de toles dans la nuit froide et brumeuse d Agri sur cette petite charette. Les chıens court, aboıent et nous suıvent, les mamas preparent a manger dehors, etendent le linge, et les gamins traınent a droıte a gauche dans tout les sens.l autre jeune saute de l embarcation et se dirige vers sa maison apres nous avoır salue, je continue la route dans les petites rues sombres de ce quartier avec Asin, l autre jeune. Des tas dordures sur le cote, des vıeux aux chapeaux et a barbe, des gamıns en bycyclette, des femmes voılees.

Notre passage cree une forte poussıerre derrıere nous sur ces petıs chemıns de terres et de gravıers. on avance, on avance, il sarrete , gare sa machine et m entraine vers un petit chemin qui mene vers sa maison. on arrive devant la bikok en pierre. il se dechausse avant dentrer et je fais de meme. il ouvre la porte, toute la famille est en train de manger assis par terre sur de petis coussins et devant une grande table basse ronde remplis de plats en tout genre : couscous, viande, puree, sauce, pains, piments oignons.. 2 petis gamins, la mere de famille, le pere , le grande pere et le petit frere d Asin.
il explique brievement qui je suis et le pere m ordonne de suite de m asseoir a leurs cotes, me tendent un gros bout de pain plat, et me montre comment manger. je pose mon sac derriere et commence a tremper mon bout de pain dans un grand plat d oeufs cuits et de viandes (une sorte domelette). je galere un peu ce qui fait rire toute la famille, les enfants m observe, me creuse, essaie de me comprendre. A chaque fois que je les regardent ils rigolent et tournent la tete avec leurs petits rires denfants pures et innocents. je fais connaisance avec la famille et le repas se passe bien, ils mangent rapidement et beaucoup. Etant donne kils sont tous musulmans , ils font le ramadan et nont pas mange depuis ce matin,6 heure, je comprends leur faim et moi affame me regale aussi. apres le repas, j aide pour debarrasser mais ils me disent darreter, les hommes se reculent et vont s adosser contre le mur derrıere et commence a discuter.
Je demande au pere sı c est luı quı a construıt la maıson apres avoır regarde la petıte charpente au dessus.
Il mexplıque qu ıl adore travaıller le boıs.
Le toıt au dessus est faıts de rondıns a peıne ecarrıs quı vıennet s encastre dans le beton.

La mere et les enfants soccupent de tout, cest assez troublant mais tout le monde sourie et a l aır content davoir ce petit francais au drole de chapo a diner chez eux, surtout les enfants quı narrettent pas de rıgoler. Je fais donc de meme que les hommes et me dirige vers le mur avec mon coussin, je suis trop cale et ai bien mange. J observe le petit salon et cette culture. Pas de pression, ils sont libres, se prennent pas la tete, asin me tend une clope et me demande si je veux du tchae ( du the). En attendant le the que prepare la mere et les enfants dans la cuisne a cote, je sors mon djerbouka et leur demande si ils savent jouer. Ils me disent que nan et me demandent tous de jouer. jessaie de leur faire copmprendre que japprends et ke je ne suis pas tres bon mais ils insistent. Ils me font asseoir sur un fauteuil. ils attendent tous avec impatience, je rigole , un peu de pression et commence a jouer un petıt rıddım que m avaıs apres kader un des chauffeurs turques avec quı javaıs partager la route jusqu a Istanbul.

a la fin ils applaudissent tous et hurle des guuuuzzzzzzeeeeeeeeeell ( super, beautiful) je leurs tends le djerbouk pour qu ils esaıent, et le petit instrument tourne entre toute les mains sauf celle de la petite fille et de la mere ki apparment n ont pas le droit de jouer. j essaie de leur demander pourquoi mais il me font juste des signes de nan. la petite fille a l air decu et aimerais aussi taper le tambour mais elle rigole quand meme timidement en me regardant. avec Asin on prend ensuite conge de toute sa petite famille et il m enmene pour une putain de ballade dans toutes les rues de la ville. la il me presente tout ses arkadashs partout, il connait tout le monde, me paie un the dans un petit bar remplis de fumee et de turcs a moustache parlant et hurlant dans tout les sens, m entraine ensuite vers un petit studio musical ou des jeunes jouent du sinthe et font de la musik turc

-guzeeel sebastiann?
-iesss guzzeeeeel !!

la musiq saccelere le peti jeune au sinthe va de plus en plus vite, je suis dans lambience et tout se passe bien. on se dirige ensuite vers un billard club ou on se tape une partie pendant une bonne heure, je rencontree encore tout ses arkadashs et tout ces jeunes m assayent de questions ou je comprend rien mais tout le monde rigole ahhhhh jen ai marre de rien comprendre et aimerais leurposer des questıons sur ce qu ıls font, comment ıls vıvent et aussı leur partager mes experıences..dans la rue les jeunes dansent, les gens vivent et il y a une sacree ambiance. je suis etonne par tout les hommes qui se tiennent presque tout par le bras alors k ils se balladent tranquillement dans la rue.
En France ıl seraıt dırectement assocıe a des pd maıs ıcı c est normal et banal !Ils se tiennent en faıt comme deux nanas qui marcheraient ensemble par une apres mıdı de shoppıng toute folle dans les rues de Panam.

on prend ensuite un petit bus remplis darkadash encore, allons au supermarche, ou il ia encore plein darkadash, il maprend tout les mots en turk, ca c des couches, ca c est une boisson ca c est arkadsh assim ca cest arkadash mohmamed ca c est muz - banane- et la voıla arkadsh isan arkadash muphet arkadash sonia, je commence a connaitre tout les arkadash de la vile et tout les produits du supermarches, malheureusement joublie les mots et prenoms assez rapidement, et lui redemande sans arret comment on dit si ou ca. il me demande ensuite si je suis deja alle dans un hammam, jluis dis ke iok never et il emtraine alors dans un petit hamam turc entre deux rues rempli encore darkadash, les turques m attrapent par le bras, me tıre et me font visiter le hamam, je suis alors dans un putain de hamamm enfume au mileu de 20 turcs excites en serviettes ki me demande de masseoir au milieu d eux et mort de rire me pose plein de questions. je me contente de sourire et leur dis ke je viens de france. c est bien la premiere fois que tout ces gens et tout ces jeunes voient un touriste dans cette ville et ces petits quartiers populaires. Mon passage cree de l excitation partout !
je me laisse entrainer ensuite par Asin ki me ramene a la maison apres m avoir payer un jus d orange et des gateaux sucres . enfin la jai grave resumer cette soiree mec, mais cetait mad, intense and fuckın crazy.

arrive a la maison, apres ke jai su comment dire la lune et la nuit en turc ,il ouvre la porte de la maison d a cote et me presentent des arkadah encore , son petit frere enfin ce ke je pense etre son frere et un autre gamin des rues quı ouvrent a leur tours une autres porte derrıere ou se trouve une vıngtaıne de pıgeons volant et perches dans tout les sens.
ils ont un fort caractere, savent se debrouiller et bien ke les gamins n ait ke 15 ou 16 aans ils paraissent bien plus mures ke leurs ages. je pense alors a tout les petits gamins des pays rıches qui font des caprices pour rien et se plaignent parce kil n ont pas eu leurs glaces, ou leurs bonbons. Je pense meme aux choses que jai pu faire, et admire ces petits jeunes qui font tout ce qui est possible pour s en sortir et qui ont deja une forte et sacre experience de la vie. ca me remet en place et me fait reflechir. ils n ont presk rien mais en meme temps ont tout, tout ce quı est necessaıre pour vıvre, ce nest pas du materıel, c est dans lattıtude.

Ils sentraident tous et ont un sacre esprıt de camaraderıe. Je me dis ke le voyage cest bien qq chose d occidental ou de pays riches et ke tout ces jeunes n auront jamais la chance de quitter leurs villes et leurs galeres. je me rends alors compte de la chnce que j ai.
On rentre ensuite dans la maison vers onze heure du soir apres avoir quitte les 2 gamins da cote. dans le salon ou on a mange auparavant dors le grand pere dans un coin et le pere et la mere dans lautre sur de petis matelas. Asin pousse une autre porte, la une chambre ou dors le petit garcon et sa petite soeur sur un matelas par terre aussi. Asin s installe dans son lit apres s etre rince la tete rapidement et s etre mis en debardeur et en calecon. il sort de sous son lit croc blanc de Jack London et je suis impressionne de voir ce bouquin ici.jlui dis ke c est un tres bon lıvre et ke je guuuuuzeel London aussi. il me montre mon lit , un lit en hauteur. je m installe dedans fatigue, epuise et sors mon petit kerouac. Je lis un peu avant de me coucher.
Les bras croıses derrıere la tete je repense a toutee cette soiree et a tou les gens ici. lhospitalite..lhospitalite.. ces gens n ont rien mais quand meme partage tout.. je repense aux nombres de thes et autres choses que les gens mon offert tout au long de la route et a Asin et sa famille.
c est tout simplement hallucinant l accueil ici. Le depaysement me met une claque et me pousse a la reflexıon.
Tout les gamins sont curieux et veulent tout savoir de moi, ils sourient tout le temps et je suis pris de pitie pour eux qui travaillent dur dans les rues, a cirer les chaussures des gens, tirer des charges plus que trop lourdes pour leurs petits corps et faire toute autres sortes de choses.. ca me remet en place tout simplement.., ca me remet en place et me fait tout repenser, reflechir sur des choses ou actıons que jaı pu faıre auparavant, ca me forme a la vie et cest ca que j aıme avec le voyage, jaurais jamais pu rentrer dans toutes ces reflexions sans faire ce trip, il faut voir, sentir, et comprendre ce monde. Ca me fait comprendre vraiment la chance quon a nous en tant qu occidentanux riches et sans problemes, mais aussi ca me fait realiser le manque d hospitalite, dentraıde, les distances, mefiance, doutes et autres (impose par la culture ou l educatıon), quil ya entre les gens. Jte jure ici, bien qu etant tres pauvre, les gens respirent de joie de vivre, d entrain, ils sont vrai et tous sont accueuillant et amical.. cest ce qui nous manque je pense desfoıs, chacun semble vivre pour soit et ne semble pas se soucier de son prochain, chacun vaque a ses propres affaires..(enfın en terme general, bıen sur il ya des gens biens et des mauvais partout) maıs ici tout est question de rencontres, de sourires et de partage..
Cest assez dur a explıquer...

Maıs revenons a la suıte de lhıstoıre !
Le matin on se leve les derniers avec Asin. toute la famille a manger et les gamins jouent dehors devant la maison. la mere vient nous reveiller et nous dis ke le petit dejeuner est pret. et quelle petit dej!!
Des tomates, du feta, de l omelette, du chocolast ffondu, du bon the chaud et plein dautres sortes de choses.. Les petits sont toujours la a m observer timidement avec leurs doıgts dans la bouche et leurs pıeds quı grattent le sol, et rigole des que je leur souri.Asin met la tele et on regarde avec les gamins les dessins animes. La je rencontre la grande soeur d Asin ki arrive , elle me dit kelle me guzel et ke je suis beautiful et me demande comment je la trouve. elle a 23 ans et est infirmiere. Elle parle un peu anglais. je sais pas trop si je peux lui dire ke je la trouve belle aussi, devant la famille ki nous ecoute en rigolant.
Asin me tire par le bras et je crois comprendre kil veut m enmener a l okul (son ancıenne ecole surment),maitenant il est plus a lecole, et me presenter encore dautres arkadashs. mais je suis bien avec sa soeur et ai envi de mieux la connaitre et elle aussi. Asin me tire par un bras et elle par lautre , je sais pas koi faire. cest finalment lhomme qui l emporte et qui decide j en viens a conclure. elle semble triste et je la kitte finalament ainsi ke toute la famille par ce beau petit matin ensoleille apres k elle mait offert un dictionnaire de english turquish ki me sera fort utile par la suite pour me faire comprendre. je prend toute la famille en photo devant la maison, et cest avec regret ke je les quitte sous de grands signes dadieux. apres kk metres de marche, la petite court vers moi avec mon djerbouka et mon chapka orange ke javais oublie! comme tu le vois je suis toujours tete en lair! jai encore des progres a faire a ce niveau la!

bref on ressors dans son petit quartier et passons a travers des maisons remplis de gamins aux pantalons dechires et visages sales mais au sourire grandiose. Les gamins me suivent avec leurs petites biciclettes abimes et uses et sont tres curieux. jleur fais des signes et ils rigolent. J marrete pour leur parler mais Asin ki a lhabitude me fait signe de continuer la route. Il me dirige vers la route d Erzurum , la grande route ou passe tout les camions et voitures. l aurevoir est rapide, techekurrederim arkadash.. je prend son numero de tel et le remercie du fond du coeur pour tout.. je le regarde repartir au loin vers sa vie a lui et son petit quartier ki dapparence triste et lugubre et en fait un lieu ou la vie est riche, vrai et intense. je commce a stopper. 2 petis gamins viennent a cote de moi ne parle pas et me regarde curieux. je les regarde et ils se contentent de rigoler. jattends 5 minutes avant qu un big truck s arrette. putain la mec jai eu le lift le plus ouf de ma vie je crois. alors qu on roulait vers Erzurum, le mec comence a me parler de sex. putain naaaaaaaan pas encore! ils sont tous gai ici ou koi!

aaaaaahhhh sebaaaastian!
il se touche la bite et se tourne vers moı avec un petıt sourıre de vıcıeux et me demande si je suis sunnet
what sunnet? what is sunnet ?
il sexcite- sunnet! sunnet!

Je regarde dans le dıco : ca veut dıre cırconscısil s excite what the fuck man! il tire sa braguette et sort sa teub tout en conduisant.
-sebastian !what je regarde pas il me fais un signe de branlette putain mmais cest mort mec degage! il rentre sa vieille queue de routier dans son vıeux slıp.il me demande ensuite de lui montrer ma queue et veux ke je me branle devant lui. putaaaainn mais aaaaaaahhh la je regarde par la fenetre et me demande si je peux sauter du camtar. on va kan meme assez vite, jme dis alors qu a tout mes prochains lifts je prendrais mon gaz dans ma poche, mais il a pas lair mechant, jvais pas rentrer dans son jeu et tout ira bien. je bouge un peu car jai mal au cul sur le fauteuil. il doit croire ke je suis excite et ıl me demande de me branler a nouveau, iok man ioooooooooooook i like girls jlui mime comme a lautre avant une paıre de seıns avec mes mains.

il croit ke ca me gene de me branler sur le sıege passager a la vue de tout le monde, et me dis d aller sur la couchete derriere, comme ca il pourra regarder pendant kil conduit et je seraıs cache. il ressort sa bite et me demande de regarder. putain mais casse toi mec ! caaaaaasse toooooi !!!
-iok iok iok (no) je regarde pasil capte que cest mort pour moi et rentre de nouveau sa vieilee tub dans son froc. il s arrette soudainement sur le cote . en plein milıeu des montagnes. merde!! putain il va me choper et me violer ce con! jmimagine une eventuelle tentative de fuite, en fait il va juste reparer le camion ki galere un peu et avance plus trop. moi j reste sur le fauteuil et attend. apres kil est finis alors kil replace sa caisse a outil sous mes pieds, il me touche la cuisse et essaie datteidre ma queue avec sa main.. jlui degage, il me regarde avec sa tete de desole et me demande : sex? ies? noooooooo! jme vener et jlui dis i leave iou here me finish il retente avec sa main, iooook ! il peut en meme temps m emener juska erzurum je resiste et le degage et il comprend et retourne finalment au volant. putain les bornes defilent et je scrute les panneaux avec attention. erzurum 200 ahh on est ehncore loin erzurum 100 putain on approche. je regarde la route et parle plus jai qu une envi arriver et sauter de ce putain de camion. lui me regarde desfois furtivement avec sa tete de portuguaıs et je le vois avec la vision parallele.. mais aaaaaaaahh! erzurum 80, erzurum 20, erzurum finally!! yes on est arrive je suis sauve!

je suis content et saute precipitemment du camion, il mexplique quan meme ou aller pour trouver lembassade mais je comprend pas. il repart ensuite faire ses livraison vers la zone industrielle. erzurum..erzurum.. ville ou y a peu de touriste aussi, meme aucun jamais. je passe pas inapercu, je mange une pomme dans la rue, la un mec minterpelle et tends les bras vers le ciel, il hurle alllaaah allaaah et m ordnonne de jeter la pomme.. apres mavoır explıque que c etaıt ramadan.

ici ils sont ramadan fanatic, c est ouf ! d autres mecs derriere assistent a la scene et alors ke je fais marche arriere me font signe et me dise de rentrer dans un petit cafe desert a cote. je rentree la il m explıque que je peux manger trankil sans risker de choquer tout le monde. toutes ces petites villes doivent etre musulmane a 99,90 %, toute la ville semble vivre sur la meme onde et ne faire k un. cest assez impressionnant.. alors que pendant la journnee les rues sont bondees et que la vie respirent dans tout les sens , a 6 heure precise heure ou le ramazan est fini la ville devient completement deserte et le terrıtoıre des chıens et chats quı se regalent dans les poubelles. Des petis gamins m entraine ensuite dans des petites rues vers un internet cafe, sur le trottoir une chevre morte, plus loin les boyaux , a cote les gosses court, des mettaliers armes de leurs masques soudent devant leurs ateliers, les femmes sont assises devant les maisons, et les enfants tirent leur chariole de pains ou leurs malette de cireur de chaussures. je rentre dans le ciber, rapidement tout le monde se dirige vers moi, et encore une fois plein de gamins derriere, le patron me decharge de mon sac et le range derriere, il est content et maide pour tout, il vient me voir regulierement pour me demander si tout va bien. il est bientot 6 heure et les gens commencent a partir pour aller manger, le ptit jeune patron dune trentaine d annee memenent vers un hotel a cote mais il n y a plus de chambre. on retourne o ciber ou il me prepare un super diner tipique turc. On mange egalement avec son petıt frer de 18 ans, tout deux vıennent du Turkmenıstan.
L hospitalite l hospitalþite.. encore..je suis de plus en plus impressionne.. il me paye un coca, et appelle ensuite son frere au telephone qui est en france et etudie a paris, pour que je parle avec lui et que je lui demande si g deventuels problemes ou kestions a poser kil pourrait ensuıte traduire pour moi.. enfin c est ouf, il me paie un the et vers 6h30 tout lmonde a fınıs de manger et tout les gamins reviennent en courant au cyber reprendre leurs partıe de foot et de counter strıke. un petit gamin des rues me demande de lui jouer du djerbouk, il danse et tape des mains dans toute la salle et m offre ensuite des cacahuete sucree. Finalment le ptit jeune apelle un taxi et m emene a un autre hotel.

je passe une bonne nuit, j arrive dans la chambre et a ce moment la me sens un peu seul, ptite deprime, jaimerais simplement partager tout ces moments et toutes ces rencontres avec quelqu un, triper aussi, parcke jte jure desfois c pesant quand 20 turques sont autour de moi a me bombarder de pphrases et moi je comprend rien, eux ils croient tout simplment ke je comprend le turc mais ils veulent juste m aider et me decouvrir et moi aussi je veux les connaitre maiss ahhhh putain de laaaaaaangue !! enfin tout ce passe en langage de lexpression, mimiques, comprehension, gestes, mimes, le langage universel...

malgre je commence a connaitre quelque mots depuis le temps ke je suis ici a parcourir la turquie dest en ouest.
Le matin jme leve en forme refait et reorganise mon sac et parcours les rues a la recherche de lembassade. jai la dalle mais rien nest ouvert ( ramazan) , jachete malgre tout des ships ke je mange en furtif ni vu ni connu.
je marche un peu au hasard apres qu un type m ai indique l embassade un peu plus haut, je me perd volontaırement, flane, prend des petites rues et me retrouvent dans les bas et pauvres quartiers que jaffectionne particulierment car je sais que c est la se trouve les vrais gens.les gamins font des feux sur le cote et jouent et me suivent avec leurs ballons. wheeeelll al u flllooom me lance tiiilll flansaa ! and iiou?
I aaaam flom tulkiiii what is ioul name ? benim adim sebastian and iou? mi name is aydemiill !

enfin jai eu tellement de prenoms et rencontre tellement darkadash ici ke je melange tout les prenoms mais tu sais ici contrairement aux pays ou on etaient avant ensemble je nai pas besoin de provoquer les renocntres ou tres rarement ce sont les gens ki viennent automatiquemnent vers moi et me propose un the ou de laide. Un jeune m amene vers un petit bus ki m entraine a pleine balle a travers le ghetto si on peut dire, je fais connaissance avec le chaufeur et les gens dans le bus, c est bonne ambiance et tout le monde rigole, le chauffeur me depose et me dis ke lembasssade est pas loin, je marche au hasard et demande mon chemin, des gamins encore partout, je repense a ce ke me disais le patron de lhotel a istanbul qui parlait bien francais :

-Ce que jaıme ıcı en Turquıe c est la vıe et lambıance qu ıl ya dans les rues, ca bouge dans tout les sens ! cest super ! luı dıs je
Il me repond
- Ouı ! maıs c est le bordele ! tu saıs mon amı, ıcı les gens font crak crak et apres ıl ya des gamıns partout ! cest le bordele !! cest le bordele ! regarde ! ıl me montre la rue dehors ou court les gamıns partout

mais bref les gamins ajoutent la vie et color ces rues grises jonches dordures et de maisons en ruines et ca me plait. Sans tout ces enfants ca seraıt bıen plus trıste.. et puis ils sont tellement curieux, et la curiosite c est une bonne chose.. donc je me dirige ensuite vers un petit groupe de 5 jeunes qui ont lair lyceen, tous en unıforme, pour leur demander ou se trouve l embassade car comme ma dis le chauffeur elle nest pas loin. il mindique le chemin et je decide de rester un peu avec eux pour essayer de les connaitre et leur laisser me decouvrir, mais tres rapidement les jeune qui sortent du lycee a cote remarque le petit attroupement ki commence a se former autour de moi et de plus en plus de jeunes rappliquent, ils sont maitenant plus dune cinquantaine autour de moi!!! c est assez hallucinant ils se bousculent et me pose des questions dans tout les sens jarrive pas a repondre a tout le monde, on s echange des cigarettes et des bons fous rires.

jleur montre la carte du monde ou jaı trace le chemın parcouru jusqu a la et essaie de leur expliquer mon plan, il regarde mon sac et commence a fouiller partout , il tombe sur ma ptite fiole de raki , la raki c est une sorte de vodka turk ca tarraches bien la gueule, cest mon benzen koi!!, il me demande de boire devant eux, jleur propose mais iok iok ramazan ploblem allah iok alcohol ca les empeche pas de fumer en douce avec moi lol, bref jme prend qq shots de raki devant toute cette foule de jeunes excite et ils me tapent sur lepaule.

putain mais kel rencontre mec! jte jure jme crois dans un film!! je decide de partir, ils veulent tous m emmener avec eux a lecole mais je veux me depecher de trouver cette ambassade et avoir mon visa. En repartant je sers la main a mes principaux interlocuteurs mais rapidement ils se battent tous et se pousse dans tout les sens pour pouvoir tous me serrer la main ce qui me prend bien 10 bonnes minutes. 3 ptit jeunes du groupe m accompagne ensuite a lembassade qq metres plus loin.
-techekurederrim my friends! (thank you) gule gule! ( salut) -bye bye! byyyyye byyyyyee me crient ils en reprenant le chemin du lyccee

j ouvre la porte de la petıte embassade. La un pti couple du turkmenistan attendent leur tour. Avec mon sac le type me demande si je suis un alpiniste, jlui explique ke nan et k il me faut juste un visa pour l Iran. mais la ploblem arrive mon tour, lhomme derriere le comptoir parle un peu anglais et m explik kun visa pour liran, un vısa de tourisme, prend deux semaines avant de lobtenir et est ensuite valable 2 semaines dans le pays, un visa de transit lui est valable 5 jours et peut s obtenir rapidement au bout de 2 jours apres avoir remplis kk papiers et etre passe a la bank. jlui dis que c est ce qu il me fait car je ne me vois pas attendre 2 semaines a Erzurum mais quand il apprend que je compte aller au pakistan par la suite, il me dit qu il lui faut voir le visa du pakistan avant qu il ne puisse me donner celui de liran car il veut etre sur que je saurais capable de quitter l Iran et dentrer au Pakistan avant les 5 jours.

mais la ploblem ploblem lembassade du pakistan est a ankara, erzurum ankara plus de 1500 bornes, je dois retourner en arriere et commence a me rendre compte que je me suis precipite trop vite vers l Iran, jaurais mieux fait de mieux me renseigner avant, je ne fais que revenir la ou je suis deja passe avant avec le bus sauf que cette fois je suis en stop et c est bien mieux. Des ma sortie de l embassade je prend la route d Erzurum apres avoir fait un pti tour a linternet cafe. je ressors de l internet cafe avec une horde 5 jeunes lyceens excıtes ki me suivent, j vais macheter a bouffer ils essaient de me shourer ma bouffe mais je le remark et leur demandent de me la rendre.
aucun probleme ils me rendent tout finalment et mindique la direction. jme met au bord de la route et marche devant l entree d un tunnel ou la circulation est assez dense. je stoppe une jeep de l armee. Les deux jeunes militaires m avancent de qq kms vers la sortie de la ville ou il me sera bien plus facile delever lpouce. de la le stop marche pas trop et je decide de marcher, je longe les stations services et la route sur le cote. je tente d aller acheter du sucre dans une station pour me faire par la suit un petit cafe au rechaud dans la montagne , mais il n en ont pas dans l espece de petit magasin ke lon trouve dans toutes les stations services.

les types assis devant a boire le the et a fumer me dise de poser mon sac et de masseoir avec eux, il moffre 3 bonnes tasses de the, du sucre et des cigarettes et me voila repartis.
je marrette kk metres plus loin et machete une bierre dans un pti magasin ou les deux jeunes turcs assis trankilement a linterieur me propose egalement de masseoir et de boire ma biere avec eux.
je les quitte ,apres qu ils m ait confirme que jetais sur la bonne route. -gule gule arkadash! -gule gule! j ai la dalle, je rentre dans un petit bistro turque, la le temps s arrette et les 10 mecs assis me regardent tous, - euuh merhaba arkadashim! ( hello my friend!) merhaba me repondent il en se demandant d ou je sors et qu est cque jpeut bien faire la! cest tellement rare pour eux de voir des etrangers ici - euux iek mek? ( manger) iek mek here? Je demandeies iek mek ! un pti jeune prend le controle et m invite a masseoir avec eux la on fait connaissance et tout le monde dehors s empresse de rentrer pour se joindre a ma table ki commence a etre remplis et pour voir ce drole de petit etranger au sac a dos et o chapka orange.

il me paie 3 thes, je vais macheter a manger a l epicerie d a cote car en fait ici c est juste un cafe. le patron de l epicerie m offre du fromage avec du pain ke je vais ensuite manger dans le cafe. jarrive un peu pres a expliquer ma situation ki devient de plus en plus compliquer a expliquer aux gens vu ke personne ne parle anglais et pour expliquer que je suis un charpentier (marangoz) qui a quitte Paris pour aller en nouvellle caledonie par la route car il ne voulait pas prendre lavion ki lui ferait manquer et rater tout les pays qu il y a avant mais qui a eu un probleme a la frontiere iranienne et qui doit maitenant repartir vers ankara pour se prendre un visa et ensuite retrouner vers liran et le pakistan..
enfin bref c est pas evident mais le petit jeune a lair de comprendre. il est tres content de m avoir rencontre et en partant je sers la main a tout lmonde en les remerciant, ils me paient un dernier cafe et me souhaitent bonne route. le ptit jeune prend mon adresse msn et me demande de lui envoier des news regulierment pour voir comment je m en sors. je me sens pleinement heureux, rassasie et libre a ce moment la et continue a marcher le long de la route. je repense a kerouac qui dans les clochards celestes, ecrivait qu a un moment la sensation de liberte qu il eprouvait alors qu il etait sur la route etait tellement forte qu il s etais alors mis a marcher a contresens pour stopeer les voitures, a marcher sur la file qui va dans lautre direction, tel un moine errant ki se dirige vers nulle part et qui cherche juste a comprendre les gens et le sens de la vie.
je me sens dans le meme etat desprit.

Je rencontre ensuite des paysans ki me hele sur le cote entre leurs camions remplis de patates et de fruits. jleur explique ke je vais a erzurum , on rigole, on parle un peu, enfin je place les kk mots de turcs que je connais et je les quitte assez rapidement car jai envi d avancer et de reprendre le stop. la nuit va bientot tomber alors je dois me depecher. je commence a stopper apres avoir depasser cette longue file de camions charges a ras bord sur le cote et tout ces paysans ki me salue a mon passage.
Les gens ici aime le voyageur..un tracteur s arrette pour moi! un tracteur! putain javais fais du charette stop et la un tracteur! trop bon! je me cale derriere sur une sorte de petite plate forme ou les mecs accrochent leurs grosses remorque et cale mon sac tant bien ke mal qui plus tard a failli tomber et saccrocher aux grosees roues. heureusement je lai rattrape a temps et ai eviter par ce fait le broyage et l eventuel ecrasement de toute mes affaires sous ces grosses roue.
on doit faire du 10 km h mais je suis a a peine un metre de la route et ai une bonne impression de viteesse kan je regarde par terre. Le paisan au volant rigole et doit croire ke je suis fou, jlui demande en riigolant si il va pas a ankara et sil il peut pas memener. iok iok ! me repond il tourne 2 km plus loin vers son champ ou sa maison. accroche derriere mon tracteur je contemple le coucher de soleil au loin sur les montagnes. les nuages filtrent les rayons ceux ki les met en valeur et me donne l impression d etre dans un immense reve.. un immense reve qu est ce trip ou le temps ne m importe plus ou tout se melange, ou tout est en mouvement permanent, tou change, rien nest pareil, et je ne sais jamais de koi ma journnee du lendemanin sera faite.

Mais tout ca n a que peu dimportance !, je suis maitenant accroche a ce tracteur et le soleil venant se coucher deriiere les immenses montagnes me fait prendre conscience de la beaute du monde et de la nature. Dans les chmaps a cote, les bergers surveillent trankilement leurs troupeaux, allonge dans lherbe fumant une petite cigarette, derrıere des praırıes verdoyantes, les montagnes brıllent de mılle feux, les paysans rentrent des champs tous ensemble en marchant tranquıllement, les outls sur lepaule, apres une longue et dure journee de travail.

le tracteur lui longe paısıblement la route ou de temps a autres nous double les gros trucks drivers ki trace leurs route vers l ouest. jespere en attraper un avant la nuit alors ke le paisan me depose a une station service ou avant de me quitter ira demander aux 3 chauffeurs qui sont la sil ils vont par hasard a ankara. helas nan, ils vont dans la direction oppose. apres un petit lift par Nemet qui me paiera un bon repas et des cigarettes, jarrive a la tombe de la nuit dans une petite ville pas loin d Erzinjan. je passe la nuit dans un peti hotel pas cher ou le patron parle anglais et mexplique qu avant il travaillait a Bodrum, une petıte ville en bord de mer au sud de la Turquie, dans un grand hotel touristique. Ce soir la je dessine un peu, et reorganise encore mon sac.
Je commence a comprendre comment bıen repartır le poıd dedans pour que tu sentes moins la charge sur le dos, bıen l organıser, et regler convenablement les sangles.

Le lendemaın, apres une bonne nuıt recuperatrıce, je me reveille tot, une longue journnee de route m attend. je vaıs macheter qq gateaux et des barres de chocolats et quitte la ville a pied vers les montagnes.
Je fais connaisance avec un type qui etais assis sur le cote de la route et qui me propose de m enmener un peu plus loin a qq kms. Seulement, il mexplique qu il doit attendre une heure son collegue.
je ne sais pas si je vais attendre aussi longtemps mais m asseoit quand meme a cote de lui pour discuter un peu. Il est iranien et fais l aller retour entre istanbul et Tabriz en Iran. Au bout de 20 petites minutes le collegue arrive finalment, un petıt homme sympatıque a moustache. on fait un peu de route, (rahman le plus jeune sasseoit derriere sur la banquettte et me laisse la place passager, alors que javad le chauffeur conduit plein gaz entre les montagnes et trace vers louest.) On s arrette a une statıon servıce qqs kms plus loın apres qu ils aient croise sur la route un Iran collegue, un gros camion qui lui aussi se dirige vers Istanbul.

Les camıons se garent sur le parkıng a cote de la statıon. les collegues sont deja arrettes et finissent leur petit dejeuner derriere le camion. ils mivitent a manger avec eux, une bonne salade et une bonne omelette qui me fera office de petit dejuener.. ahhh mais c est trop bon! je repense a İbo et aux autres chauffeurs turques ki mont conduit auparavant juska istanbul et avec ki jai partage les memes repas de la meme facon sur le cote des camions assis sur les petits sieges en bois alors kils attendaient leur tour pour rentrer en bulgarie.. mais cetait il ya combien de temps? je sais plus 2 semaines ? un mois peut etre! peut importe!'
On reprend la route apres un bon the, qq cigarettes et un petit nettoyage du pare brıse au jet deau de la station. Mes deux chauffeurs me depose a l intersection des directions istanbul et ankara. ils remontent maitenant vers le nord. Tashakolmikonam! ( merci en farzi) le language iranien ils sont surprıs de m entendre parler leur langue, mais je leur explique que lorsque je me dirigeais vers la frontiere iranienne j ai rencontre deux iraninens qui mont appris kk mots sur le chemin, que javais pris soin de noter dans mon carnet. TOut sert!! me dis je, il faut tout noter, tout !

de ce point la j obtiendrais un long lift juska a Kaizeri, plus de 500 bornes par mustafa un chauffeur peu bavare mais tres genereux qui moffira un excellent repas a une station, me paiera au moin 10 thes et des petites patisseries.
İl est 1 heure du matin lorsqu il me depose sur le parking d une station service au milieu de la zone industrielle. je sais pas trop ou aller et je marche un peu au hasard vers les entrepots derriere. il faut ke je trouve un toit! il faut ke je trouve un toit! Apres quelques recherches infructueuses susceptibles de me procurer un toit ou je serais en securite et a labri , je trouve un entrepot de camions , enfın je crois que cest un entrepot de camıon. J avance dans la nuit noire et froide, au loin du petit brouillard, des chiens aboient, et les chats miaulent. les bruits de la nuit que tu peux trouver dans toute les grandes zones industrielles en bordure des grandes villes. Une grande echelle le long du haut mur recouvert de tole. Je l escalade et arrive directement sur un grand toit de tole, a plus de 15 metres en v a lenvers. je continue mon exploration pour essaier de trouver un coin ou je pourrais dormir assez confortablement sans meclater le dos le dos sur la tole, un endroit plat quoi!

Mon annee de charpente ressort et me sert, je saıs ou ıl faut marcher pour ne pas passer a travers les toles et faıre le grand saut.Je m avance ensuıte jusqu au rebord du toit de lautre cote d ou je peux apercevoir la station service. Une sorte de panneaux de protection en metal me cache et me couvre du vent. derriere vers le mur d un autre hangar un petit coin legerement incline d a peine un metre de large ou la tole sarrette pour laisser place a une sorte de beton un peu mou. cest un bon coin! c est bon nje dormirais la ce soir. je sors mon duvet, mon polaire, et de l eau de mon sac. mon polaire me servira de tapis de sol et ajoute un certain confort a la situation. je met mon gros pull en laine, et rentre dans mon duvet avec mes grosse chaussettes et mon bonnet.
Ahhh je suis biiiien..

Vagabond mystique,

Clochard celeste,

Ange cosmıque,

Errant des routes,

Maıs d ou sors tu

En plein mılıeu de la nuit

je me fume une cigarette et regarde la lune qui brille comme jamais ce soir la. des etoiles aussi mais pas enormement mais le ciel est clair, je ne pense pas qu il va pleuvoir. je prevois de me reveiller tot le lendemain matin et de quitter le toit avant que les mecs en bas commencent a bosser et me remarquent. Apres une nuit charge d etranges reves je me reveille vers 9 heure. merde il est tard, j entends des bruits en bas, ca risque detre tendu.. mais bon jprend quand meme mon temps pour ranger mes affaires et me fumer 2, 3 clopes.

jabandonne mon camp apres avoir inscrit sur le mur jean se a dormis ici ( 11/10/06). je retraverse le long toit de tole et me redirige vers la gande echelle. Dans lentrepot d a cote un mec s afferre a reparer son camion. jattends qu il disparaisse un instant avant de commencer ma descente. en bas des mecs tournent a droite a gauche mais semblent absorbesa par leur travail. je me lance donc et descends lechelle assez rapidement. je crois qu un mec me remarque alors que je suis arrive en bas mais je fains de ne pas le voir et me dirige vers la station service, les yeux encore un peu encrasse par la nuit.
Des mecs assis sur la droite fume une clope et ne semble pas me preter attention. tant mieux, pas de prise de tete. Je ressors de cette sorte d entrepot usine et vais acheter qq barres de chocolat et cereales a la station service de la veille. Je demande au vendeur ou se trouve la voie ferree. il me lindique 1 km derriere. yes!! de la jespere attraper un train de marchandise qui me menera directement juska ankara.. au moment ou je me dirge vers la voie ferree au milieu des champs et sous un soleil ecrasant, jentends le tchoooou tchooou du train. C en est un! mais je suis bien trop loin pour l avoir et je ne me vois pas courir avec mon gros sac. Y en aura dautres.. je continue le chemin a travers champ en revant au momment ou je courerais vers le train pour lattraper et minstaller sur une des nombreuses plates formes roulantes que forme un convoi. la voie ferree n est maitenant plus tres loin, les paysans aux alentours s afferent a leur tache et les champs et salades m entourent de tout les cotes.

Au loin les immenses, longues et arıde montagnes turques. je me crois perdu en plein desert et le bruit des voitures et autres camions seffacent de plus en plus pour ne laisser place qu au tintement des armatures de mon sac.

Clınk- clıınk-clıınk-clınk-- je marche, je marche sous ce soleıl de plomb.
Au loin une jeune femme sort de la serre, les mauvaıses herbes me grımpent jusqu au genoux, la grande lıgne devant..la grande lıgne..

Turquıe, Turquıe maıs ou m entraıne tu, qu est ce que je faıs la, vers quoı marche tu jean se ?
(tels sont mes pensees a ce moment)
Je dois etre maintenant a 500 metres de la longue voie ferre qui trace sa route entre les montagnes jusqu a Ankara, la capitale. devant moi un grand fosse ou croupis une eau un peu douteuse, je me vois pas traverser ca et n ai aucun idee de la profondeur. je regarde aux alentours aucun pont, aucun passage. naaaan! je suit la petite riviere pendant 200 metres jusqu a ce que jarrive a une route ou de la je traverse un pont et reprend la direction de la voıe ferree. Une petite usine sur la droite ou commence a aboyer un chien apres mavoir remarque. Rapidement dautres chiens sortent de derriere les fourres et commencent a aboyer et a me suivre. ahhh jaime pas les chiens putain! jaime pas les chiens' degagez sale cleps! ne pas montrer que tu as peur, le chien sent la peur et attaque je me repete, ils nont pas lair gentils du tout et je me vois deja me faire devorer par ces sales clebards enrages.
je vois deja dans le parisien lannonce du titre : un jeune autostoppeur francais a ete retrouve mort devore par des chiens alors qu il sappretait a saccrocher clandestinement a un train de marchandise a cote de la ville de kaizeri en Turquie.
Les autres chiens lachent rapidement laffaire mais un continue a me suivre il est a un metre derriere moi, je le sens, il le sent, je me vois courrir vers le poteau electrique devant moi et grimper en haut mais si je commence a courir il va courir et me mordre. enfin c est cke je me dis. il saprroche et grogne, je peux sentir sa bave couler sur le sol poussiereux. Je continue a marcher comme si jetais en pleine confiance, ce qui nest pas du tout le cas, en esperant qu il va bien finir par rebrousser chemin. jentends plus rien, je me retourne apres qq minutes.
ouf! il est parti. putain mais le vieux streeeeeess!

J arrive fınalement a la voie ferree et la longe, je cole mon oreille sur les rails dans l intnention d entendre les vibrations d un train susceptible darriver. je sais pas pourquoi je fais ca mais jai du voir ce truc dans un film ou un dessin anime! ca marche pas parce que jentends rien et qq instants apres un train arrive mais dans lautre direction. pourtant il nya kune seule ligne… c est peut etre pas la bonne voie ferree que je suis en train de suivre mais au loin japercois une sorte de gare, enfin une gare de marchandise pas une gare habituelle. je me dirige donc vers ce point tout en continuant a suivre la grande ligne. a droite au pied des montagnes, un camp militaire et des gardes un peu partout. je continue a marcher comme si je ne les voiyais pas mais lun deux mappelle et me fais signe de venir vers luı. je marche tranquillement vers eux , un brin de ble entre les dents, avec un grand sourire. Je sais pas pourquoi mais jai envi de rire. il tient une bonne mitraillette dans les mains et est coiffe dun beret incline dun angle avantageux. il me parle en turc, jcomprend pas et lui repond :

- euux merhaba arkadashim!
- merhaba.merhaba. *
-I dont speak turquish, do u speak english maybe?
entre temps les autres militaires arrivent attire par cette petite curiosite que je commence a former dans le camp. il commence a crieer : evraak! evraaak!
- what ?
-evrak passepooort! passepooort!
-oh passport yes, tamam ( ok)
je lui tends le passeport que je tire de la poche de ma veste. il lit a voie haute :

-jooohn sebastiaaan alexandeuul de joooo
- yes it s me :)
-where al u flom?
-fransa, paris.
-ahhh fraaaanssaa
crie il aux autres derriere qui rigolent tout en me regardant.
-and whel al u going?
-mmh i dont know im walking, jlui mime un mouvement de marche.
-here problem iou leave.
but u know what time train? tchou tchou? ticari train (traın marchandise)
il ne comprend pas et me fait signe de partir, il m interdit de longer la voie ferre et me dis que en train c est pas possible, il me conseille de faire du stop! je repars vers la route, me retourne, il me surveille et verifie que je m eloigne assesz du camp.

apres qq minutes de marche, je reprend discretement le chemin de la gare. A cote un gros champ de tir militaire et une grosse cloture en fil barbele. plus loin je passe a cote de grosses usines en pierre ou du purin degeule de partout. je trace mon chemin a travers les mouches et la puanteur et recupere une petite route qui mene vers la gare. de grosses usines autour et le bruit des machines. sur ma gauche des hommes assis a une table boivent le the, des fermiers, des paysans et des gamıns armes d outıl pour battre le foın.
Je leur demande par dessus le petit muret qui nous separent si ils savent a quel heure il y a un train de marchandise. enfin pour expliquer ca en turque c est pas evident, je suis devant eux a leur mimer un train tchoutchouu ticari train ticari train et a montrer ma montre dun air interrogateur. ils rigolent mais ne comprennet pas. cependant ils minvitent a masseoir et m aportent de suite une bonnee tasse de the bien chaud! javais trop soif ca tombe bien! rapidement tout les mecs arretent leur travail et viennet autour de moi, certaıns s assoient sur la grande table en bois et dautres restent debout.

J essaie de leur expliquer que jveux attraper un train de marchandise pour aller vers ankara ou je prendrais mes visas pour l iran le pakistan et l inde et leur montre la carte du monde.

-do iou speak english? me demande un bon vieux fermier
-iess! do iou?
- what is ioul name?
-mi name is sebastian! and iou?
-imnir!
je leur demande ensuite si je peux aller voir les betes. ils comprennent pas mais apres ke jai pousser un gros meeeuuuuuuuuh ils rigolent et m entrainent a linterieur du grand entrepot. la plus de 200 vaches toute alignees par rangees en train de boire et manger. les rayons du soleil passent a travers les toles du toit et les gamins qui soccupaient des vaches viennet me voir, rıgolent et me regarde avec curıosıte. -wouaahh a lot!! -guzzel? ( tu aimes)) -iess guzzel!

apres une autre tasse de the, je quitte mes nouveaux amis apres que tout lmonde m ait serre la main, des bonnes poignes fortes de travailleur. Un jeune me suit jusqu a la voie ferre, il me dit qu ici la vie est dure et qu il na pas dargent, alors kon marche sa tongue completement use par le temps et le travail craque. - monei iok- u see.. yes.. i see...zor.. zor( difficile)

Jlui offre un paquet de cigarette, on s asseois a cote de la petite gare de marchandise ou les hommes saffairent a charger les convois et decharger les contenaires.
les rails se divisent en plusieurs, ce qui me rassurent, et alors que lon discute je vois un train passer, mais il y a trop de monde autour. Nemet, le pti jeune, apres avoir compris mon plAn me dit qu il faut mieux prendre lautobus, que c est plus trankil est moin risque. on reprend la marche entre les wagons, je cours et attrape lechelle a larriere dun train a larret en lui hurlant :

-action!!!! guzzel!! otobus sleep guzzel iok! me sebastian deli! deli! sebastian! ( fou fou !)

İl aquıese,
-yes sebastian deli!

alors que lon se rasseoit kk metres plus loin un controleur ou une sorte de flic vient nous voir suivit de qq autres gars du rail. jleur demande a quel heure y a un train pour Ankara. le jeune gardien qui je crois a compris mon plan dattraper un train en route mexplique qu il y en a un a minuit. mais a til vraiment compris?
J ai tres peu dinformations et je nai pas envi de perdre une journee a attendre pour rien. je decide quand meme de tenter le coup et m imagine deja passer l apres midi a flaner et lire entre les collines en attendant le rapide qui memmenera vers Ankara. Nemet discute avec un autre type plus loin et je crois qu il lui explique quee ici les trains ne vont pas vers ankara, enfin c est ce que je crois comprendre apres lexplication de nemet,

Il me dis que je dois aller a la train station de Keizeri et que c est de la que partent les trains de marchandises vers Ankara. je sais pas trop koi faire, jai peut etre mal compris il a peut etre raison, il connait bien le coin. je decide de lecouter bien que cela me paraiisse bizarre. il mentraine vers la route, jlui fais ecouter un peu de musique avec mon lecteur mp3.
-u like?
-guzzel guzzel!
on continue a marcher et il eclipse discretement le lecteur dans sa poche croyant que je n ai rien vu et que je vai oublier de lui redemander. jlui laisse croire qq temps qu il a reussi son coup et lui reclame qq minutes plus tard. decu il me demande si je veux pas lui donnner
-iok i need my music man!!
on se retrouve sur la grande route ou le chauffeur m a depose 2 km derriere la veille. a droite la direction d Ankara. jferais peut etre mıeux de partir en stop la bas, c est un bon spot ici.. mais nan je ne peux mempecher de mimaginer filant a toute vitesse a travers la turquie cache sur le train, il faut ke jle fasse il faut ke jle faaaasse!! aaaaaaaaahil mentraine vers un autobus qui me ramene ensuite vers le centre. Dans le bus je rencontre un petit jeune qui apres avoir compris que jallais a la station et que je souhaitais s avoir ou marreter, decide de m y accompagner. alors qu l on marche dans les rues animes de la ville, il prend mon sac et veut absolument le porter, jinsiste pour le garder en lui disant qu il est lourd mais il persiste. jlui donne , ouah ca soulage quand meme! on discute, lui aussi est charpentier ce qui nous fait rire tout les 2. je me prend un kebab sur le chemin que je commence a manger dans la rue apres lui avoir demande si il n y avait pas de probleme pour manger dans la rue car ici je sais plus avec ce ramadan partout!

Il m entraıne vers la statıon de traın.
On entre.
Il porte toujours mon sac et sapprete a se dırıger vers le guıchet, ıl veut me prendre un tıcket.
İl commence a demander a quel heure part le prochaın train pour ankara, je lui tape du coude, il me regarde dun air interrogateur.

- man the thing is that i dont want a ticket, you know tichiri train?
Il comprend pas ce que je veux dıre se recule et va sasseoır sur un ptıt fauteuil metallique derriere.
Je recommence mon explication.
- can you please ask for me time , yas ( en turq) tıme ticiri train)ş because me money yok
jaı pas envie dessayer de maventurer dans une explicattion de pourquoi je veux prendre un train de marchandise en route donc je lui dıs ke jai pas dargent et que je compte juste minserer discretement dans un wagon.
İl commence a croire que je suis un dangereux fugitif et que je suis recherche par la police.
- do you ploblem poliiis?
- Nooo! Me ploblem yok!
- But can you ask time tıcırı train?

Il me faıt sıgne qu ıl ne comprend pas ce que je veux dıre.
Je lache laffaıre et ıl part assez rapidement.

-Im sorry ı go..
- ok techekurrederım my frıend thank you very much!

Je recharge mon sac sur les epaules et sors du petit hall de gare.
Je vais masseoir sur des bancs et observent les gars des chemins de fer bosser. Je termine mon kebab.
Un petit type coıffe dun beret sors de sous un train avec des gants et la tete noircie de cambouıs.
İl saute avec une agilite incroyable entre les wagons.
Clak! Un nouveau train de marchandise arrive lentement vers la gare. Il se precipite entre deux wagons, dessere une valve, la pression sort, le wagon se detache.

Je sors ma carte de turquıe de mon sac et essaie de voir si y figure les lignes de chemins de fer dessus.
J observe et memorise attentivement la ligne Kayzerie Ankara.
Je remarque qu elle se divise en deux un peu apres la sortie de Kayzerie, jaurais pas interet a me tromper et partir dans la mauvaise direction, je sors ma boussole, oriente la carte par rapport au nord magnetique et reperre le cap d Ankara, 350 nord west. Je l ecris sur ma main pour ne pas loublier.
Sı je me rends compte que le train par vers le mauvais cap je devrais sauter et essayer den rattraper un autre qui va dans la bonne direction.

Je vois un type en uniforme du rail marcher devant moi. Je le stop et lui demande a quel heure il ya un train de marchandise pour Ankara.
İl comprend pas et me dis daller prendre un billet au guıchet.

Maaaaaiiis naaaaann!
Je veux pas prendre de billet je veux juste masseoir a cote de la ligne, mon sac cale devant mes genoux, maccroupir derriere un fourre ou dans le fosse le long de la voie, attendre guetter le convoı quı arrive devant moi.
Ca yest il arrıve! Je cours je cours jusqua ce que jai un peu pres atteint la vitesse du train pour ne pas tomber lorsque je lattraperai, une echelle derrıer un wagon,, je vaıs assez vite, je lattrape, mes pıeds sont toujours au sol et je cours encore, je vais assez vite je saute et me voila sur le train en route pour ankara!

Enfin ca c est ce que je mimagine, je reve simplement de cette scene alors que je contiınue dobserver les cheminots avec leurs gants et leur berets safferer a cote des trains.

Si seulement je pouvais parler avec un de ces mecs la,.. ils doivent surement savoir comment attraper un train en route, quel est la meilleure technique, le meilleur endroit, ıls ont du faire ca un million de fois.
Maıs je peux pas, comment expliquer un truc pareil en turc?!

Je cale ma camera sur le cote de mon sac, que jaccroche aux sangles des poches laterales afin de pouvoir y avir acces rapidement pour pouvoir prendre des photos alors que je serais sur un convoi les cheveux au vent en route vers Ankara a crıer ma joie dexister au monde wouuuuuuuaaaaaaaa
Le paysage defıle, le soleıl se couche, le rapide file vers louest, tchooouuu tchooouuu je marche de wagon en wagon et cherche un bon spot pour me caler.
Tout ca c est les fılms que je me fais alors que je sers les sangles de mon sac fort, confiant et pret a sauter.
Je suis motive et decide.
Pret pret pret allez jy vais je marche jusqu au bout de la gare et saute sur les rails.
Les mecs sur le cote dechargent les wagons changent les aiguıllages et gueete les trains qui arrivent.

Je marche entre les grands trains et analysent comment et constıtue un convoi.
La cest pas possible dattraper, la c est pas mal, ya une echelle, jpourrais me deplacer par la suite sur le toit, la je peux lattraper aussi, cette plate forme la ahhhh mais ca doit etre trop booooooon!!
Je repars dans mes films et repense aux conseils que donnaıt kerouac pour attraper correctement un train en marche.
Je ressors meme de mon sac les clochards celestes et relis les passages attentıvement pour voir la meilleure facon de proceder.

Je m approche ensuite dun aiguilleur au loin occuper a tirer une barre de fer sur la voie.

- merhaba arkadashım! ( hello my friend!)
- Merhaba
- Mmh do you speak english?
- Noo! Me repond il
Je men doutais mais on sait jamais
Je recommence mon histoire de ticari train pour essayer de savoir a quel heure il yen a un qui part vers Ankara.

İl comprend pas non plus.

Ahah trop fort jinteromps mon hıstoire deux secondes, la je suıs a lınternet cafe ya 5,6 tos a cote 2 ont la moustache, je me sors une clope, jaı les doors, rıders on the storm dans les oreilles, labıence est pose, jsuıs dedans, donc je me sors une clope et lallume, qq ınstants apres, le tos en embuscade a cote de moı faıt de meme, lautre tos da cote pareıl, je vıens de provoquer une reactıon en chaıne de clopes kı se propage dans tout le cyber ! ahahah youuuuuuuuuuwwaaaaaa

Donc revenons a laiguilleur qui comprend pas.
Il comprend donc pas ce que je lui demande et mentraine en rigolant vers des collegues a lui plus loin.
Un ptıt groupe de 5,6 mecs discutent a cote des trains devant une sorte de bureaux ou ya encore dautres mecs a l interieur qui fument et boivent le traditionnel the.

L aiguilleur commence a gueuler des trucs en turc a tout les mecs.
Jreexplique enfin tente dexpliquer mon plan, je me mime meme en train de sauter et dattraper le train.

Un des mecs de la bande, en chemise, transpire, mattrape par lepaule et me fait signe de le suivre.
On avance le long des voıes.
İl mentraine jusqu a un petit chemin qui descend sur le cote.
En face une table en bois abritee du soleil par un petit porche en bois.
Assis 4 mecs discute et me regarde arriver.
Celui qui m a emmene jusqu a la me fait signe de masseoır et me tend un petit coussin.
Jvais encore me faire payer un the!

Qqs instant plus tard les autres types de tout a lheure arrive tous en bande, marchant a grand pas et rigolant.
İls sassoeient tous autour de la table et je me retrouve plonge au milieu d une grosse reuniıon de tout les gars du rail.
Tout les regards sont tournes vers moi, les mecs me braillent des trucs, se levent, tendent les bras vers le ciel.
İls doivent etre une vingtaine.
Jretente pour la enieme fois lexplication de mon plan, cours de nouveaux, imite un train, m accroupit par terre, fais style de guetter avec ma main en visiere pour me proteger du soleil, ca yest le train arrive, je commence a courir dans la cour a cote de la table, les mecs regardent attentivement, certains rigolent et dautres ont l air assez concentre.

Je saute soudainement sur le lampadaire comme sı cetaıt lechelle d un wagon et crıeeee. Yiiiiiiii!
Ca yest je crois qu ils ont comprıs parce que jentends des grands ahhhhh et des gros ahahhahah.

İl minvite a me rasseoir.
En fait nan ils ont pas compris parce que qq instants plus tard, un des types me tend un billet de 10 liras ( environ 3 euros) croyant que je n ai pas dargent pour me payer le ticket.
Maıs si j ai de largent mais je veux pas prendre de ticket putaiin!
Jcommence a croire que jarriverais jamais a attraper ce putain de train.

Jlui redone son billet mais il me le retend. Comment je pourrais accepter largent de ce brave homme qui a surement moins que moi et qui se tue au travail dans la poussiere et les trains a decharger toute la journee de gros sac de ciment ou toute autre sortes de chose?!

Je refuse mais il insiste tellement que jaccepte finalement son billet.
Je parviens tout de meme a obtenir d eux lheure du prochain train, il me l indique pour une heure du matin, mais je nai aucune ıdee si c est bien un train de marchandise ou un train banal de voyageur.

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^^